‹ Souvenirs de la Sicile, par m. le c. de ForbinChapitre 15 sur 26 · N^>TES · texte numérisé non relu

N^>TES

‘ Le lion de NéniM , ou Hercule , soit au r^pqs, soit combattant. — R. Minerve.

Une téte.de .Cérès- — R. Un épi. . '

{là).Pafre 85. Les médailles d’Agiigente représentent ordinairement : .

Un crabe ou un aigle. — R. La tête d' Apollon ou de Jupiter ou de Cérès. .• ^ ..

Un crabe. — fl. Un aigle seul, ou dévorant un poisson ou un lièvre. , \

Un aigle. — fl. Une Victoire. On croit que cette médaille a été frappée en l’honneur de Théron. Apollon. — fl. Un ü-cpied, où un aigle à deux têtes. Minerve. — fl. Une Victoire tenant.une palme. On croit que cette médaille fut faiteen l’honneur d'Exanète d'Agrigente, lorsqu'il remporta le prix de la coùrse. Une tête de Cérès. — fl. Un homme. . ' Les médailles du fleuve représentent ordi-

nairement une tête avec l’exei^e de ce nom. — fl.. Un aigle sur un chapiteau, et, à côté. un crabe.

Dans un grand nombre de médailles, où sc trouve un crabe ou .cancre , d y • a' divers objets qui sont figurés au-dessous, tels qu un petit lion, .une lamproie

ou une coquille, &c. &c. &c,

(16) Page 88, Houcl et M. Denon se sont trompés; les ouvertures faites au temple de la Concorde

No^BS. • • 263

(latent de l'époque du culte chrétien, où cette église fut dédiée à &n Grcgorio delle Rupe, év«hjue de . Giigenti. On peut aussi accuser de. (:et acte de barbarie , car tout cela . est . incertain , Beato Mattéi , évéque 'de Girgenti , (jui abattit entièrement l’autel antique en-‘162Ô. On croit donc que c’est lui qui " (it ouvrir les six portes, des parties latérales. Prescjue tous les voyageurs en 'ont mis le mauvais effet sur le compte du premier architecte du temple. On lit audessus de l’architrave orientale la même inscription (jue celle qui seirouyesur le temple de Ségeste' : *

PEBDINA.NDI REGIS AVGVSTISSIMl ■

* » ' * PROVIDENTIA RESTITVIT

ANNO MDCCLXXXV'ni. ’ '

On pèut remarquer que le luxe de ce souvenir a coûté prevue 'aussi cher que la réparation tout entière.

• * ( * 7) 10.3. .Les médailles de Li ville ou du

fleuve Gela représentent ordinairement :

Le Minotaure. — R. Une tête d'homme ou d’Herçule.*

Le demi-Minotâ^re;— r A. Un cheval seul, ou un bige attelé, ou un .guerrier à cheval tenant un javelot. . .

(18) Page ///. J’ai pensé qu'on lirait avec plaisir

266 NO'XES.

ua extrait traduit de fouvrage de d'Orvilie' sur la f SicHe! On y trouvera l’opinion de ceteuteür, énoncée même un peu longuement , selon son usage , mais avec la bonne foi qui le caractérise, sur les découvertes d'ossemens de géans dont on entretient sans cesse la curiosité des étrangers. -

« Des écrivains^ presque tous siciliens , parient de » tuuibeaux et d’ossemens de géans qui existent sur- » tout dans les |)ortstle cette île. Les Siciliens ajoutent » encore foi aces rêveries. Plein du désir d’acqué- A rir quelque certitude sur un point si merveilleux , » |c rc^olus de‘ mettre tous mes soins à découvrir •' quelque part des restes de ces.enfans de ia Terre, » pour me convaincre qu’il en a existé en Sicile ou » ailleurs : je n’ai rien pu trouver; mes recherches » les plus soigneuses, les plus constantes, ont été >• vaines. .\pri*s avoir tout considéré, il ma semblé » qu’on devait mettre au rang des, fables ce que les » auteurs ont écrit et ce que Ton nous dit sur cette » race prodfgietise tj’hommes.' En 'effet, j’ai vu un » grand nombre d’os ,çt de côtes de- grands poissons, » de baleines et cTautres animaux , qui étaient conser.- » vés ici , et que le vulgaire, dans son ignorance, « prend pour des ossemens de géans.

» La moindre instruction suffirait pour démontrer » l'absurdité de ceS routes populaires. s

n Ces vastes tombeaux, ces «iverncs creusées dans

, », les rochers , étaient presque toujours disposés pour » recevoir plusieurs cadavres. Ces sarcophagës, plus » grands que ie arorps humain , comme on en a trouvé » par-tout, uetaient pas destinés à un ^ul homme.

» li a pu y avoir, etf il. y a eu en effet, divers motifs » pour que des ’ cercueils . excédassent de, quelques » pieds la stature liumaine. Souvent un vain ol^ueii. » a donné liep à la grandeur énorme des tomI>eaux.^ U On a décerné a'ux princes, aux rois, aux empereurs,

» même après leur mort, une demeure plus spacieuse » que ne l’exige la mesure du corps humain. 11 est à » reman|uer qifon avait aussi la coutume d’ensevelir » quelquefois ]>lusieurs objets ensemble ; ce qui oLli- » geait à donner au sarcophage une plus grande dimenn sion. Dans des temps plus Reculés i naguère parmi i> nous, et encore aujourd’hui cheK quelques peuples, » on a vu des animaux, sur-tout des chevaux , ensevelis » avec des hommes ;‘ce qui nécessitait des tombeaux *> plus vastes. Je puis invoquer, à ce' sujet, untémoi- » gnage irrécusable. On trouva à Utrecht, l’an 1555 » ^e J. C. , dans'une église consacrée à la Sainte Vierge,’ » le tombeau de Gssbert seigneur de Goye , qui avait » été enseyeli avec scs armes et son cheval , ainsi que » l’attestaient des restes d’armes et d’ossemens de » cheval. Ce fait , bien constaté , m’a été de nouveau » affirmé par .Pierre Vlaming , auteur d’un poème » flamand. L’exemple ci-tlessiis et ’d’autc<*s semblables

,0 répôndent à tout ce qui b été dit sur ia vaste dimen- » ston de quelques tombeaux^ et à ce qu’on a pu en in- » férer. Ces contes sur les gëans , ayant été rejetés par » des Siciliens mêmes , et, entre autres, par Caraun sius, ne doivent pas paraître, mériter que nous per- « dions beaucoup de temps à les réftiter. Cependant , » comme ii^est difficile d’elTacer les idées superstin tieuses quand ëiies se sont. emparées des esprits, et « que des gens éclairés ne repoussent pas le merveil- » leux, lorsqu’il est présenté par des auteurs tels que » Fazelli, qui se’ porte souvent pour témoin oculaire , » ce sera lui que j’essaierai de combattre. Je laisserai » volontiers, et sans peine, à Thomas Fazelli sa répu- » tation tout entière d’homme intègre, et je le récon- » naîtrai pour un écrivain qui chérit la vérité : mais,- M soit la faute du siècle ,. qui se ressentait encore des >1 ténèbres de la barbarie , soit erreur d’un esprit trop n ffiible , il me %ra facile, par une foule cfarguniens , » de démontrer au lecteur impartial et éclairé, que » Fazelli eut lui-même la crédulité la pitis supers- » titieuse. Je n’en veux pour preuve ^e les récits Be » cet auteur au sujet du fleuve A 4 phée , de la fontaine » AréthuM , des*^ enchantemens des dénions , et des » miracles de S. Philippe d’Ai^re. • Je . pa^ sous » silence ces 'contes , qui finiraient par donner de » l’humeur; mais je n’en veux- pas prendre, lorsqu’il w |iarle de la fécoudité d’une femme d’Agrigente, mère

• NOTES". 2fi0

» de soixante-dix enfans 'en’ trente couches : cela ne • . • *

» ressemble-t-il pas un peu trop à l'Iustoirc des trois

» cent soixanté-qtiatre enfans de Marguerite comtesse

» de Hennebei^ ? • . .

» Ejcaminoiis de' plus près ses conjectures siir les >• géansi Pour en faire des ' habitans de la Sicile ^ il » prend ses exemples dans l'antiquité la plus reculée.

" Il II remonte jusqu'aux temps fabuleux et place au » nombre 'dés vérités incontestables les soixante-dix » coudées du cadavre d'Antée : cependant HylluSy fils w d'Hercule , surpassait Aritée , ■ ' j • ,

• Quanttim Icnla soient inter viburna cupressi. •

■ ' • (Virg. Eclog. I, T. 30. )

» Philostrate (Herotc. p. 671) rapporte et Rtzelli » croit que le cadavre d'Hyllos , . de neuf arpens de » hauteur, repose en Phrygie. Or, comme l'arpent » contient cent vingt pieds, voilà donc un squelette « de mille quatre-vingts pieds. Il serait presque ^1 , » pour la dimension , à cet Og sur lequel les mbbin.<r » ont raconté tant^de fables , et dans le crâne duquel |^on assure qu'un chasseur erra pendant trois jours » et ne trouva une issue qu'avec peine. La crédulité » de Philostrate n'e^cuee point Fazelli. Le premier >' pourrait être ou expliqué ou excusé, parce qu’il ne • » dit pas neuf'aryiens , mais neuf orgifies: et une or- ” signifie la mesirrede deux brassées ou

>> de deux pas. Ainsi , selon lui^ ta taille d’Hyllus étifit ^

» seulement de dix-huit pieds. ' ' .

». Revenons aux géàns de la Sicile., Fazelli dit t^u'il » est prouvé pour . quiconque n’est ni intense ni « aveugle y qu'il est dans la nature des choses que.

» des géans aient habité la Sicile. Il ajoute : En » 1343, la çuriosité des hahitajis de la ville d’Eryx,

» excitée parles técits de quelques individus, leur ’* ' » Jil prendre les armes et màrçher à une caverne H ilu mont Erijx. Ils y trouvèrent un cadavre hti- « main d'une très-grande stature ^assis i s’appuyant » de la main gauche sur un bâton' semblable à un » mât de navire. A peine touchée , l’enveloppe du D bâton se réduisit en poussière^; elle cachait une •I massue de plomb. Le endaure tomba également V en poussière, à l’ exception de trois dents d’une » grandeur, étonnante et de la, partie antérieure » ilu crâne, dont la contenance était de quelques » mtiids siciliens. L'opinion des savans' fut que » ce cadavre était celui d’Eryx , et la .caverne » porte encore le nom de ce géant. Ces dents mo- » laires se voyaient de mon tempi dans - l’église » de l’Annonciation , suspendues pair un fil de fer » aux pieds d’un crucifx plus tard, les habitans » en firent hommage au pape. ■

» On doit regretter la massue de plomb ; les ahti- » (juaires auraient (aciiement établi la vérité, du fait

V d’après la nature du inctai. Mais, cuiiune un a sans » doute bientôt fondu ccUe ina^ue et que ies dents » ont disparu, on peut douter de ia vérité d'un bit » bien antérieur au temps où 'écrivait FazelU.

X Jean Bocace ( Genea/. deor. lib. IV, cap. 68 ) , » qui vivait dans un temps plus rapproché de cette » époque, raconte la même chose. Il affirme de plus que X la hauteur du géant était de deux cents coudées.

» Je me permettrai d’élever quelques doutes sur le » sentiment de ces érudits , qui veulent qu’Eryx ait été » enseveli dans ces lieux. Je n’aurai point égard a ce n mode nouveau de sépulture qui présente un homme » asskr et tenant dans sa main droite une massue; » mais je les prie dé lire avec moi Vii^ile , à l’endroit ■I où il raconte comment Entefle; disciple d’Éryx dans X lé pugilat, refusant de combattre à causé de sa vieH- X lesse', jette néanmoins sur V arène deux cestes « tl' ntl' poids énorme, dont Eryx avait coutume » de se servir dans tes rbmbats, Celui qui devait X combattre avec EnteUe, Darès , s’étonne plus que. » tous les autres et refuse ces armes ; mais alors X Ëntelle tout glorieux dit : C’est 'avec ces deux X cestes qu Eryx se mesura avec le grand Alcide, » et je m^en servis moi-même. Si Entelle s’était X servi des cestès d’Éryx , leurs <;orps auraient pu être » k peu de chose près de fa même proportion : mais il X n’en fut point ainsi ; car le Jils d'Anchise apjwrtu

» des cestes .égaux et Us attacha aux tnaitis de tous « Us deux. Â moins qa’on ne veuHie placer Darès » au' raqg des gëaos, il n'est pas possible que son » adversaire et lui se soient Servis de. cestes «gaùx. » Entelle était plus grand : mais , selon le récit de « Virgile, U ne surpassait pas de beaucoup les autres » par sa force. On rapporte que cet Éryx combattit » avec Hercule ; mais. .le même poète fait entendre U que les armes du demMieu étaient aussi les. plus » pesantes. - >

n' A en juger par. les récits des poètes et les pro- » ductions des statuaires, il ne parait pas qu’Hercale Il fût d’une force et d'une taille extraordinaires, à moins » qu’OmpIiale ne fût aussi'li’une steture gigantesque. Il Si nous admettions qu’Hercule fût un géant, com- » ment aurait-il pu ajuster à son armure la peau'du Il lion de Némt^, à moins qu’il n’y ait eu auisi des H géans parmi les lions ? Dan.s quels labyrinthes sc n jettent les défenseurs de la race des géans !..• - » Mais passons aux. autres traditions de F.'uelli ; » car celle du géant du mont Ervx.a paru fabuleuse, n meme au savant Jérôme Maggi , qui néanmoins B -s’eirprce de proirv'er qu’il a existé des .géans.

« cell. sive.V/ir.'Lect. lib. l, cap. 4,.) " • . • . .

' » Voici lésecond témoignage de Fazélli ; L’an iô^ü, .» U btnùt se répandit à Mttzarino fpi’oti avait trouve Il un cadavre d’environ vingt ,coudécst Le corn le

V 'notes, '■ il 3

» Braccio-forle tt sa femme Emilie demèur 'ereril » interdits a -là vue d’un cadavre' prodigieux et » d’jtne tête. de la grosseur ^ d’ un tonneau. A cet » aspect , Emilie , saisie d'horreur et, presque mou-

• rante , avorta. Des gens maladroits ayant ensuite » touche trop rudement le cadavre ^il s'ènalla tout-

• à-coup en poussière ; on ne conserva que 'les » dents, chaciine'du poids de cinq onces. Cehii-ri n n’a donc plus deux cent$ coudées et des dentâ de

. » cenf onces. Comtnent assigner la cause d’une telle » disproportion dans la ' structure de cette race de » géans? A la vérité,- c’est apri-s un intervalle de trente >1 ans, c'est4-dire, en l'année 1 546, que cette histoire * » a été racontée à^azellî'jfprès de Calta Nisetta, par » Antoine de Muncade , comte d'Adrani , ou plutôt » par sa soeur Emilie. Il faut donc. s’en rapporter au » dire d’une femme .- et ne pourrait-on pas la sôup- » çonner de’ faibletee' et de superstition ?-Une pein- » ture«èxécutée dans la" maison d’Emilie rappelait cette » êtraïige circonstance de sa vie.

, • » Faaelli rapporte, en rii&ème lieu, que, tous les «jours, à Milazzo, entré Lentini^ et Syracuse,

» on retire des tombeaux une quantité de grands >> ossemens. Mars ces os ont sans doute appartenu à M des animaux , et ces sépulcres ont été autrefois des » carrières qui peut-être', dans la suite, furent em-^'- » ployées à la sépulture des moits. J’ai fait vainement, ’

» à ce 8a|eti sur ies lieux ihéiiies ies recherches les » plus suivies' et les plus exactes. Oii peut s’étonner >> que ces restes singüliers' n’aient pas été découverts » par lés Romains, et qu’ils aient attendu, pour^e » mmitrer, un temps d’ignorance et de crédulité. II » est étrange aussi qti’avec le prt^ès des lumières ces i> découvertes et- ces conjectures se soient évanouies. • » Des habitans dffifccara et de Païenne n’attestent «pas seuls un quatrième .exemple de Fa7.elli, qui, » entre autres raretés, possédait dans sa collection une » omoplate monstnteusc : mais était-il assez versé dans >> l’ostéologie pour distinguer une épaule' humaine » de celle des animaux, tels que le bœuf et le cheval?

» N’a-t-on pas reconnu que de grosses tètes, attri- » buées par le vulgaire k deS ^éans ^ avaient appartenu » à des nains? B. S.- Albin j qùepersonne n’égaie dans »la connaissance du cotps humain , nous en fournit » des exemples 'dans V Index dè là" collection anato- » mique léguée par Rau à l’université de Leÿd* (a).

O Le cinquième témoignage a été ainsi cotisigné : » En r année iS47 , Paolo de Lentini. trouva par «■hasard, dans un champ de Palermè , un cadavre » humain qui ojffrait la grandeur et la masse d’un

(a) Ofi ronacrvc au musce de Marseille un crâne d'une grosseur nionslrucusc , relu! d’un nomme tiurilimi , qui avait e’te' iiolaire dans cette ville , et qui y mourut ilya'environ quatre-vingts ans.

» corps de géant i sa hauteur était de dix-huit coti- » dées; tous les membres étaient détachés'. Paolo les » aijatif touchés. avec trop peu de précuuiiou , tous ,

» excepté la mâchoire , tombèrent en poussière. De » sorte qu’il , n’est rien resté de cett^prétendue décuu- » verte, dont on fil grand bmit à cette éjioque.

• «Mais il nous iinporte de. connaître ce que .Mario . n Valguarnera , Sicilien ,'a pensé -et pubkë J Antiq. >

» Panorm. p. 2^19 ) sur ce récit de Fazelii. SU n’est » pas tout-à-fait exempt de superstition , il est du » moitis plus raisonnable, 'Ainsi donc, après avoir » dit qu’il a rempli dans un antre quatre mouchoirs » d’ossemens de géans , il ajoute : Quoique cet antre H soit par-tout tellement 'couvert d’os dé géans , n,quon pourrait sans beaucoup de peine en rajt- ' » porter chez soi taie très-grande quantité, cepcn- » dant la vétusté du sol et rhvmidilé que lui ont >1 fait contracter les .eaux qui' y filtrent de tontes » parts, ont usé et consumé ces ossemens au point » qu’ils 'se pulvérisent au moindre attouchement ; i de plus , ils sont si fortement liés avec la terre ,

» qu’on ne peut les obtenir que par portions et avec la terre elle-nwmci n C’est ainsi qu’il n’est pas rare de rencontrer dans n les cabinets des Naturalistes dés os d’homme et de » bétes,. non -seulement adhérens à de l’argile, mais » entourés souvent de cailloux. ‘

» C'eat pourqttài je ne saurais comprendre corna ment, du temps df FazelU \ cent ■ cinquante ans » avant), ce cadavre de géant qui. n'était renfermé n dans aucun monument particulier, s’ est trouvé a assei bien conservé pour pouvoir être mesuré. a ^Assurément , dès qu'ûn os s’est offert à nos yeux , a nous nations épargné aucun soin pour l’obtenir a entier, D’etprès.cela, je suis persuadé que FazelU a n’a pas mesuré ce cadavre, et que c’est seulement a pttr les deux dents molaires qu’il en n présumé « la longueur. Mais o^i a vu clairement plus haut ce a qu’on peut statuer d'après une semblable conjecture.

a Je m'étonne néanmoins qu’après avoir trouvé sur a le sol même de son pays ce témoignage trompeur de B FexUtence des géans , Yaiguamera , que la profona deur de son jugement et de son*érudition distingue à particulièrement parmi les auteurs qui ont écrit sur a la Sicile , ait pu rapporter des choses aussi peu dignes a de foL ■ •

a Ajoutons encore quelquès témoignages dé Fazelli : a L’an 1548, George Adomo de Gènes; étant sorti a de Syracuse à la tête de quelques hommes armés , « entra dans une caverne pour y chercher des mé- « dailUs d’or antiques. Ayant forcé f entrée de cette «grotte, il ^descendit et pénétra dans un antre B profond , où il découvrit uti eltdavre humqin de « vingt coudées. •

. » Mais, si des médailles ont été trouvées dans ces

iî cavernes, ne doit-on pas penser que, du temps des n Grecs et des Humains^ ces lieux étaient destinés aux » sépultures? Il exisle*en effet aujourd’hui, aux envi- » rons de Syracuse et près du faut)ourg ‘d’Achradine , » un grand nombre de catacombes très-spacieuses , » que j’ai parcourues après bien d’autres observateurs. » Fazelli ajoute enfin que presque tout le corps se » réduisit en cendres. , *

» Le reste de son récit ne fournit pas des' preuves » plus convaincantes que tout ce que j’ai cité jusqu’à » ce moment. Mais, pour revenir à cette caverne, c’é- » tait sans doute une de ces catacombes dont l’entrée, n -la profondeur, et même toute la voûte, sont ordi- « nairement taillées dans le rôc. D’aHleurs ,*»îl ne. dit » rien sur la largeur et la hauteur des marches de i'es- » calier, et l’on aurait pu tirée de ces mesures des argu- » mens plus solides que ceux que présentent quelques » dents ou des fragmens incomplets.

>> Apres la mort du gouverneur de la citadelle de » Calatajimi, en, 1550, des paysans qui creusaient » son tombeau , aperçurênt un coffre contenant un Il cadavre humain d’environ vingt-deux coudées.

n Ainsi ce géant, aurait eu trente-trois pieds de n hauteur; ce qui ne m’étonne pas beaucoup, puisque » nous en avons déjà rencontré de bien plus extraor- » dinaires : mais ce qui est tout>à-fait digne de re

» niarquc /' c’est que fit race antique- des Cyclojies , .

» premiers habitans de la Sicile, ait enfermé ses morts » dans des coll'res, tandis que, suivant Homère, Poly- ». phéme se contentait.-, de soA vivant ^ d'habiter un^

» antre de l’Etna. .

» Lfs paysans brisèftnt ces ossemens , dont on ne » trouve pas plus de trace que des autres découvertes r. de la même nature.

» Une semblabfb recherche date de l’année 15&2.

» Des niaçons depouvrirent par hasard plusieurs » tombeaux de géans, renfermés dans dos pierres » de taille ; ils y trouvèrent des cadavres dont la y< plupart étaient d'une hauteur de plus de huit » coudées. ' ' . •

» Nous ne savons pas ce que devint cette précieuse . » découvertè. Mais je m’aiiête , et je crois avoir assez » prouvé que les assertions de Fazeili et de Valguai^

» nera ne sont appuyées sur aucun fait positif. *

Il Après tant de recherches, tant de découvertes, n qui eurent de si nombreux témoins, il n’est pas’

» reste la moindre preuve visible de tout ce qu’ils ont » pu dire; et je pense qu’il faUt' mettre au rang des » (ables ce que les autres auteurs ont pu écrire sur ces » premiers habitans de la Sicile. »

(19) Page H3. Les médailles de Lentini représentent ordinain inent ï ' • • .

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