‹ Souvenirs de la Révolution et de l'EmpireChapitre 40 sur 66 · A1IRA · texte numérisé non relu

A1IRA

Avec une épitapho de Simonide que j'ai deux ou trois raisons de croire apocryphe.

FOMFBiDB.

Le martyr qui va mourir aux autels de la liberté n'est jamais trop pur ni trop paré.

Sillery rajusta ses cheveux^ et releva les longs parements de son gilet blanc.

-r- Cet incident de la vie qu'on appelle la mort^ dit-il^i mérite à peine d'être pris en considération^ quand on a le bonheur d'y être convenablenieiit disposé par la foi ou par la ^ rrtu. Nous avons sur le reste des honunes le précieux avantage de l'attendre à une heure fixe. Inévitable, il faut le subir. Prématuré pour la plupart d'entre vous^ messieurs, il est consolant de penser que vous n'aviez aucun moyen honorable d'én retarder le moment.

DUCOS

Il y en avoit un. Pendant que nous étions en veine de décrets, et que nous en faisions à là journée, je regrette de n*avuir pas proposé Tindivisibilité de la tête et des vertèbres.

BOILBAU.

II y en avoit un autre : c'étoit de prêter la main à i œuvre de la Montagne^ qui a peut-être sauvé la patrie.

MAlffVlBLLE.

£t qui n 'a pas sauvé Boileau, Tingrate I Hélas 1 c'est une méprise.

BOILEAO.

Vous rappelez-vous la menaçante prophétie de Danton t « Le bronze qui doit former la statue de la liberté

« est en pleine fusion. Si nous manquons le moment de (f le couler, il nous dévorera tous ! »

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