‹ Souvenirs de la Révolution et de l'empire (volume 2)Chapitre 31 sur 50 · II. ttiité l'arrête an pied de wa eei«u · texte numérisé non relu

II. ttiité l'arrête an pied de wa eei«u

lïebinil dini rarenïr, la juilice implici Éioque [a gloira coupable, Teore de tei illuiioni ;

iMoïkdMappiimi) touuulinr U p»i

PDILADBLPaSS. — SOCIÉTËS BECRATES DE L'ABMËE.. 105 créature légère, inconstante, mobile, qui paroissoit ne devoir exciter d'autres soupçon* que ceux- d'un père sage ou d'un mari déliant, et qui tenoit d'une main le fil des intrigues les plus v^nes, et de l'autre celui des conjurations les plus sérieuses. Malheureusement, je dois le re- ' dire souvent, j'ai contre moi la prévention du lecteur

El buinom e>t Toué, psrUoalnreciittèrï,

Toa bni IrioDiphaleur a soumit la daitio.

Le tempt l'aniDle atec ta glairs,

Et dérore en Fujant toc Tè^fl d'unnialLa.

Devut ose idate ippeilie,

Le mende eitla&d'étre ecchaïn^-

II faut, Napolâoo, que l'élite dea brHea Houle à L'échitaud de Slduey.

Lr NapoUone, destinée à être chantée à grand chœur dans les Unquelsdela locléli, avolt élémiseen musique par ud de ses membres les pluï anclena, H. Francis Dallarde, cité dèa-lore comme un de Qtie meilleurs chansonniers, et mille fois plue cher encore aux Pbiladclphes, par las qualité» de son cœur que par celles de son esprit. Je rappellerai un de ses couplets, improileé devant cinquante auditeurs, dont plus de quarante o^clers de divers régiments. Il donnera une Idte de l'esprit qui régnoit dans ces assemblées ; L'ode ou la chanson dont U estUré, est Intitulée : VAmitié.

An pallia dea nia Famitlé

Far la terrenc et pai lee armei I

Craina le poignard de les eaclavel) Ton corpa, par le roloan romi, Bouleia brÂld par laa Uies '.

n serolt Injuste, enfin, d'oublier parmi les poêles pblladeiphes Q"'il m'est permis de nommer, soit parce qu'Us n'eiistent plus, soll VMte qu'Us ont avoué leurs ouvrages, i l'époque même où leurs ou- 'l'agea paesolcnt pourdes crimes dignes de mart, l'infortuné Vllletaid l^ane, que la douleur a tué le jour du couronnement de Bonaparte, « que l'amitié regrette encore, (JVo(« <fe Hodier.)

188 BOCVENinS DE LA HËVOLUTION.

étranger à tous les fmts, et qui hésite à admettre un héros incoiHiu. Il faut quil me'suive dans le labyrinthe de cette histoire mystérieuse, et quil en ait parcouru tous les détours, avant de souscrire à mon entiioustasme, parce que l'approbation des honuues n'est presque jamais qu'en raison des résultats qu'on leiu* présente, et qu'ils n'accordent qu'une estime froide et muette aux talents qui n'ont pas éclaté. Jetons un dernier coup â'œil, au moins, sur l'extrémité de ce rayon de l'emfHre otise préparent, dans un sil^ice si profond, des événements si étranges, et nous irons rejoindre, dans les camps, l'homme étonnant qui lésa calculés.

— Censure â'Oudet. — Premier bol.

' République Béqiuinoise.

La république séquanoise étoit probablement le dernier espoir ou le pis-aller d'Oudet ; il devoit donc laisser dans sa capitale un noyau puissant, sur lequel il pût rétrograder en cas de besoin, s'il échouoit dans ses autres prétentions; il avoit d'ailleurs intérêt à s'assurer d'une certaine quantité d'hommes éclairés sur la discipline de l'ordre pour l'instruction des candidats nombreux qu'il alloit former ; enfin, il comptoit dans le berceau des Philadelphes quelques créatures dévouées, dont il pouvoit employer utilement l'esprit, le zèle et la main. lien fit, jusqu'à nouvel ordre, le quartier-général delà société, et il y présida lui-même à des assemblées des trois grades.

Comme je n'cù ces divers renseignements que d'après des papiers incomplets et des récits, qui ne peuvent manquer de vérité , mms qui manquent d'ordre et de précision, on n'attend pas que j'essaie de caractériser les pe^ sonnages accessoires dont le chef des Philadelphes avoil

PHILADCLPHES. — SOCIËlâS 8KCHÈTES HE l' ARMÉE. 167 jusqu'alors appuyé son audacieux système. Deux seulement me sont connus, et presque tous ont vécu obscurs jusqu'ici, par impuissance ou par choix. Certains même ont transgressé les principes de l'institution, pour se lier à la cause de la tyrannie, du moment où elle leur a offert un peu de sécurité, mds sans acheter ses &veurs par des délations criminelles. Le nom des Fhiladelphes seroit encore inconnu du pouvoir si je ne le portois jusqu'à lui, pour le reconmiander à l'estime et à la reconnoissance des âmes nobles. Cette société est peut-être, de toutes les sociétés qui ont eu réellement un secret, la seule dont le seicret n'ait jamais été promulgué qu'après qu'il étoit devenu nuUte ; et quand les secrets d'une société pareille deviennent inutiles, on smt qu'ils deviennent dangereux.

Le troisième grade reposolt en essence sur l'abnégation individuelle d'état. L'homme qui y étoit admis cessoit d'être autre chose, au moins quant à ceux de ces devoirs particuliers qui auroient contrarié les devoirs de UnstJtution. Il sortoit de la société générale' pour devenir l'instrument aveugle de la société spéciale à laquelle il s'étoit dévoué, et cet engagement étendoit son obligation bien au-delà de l'obligation de la vie. On ne crut pas pouvoir isoler le Philadetphe de ce grade par trop de moyens divers; et le seul de ces moyens que je puisse écrire fut l'abnégation de nom. H falloit un nouveau baptême pour un dévouement de sang.

Tous les noms fiirent choi^, soit à cette époque, soit à celles que je suis obligé de confondre avec elle, autant parce que je manque de documents exacts que parce que je verrois peu de nécessité à revenir sur ces matières, tous les noms, dis-je, furent déterminés d'après des données préalables et saillantes de caractère ou d'après la destination forcée à laquelle le récipîenddre se soumet* toit en adhérant aux règles terribles, qui devenoient son unique loi. rAinsi, un adepte habile et ferme qui pouvoit se saisir quelque temps d'une émeute populaire, et la

les B0UVEH1R9 DE LA RÊVOLCTION.

donner à l'institution, après l'avoir réduite à ses vues, fut nommé Marins. Un jeune homme turbulent, d'un esprit vif, d'une àme fougueuse, facile à se lier, à se répandre, à se communiquer à tout le monde, adroit à se faire aimer, reçutlenom d'Alcibiade. Spartacus, dont je parlerai quelfois, éloit le séide d'Oudet. Ses mœurs franches, rustiques et toutes républicamt:», le rendoient propres à effectuer le soulèvement desesclaves contre les maîtres. L'influence de ces noms étoit si puissante qu'elle s'étendoit visiblement sur la vie privée. Caton, Théniistocle et Cassius sont morts par le suicide comme leurs patrons.

Oudet n'étoit pas de ces hommes qui fussent obligés de se déguiser pour marcher au but. Sit ne s'étoit pas nommé le chef de la ligue séquanoise, on l'auroit forcé à prendre ce titre qu'il étoit seul capable de porter. Les Phîladetphes le saluèrent du nom de Philopœmen, nom sous lequel je le désignerai souvent désormais, parce qu'il prêtera une autorité de plus à mon récit, puisque la fortune injuste a voula que le nom de Philopœmen restât plus il- ■ lustre que celui d'Oudet. Cette cérémonie achevée, il prépara tout pour rejoindre leréf^ment qui venoit de lui étrâ accordé, et pour compléter sa grande entreprise. 11 ne partit point cependant sans en combiner les moindres moyens dans l'assemblée du grade suprême. Des voyageurs fiirent mandés dans les provinces voisines poury porter les premières initiations de l'ordre ; les grades inférieurs furent établis et communiqués. On créa des sociétés de Miqttelels dans les villes des Pyrénées, de Barbets dans celles des Âlpes, de Bandoliera dans le Jura, Is Suisse et la Savoie, et des Frères ô^etu dans les régpmenti; k commotion fut rapide et immense; et, ce quil y a d'étonnant, c'est qu'elle ne coûta, tout au plus, que quelques frais de voyage. Six mois n'étoient pas écoulés qu'un abîme étoit creusé sous le trône de Bonaparte, au moment où il paroissoit s'asseoir sur les bases les plus inébranlables. A. dater de ce jour, Ptûladelphie Ait presque toigourt

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fHILADELPHES. — SOCIÉTÉS SECRÈTES DE l'aUMÉE. t CO

OÙ étoit Phtlopœmen. L'institution continua à subsister dans sa première patrie, mais elle n'y fleurit point; et peut-être même elle s'y oublia à la longue. L'âge des grandes passions, des grands malheurs, des ennuis plus pénibles encore, qui flétrissent toutes les illusions de la vie, étoit arrivé pour quelques-uns de ses membres. D'wi- Ires s'endormirent dans les douceurs de la paix domestique ; d'autres furent msément distrmts du roman de leur jeunesse par l'éclat des places et des honneurs. Les premiers régiments qui lurent envoyés à Besançon, coomie au centre de l'ordre, pour y recueillir les lumières dont cette ville avoit été le foyer, y ranimèrent bien quelques étincelles de l'ancien enthousiasme; mais leur lueur fut, dit-on, si passagère, qu'elle se laissa tout au plus remarquer dès lors dans quelques rares circonstances que la suite des événements doit amener sous ma plume. Pbilopœmeny avoit cependant laissé quelques zélateurs lidèl es, et dont le nom revenoit souvent à sa mémoire; Tbémistocle, Publicola- Werther, dont la bouillant© activité et rintelligence romanesque enrichîssoient tous les jours la société de nouveaux adeptes, ou de candidats précieux; Spartacus enfin, qui, moins attaché à l'institution qu'à Philopcemen lui-même, se retrouvoit à tout moment sur ses pas, sans autre ambition que des services à rendre, ou des périls à counr pour la gloire de son maître.

Introduction de la société dans l'année. — Procèa d'Aréna. — Sonptoiu de Bonaparte. — Suicide de Ho^an. — InsUtuUon 4e la Lé^tu d'honneur empruntée luxPblladelplies.

Nous sommes arrivés au moment où l'institution slntroduiàt simultanément dans trois régiments de ligne, deux

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Ï70 SOirVBNIHS DE LA IIKVOLUTIO».

régiments d'infanterie légère, un régjment de dragons, et de ià dans toute l'armée. Quoique présent à quelquesunes de ces initiations, je n'ai ni l'intention ni le droit d'en rapporter les dét^is; mais la simple énonciation d'une tentative si hardie et si heureuse, suffit pour en Mie présimiep tous les résultats pos»bles, d'a[»ès ce que i'w dit de la hiérarchie de l'ordre et dû la souveraineté très-réelle de son chef. Qui croiroit qu'il s'agît de la conspiration la plus audacieuse, tramée sous les yeux les plus vigilants, dont les ramifications se sont étendues le plus loin, et ont subsisté le plus long-temps; et que son secret, si répandu qu'il étoit quelquefois devenu celui d'un corps tout entier, n'est jamais parvenu, au moins d'une manière bien lucide, au tyran qui avoit tant d'intérêt à le surprendre? Qui croiroit que la révélation de cette entreprise inouïe sera une chose nouvelle pour beaucoup de monde, même dans les corps respectables et généreux oit elle s'est formée, où elle a mûri, où elle a obtenu tous les dé- 1 veloppements dont elle étoit susceptible? Rien ne s'oppo- I soit, du moins, à ce qu'elle fût faite aujourd'hui ; je dévoile un mystère respecté depuis douze ans : mais je dois 1 répéter que ce mystère ne subsiste plus. Quel est le corps | de l'armée qui disâmule son affiliation à une société secrète de l'ordre maçonnique, et qui ne soufire pas que son j nom soit porté sur les états de cet ordre et sur ses calen- ] driers 1 Pourquoi la société des Phiiadelphes, qui a tant à se glorifier de sa destinât!*! et de ses services politiques, i ne feroit-elle pas le même aveu? Pourquoi seroit-on obligé | de cacher à l'histoire, que l'armée françoise, si grande, si renommée, si justement illustrée par ses vertus militaires, le fiit aussi par de hautes vertus politiques; qu'elle détesta de tout temps la tyrannie ; qu'elle seule en réprima les accroissements, quand la flatterie des ordres ! civils les plus libéraux par leur essence ne cessoit d'; applaudir, et que toutes les conspirations qui l'ont lentement ébranlée avoient été conçues au milieu de nos |

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PHIIADELPOSS. — BOatrbS SBCRftTBS DB L'ARHËB. 171

camps 1 Eh quoi 1 les pamphlets insolents de quelques frondeurs, les calomnies éhontées de quelques feuilles,' étrangères ipoient-elles attester à la postérité que l'année fut jainiùs un instrument passif de la gloire de Bonaparte, quand il ne faut qu'un mot pour les confondre 1 Et ce mot, me reprocheroit-on de l'avoir dit? L'armée entière n'a servi que la patrie et la gloire nationale. Si beaucoup de nos soldats se sont attachés à la cause du général qui les conduisoit, par cette communauté de périls, de succès, et surtout de revers, qui lie en dépit d'elles-mêmes, les âmes reconnoissantes et les âmes généreuses, ils n'ont pas tait abnégation, dans ce mouvement d'affection personnelle, des nobles sentiments qui caractérisent un cœur Ërançois : l'amour de la liberté et des droits légitimes n'ont cessé ide vivre dans leur pensée, et c'est parmi eux que se sont élevés les plus courageux défenseurs des causes justes et malheureuses ! Je n'ai pas besoin de les nommer maintenant, puisque leurs noms vont se succéder dans l'ordre de leur dévouement j m^s je ne sortirai pas de cette question sans rappeler que c'est encore k l'armée que te bienfait de la restauration est dil, puisqu'elle l'a appelée par ses vœux, secondée par ses efforts, par le concours des supérieurs, par le bon esprit des soldats, et qu'elle l'auroit opérée d'elle-même quelques jours plus tard, n n'y a pas un officier trançois qui en doute.

Ajouterai-je quelque chose encore! La brillante campagne des alliés, qui n'arien ôté à notre gloire intérieure, n'a fcùt qu'augmenter celle de quelques-uns de nos généraux. EIleaétédirigée,jusqu'àuncertainpoint,pardeui capitaines illustres qui ont honoré la France par leurs exploits, avant de contribuer à sa délivrance. Leurs noms planeront encore sur le grand événement auquel ils ont présidé; et si rien ne s'oppose à ce que l'avenir connaisse tous les ressorts du présent, l'avenir sausa quils étoient aussi Philadelphes.

le marche à tâtons dans l'histoire de Philadelphie aux

*7I BODTBKIBS DE LA BfiVOLmon.

trots premières années du siècle. Philopœmen créoît,; mais les ténèbres du chaos obscurcissent quelquefois son ouvrage, qui ne m'a d'ailleurs été connu que par des Técits particuliers. La conspiration malheureuse de l'adjudant-^uéralArena, qu'il avoitconnuè Alexandrie, pourroit s'y lier par quelques drconstances. L'ouvrage s^si entre les mains d'Arena et de ses coaccusés, et désigné dans leur procédure sous le titre du Turc et du mUitairt françois, étoit certainement de la plume de Philopœmen et ne pouvoit sortir que d'elle, si l'on en juge par celte chaleur de style et par cette audace d'images qn'ancun homme ne possédoit au même degré. Quoique la responsabilité de son immense entreprise exigeât la discrétion la plus stricte, il avoit été obligé d'admettre quelqu'un à cette confidence, et j'ai sur ce point remarquable l'affirmation de Spartacus. Cependant, j'ai peine à croire qu'il ut influé autrement sur une conjuration hasardée, dont les éléments et le but étoient d'ailleurs peu dignes de lui, quoiqu'elle ait ofTert quelques circonstances mémorables dans tes débats. Ce qu'il y a de positif, c'est qu'Arena, dont je n'ai jamais entendu dire que du bien, à l'exagération près de son républicanisme outré mais pur, recherchoit avec affectation les manières de Philopœmen, depuis leur renconhre en Piémont, et que c'étoit à l'aide de cette réflexion imparfaite qu'il avoit ébloui quelques esprits de la fausse espérance d'un succès impossible. On ne pourroit pas croire d'ailleurs que Philopœmen, occupé du projet qu'il a suivi jusqu'à la mort, eût perdu le long séjour qu'il fut obligé de faire à Paris pour les affaires du soixante-huitième régiment, sans en tourner les loiurs au grand objet de bonheur et d'utilité publique qui remplissoit exclusivement son fime. Cet espace est cependant peu rempli, soit dans le journal rapide et souvent illisible qu'il a laissé de ses^ principales opérations, soit par les traditions que ses amis en conservent. Sa vie étoit sombre, pensive, retirée, mus studieuse, Plntarque, cher à sa pre-

PHtLADELPHES. — SOCitttS SECHÈTES DE l'ARHÉE. 17|

mîère jeunesse, faiscHt encore le charme de ses joure et de ses nuits. Il aîmoit avec tant d'affection Montaigne et Charron, qu'il avoit détaché quelques feuillets de leurs livres pour les porter toujours avec lui. La littérature italienne lui devenoit tamilière, et il passoituna partie des heures à feuilleter Machiavel et Alfiéri,* ses auteurs de prédilection parmi les ultramontains. Enfin, il récupéroit des jours perdus en revenant sur son éducation ébauchée, et en se perfectionnant dans la connoissance de la langue latine. Il seroit remarquable, mais il est posùble, dans ndée que je me suis taite de son caractère, qu'il ait consacré deux ans de sa plus grande force à se refaire écolier, pour se rendre capable de supporter sa mission, dans toutes les hypothèses où elle pouvoit le placer.

Philopœmen vivoit alors très-simplement, et d'une manière qui auroit paru incompatible avec son caractère connu, s'il n'avoit pas eu réellement la secrète intention de faire une épreuve sur lui-même. Il passoit deux heures tous les soirs, quelquefois seul, quelquefois accompagné d'un ou deux officiers, et plus fréquemment avec Spartacus et moi, dans un café très-obscur, situé à l'angle de la rue des Harus, et qui étoit tenu à cette époque par un nommé Putode, que les visites assidues du bonhomme Merder avoient achalandé. C'est celui-ci qui m'entraîne dans cette digression, et qui me fournit une anecdote trësliée à mon sujet, dans lequel elle remplira un intervalle vide. Jam^s Philopœmen et Mercier ne s'étoient vus, et le second, que tout le monde connoissoit de nom, devoit ignorer tout-à-fdt le premier, qui se déroboit en quelque sorte à tout le monde. Nous causions de choses indifférentes, Spartacus et moi ; et Philopœmen, l'esprit fixé sur quelques grandes pensées, nous écoutoit sans nous entendre, quand Mercier entre, marche vers sa place habituelle, abaisse vers nous, par hasard, ses yeux vaguement contemplatif^, et les fixe sur'Oudet, qui le regardoit sans le voir. Il s'arrête; et, possédé '3e ce démon physiogno-

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