‹ Souvenirs de la SicileChapitre 29 sur 33 · QUELQUES ARTISTES DE L'ANTIQUITÉ · texte numérisé non relu

QUELQUES ARTISTES DE L'ANTIQUITÉ

taUI ONT FLEURI EN SICILE.

UOIQUE les arts aient illustré la Sicile à plusieurs époques et que ses monumensen soient ies meilleures preuves, le temps ne nous a conservé les noms que d un petit nombre d artistes siciliens qui aient joui de quelque célébrité.

Dans le Vi.* siècle avant J. C. , vers Fan 560 , Périllus d'Agrigcnte, en société avec Doutas de Lacédémone, fondit le taureau oii Phalaris enfermait et faisait brider les malheureux dont il voulait se défaire.

Vers Fan 436 avant J. C, Démophile d'Himèré et Gorgasus introduisirent en Italie I art de la peinture: ils travaillèrent au temple de Cérès à Rome, et leurs peintures se conservèrent très-long-temps : le plus grand titre de Démophile à la célébrité est d avoir éré le mattre de Zeuxis.

Parmi les sculpteurs qui furent employés par Gëlon et Hiéron, on cite Micon de Syracuse, fils de Nicomaque. Phaax d*Agrigente travailla au char de Hiéron avecCalamis , Onatas et Calynthus, qui n étaient pas nés en Sicile^ mais dans f île d'Egine, d où était également originaire Glaucias qui avait fait le beau char de Gélon ; ce qui prouve qu'il n'y avait pas beaucoup d'artistes en Sicile, puisqu'alors on eut recours à ceux d'Égine. H est aussi question d'un Pythagore de Léontium , statuaire habile : mais le passage de Pline où il en est fait mention est très-obscur; il parait que les ouvrages que le naturaliste romain attribue à ce prétendu Pythagore de Leontium étaient de Pythagore de Rhegium, qui avait fait la statue de l'athlète Léontiscus*, qu'on trouve citée par Pausanias. La ressemblance des noms a pu causer cette méprise, Pline n'écrivant que d'après d'autres auteurs, et Pausanias ayant sur lui l'avantage d'avoir vu la statue et peutêtre aussi le nom qui pouvait y être inscrit.

Sous les successeurs d'Alexandre, les arts brillèrent de quelque éclat en Sicile; mais il ne paraît pas que cette période ait été de longue durée. Il n'est pas question d'artistes siciliens sous la domination de Hiéron II, qui régna paisiblement depuis 279 avant J. C. jusqu'en 312 ou 315. Marcellus, après la prise de Syracuse, fit enlever et transporter à Rome la plupart des tableaux et des statues qui décoraient cette

ville ; c est ce qui apprit a^x Romains à apprécier les chefs-d œuvre des beaux-arts, et ce qui leur en <k>nna le goût. Tite-Live fait observer que cette spoliation de la Sicile^ doii Ion avait emporté les statues des dieux et celles qui servaient à f embellissement des villes, ainsi que des maisons des particuliers, offrit un exemple dangereux , dont les conséquences devinrent ' funestes aux dieux et aux monumens de Renne, et même au temple que MarpeOus avait orné des dépouilles et des statues des dieux vaincus de la Sicile.

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