QUI ONT FLEURI EN SICILE
Q U O I Q U E les arts aient illustré la Sicile h plusieurs époques et que ses monumcnsen soient les meilleures preuves, le temps ne nous a conservé les noms que d’un petit nombre d’artistes siciliens qui aient joui de quelque célébrité.
Dans le VI.' siècle avant J. C. , vers l’an 560, Pé- ^ . rillus d’Agrigente, en société avec Dontas de Lacédémone, fondit le taureau où Phalaris enfermait et faisait brûler les malheureux dont il voulait se défaire.
* Vers Fan 430 avant J. C., DémophHe d’Himère ‘ et.,.Gorgasus introdukirent en Italie l’art de la peinturé; ils travaillèrent au temple de Cérès à Rome, et leurs peintures se conservèrent très-long-temps : le plus grand titre deDémophile à la célébrité est d’avoir été le maître de Zrcuxis.
Parmi les sculpteurs qui furent employés par Gélon et Hiéron , on cite Micon de Syracuse , fils de Nicçmaque. Phseax d’Agrigente travailla au char de Hiéron avec Calamis , Onatas et Câlynthus , qui n’étaient pas nés en Sicile, mais dans file d’Égine, d’où était paiement originaire Glaucias qui avait fait le beau char de Gélon ; ce qui prouve qu’il n’y . avait pas beaucoup d’artistes en Sicile, puisqu’alors on eut recours à ceux d'Egine. Il est aussi question d’un Pythagore de Leontium , statuaire habile : mais le passage 6e Pline où il en est fait mention est très-obscur ; il parait que les ouvrages que le naturaliste romain attribue h ce prétendu Pythagore de Leontium étaient de Pythagore de Rhegtum, qui avait fait la statue de l’athlète Léontiscus , qu’on trouve citée par Pausanias. La ressemblance des noms a pu causer cette méprise, Pline \ n’écrivant que d’après d’autres auteurs, et Pausanias ayant sur lui l’avantage d’avoir vu la statue et peutêtre aussi le nom qui pouvait y être in^rit.
Sousles successeurs d’Alexandre , les arts brûlèrent de quelque éclat en Sicile; mais il ne parait p^'que cette période ait été de longue durée. Il n’est pasquestion d’artistes siciliens sous la domination de Hiéron II, qui régpa paisiblement depuis 279 avant J. C. jusqu’en 312 ou 315. Marcellus, après la prise de Syracuse , fit enlever et transporter à Rome la plu- |nrt des tableaux et des statues qui décoraient cette
ville ^ c'est ce qui apprit aux Romains à apprécier les . cbefs-d’œuvire des beaux-arts , et ce qui leur en donna le goût. Tite-Live fait observer que cette, spoliation
I ' de la Sicile, d'où l'on avait emporté les statues des