‹ Souvenirs de la Révolution et de l'EmpireChapitre 38 sur 66 · MAINVIELLE · texte numérisé non relu

MAINVIELLE

Allons, Fauchet, un peu d'indulgence pour la gaieté. Votre maître de Galilée prenoit plaisir à la joie des enfants* Nous ne rirons pas plus jeunes^ comme disoit ma pauvre mère, et il m'est avis que nous ne rirons pas plus vieux

de beaucoup.

FALCHET.

Que la paix du ciel descende sur toi^ cher Ducos^ avec les bénédictions que mon cœur te donne!

BRiSSOT.

Cela est Men ! Quelle pitié pouvons-nous attendre de la postérité, si nous en manquons pour nous-mêmes^ nous^

Digiii^ua by doogie

hélas ! qui nous sommes éfBxé& les uns par les autres dans la recherche du bonheur public ?

LAflODlCB.

Je me souvit iis ([lu* le sujet de ma dernière instructîoti au peuple fidèle de mon auditoire étoit le verset 22 du chapitre Y de saint Matthieu en son Évangile : Celui gui imuliera son frère^ ou qui lui adressera des paroles menaçantes, mérite d'être condamné dans le conseil. Heureux qui a mieux profité que moi de cet enseignement ! La fougue de Hiun earaeière ne \nv, iivroit que trop vite aux égaro- .,ments de la co!(Te et des passions, quoique je fusse porté par mes inclinations naturelles autant que par mon mînisfère à des sentiments tolérants et doux. Je vous priey Sillery, de vouloir bien oublier nos déplorables disputes (XXI).

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