MARIN
P. 2, dans un manuscrit.... —
Les Mémoires de rTAubigné n’ont été imprimés pour la première fois qu'en 1720, dans un recueil édité par le Ducliat (Cologne, chez Pierre Marteau, 3 vol in-8).
D’Aubigné, dans la préface adressée à ses enfans, leur avoit défendu d’en avoir plus de deux copies : cependant, le dernier éditeur des Mémoires, M. Ludovic Lalanne, en a pu compter jusqu’à six, rien que dans les bibliothèques publiques de Paris. L’impression en avoit été commencée lors de la paix de Ryswick (1G97); madame de Maintenon parvint, dit-on, à l’arrêter. Le manuscrit que madame de Caylus dit avoir vu, n’étoit point de la main de d’Aubigné ; c’éioit une copie très-fidèle possédée par madame de Maintenon. C’est évidemment celui qui se trouve encore aujourd’hui à la bibliothèque du Louvre et dont M. Ludovic Lalanne s’est servi pour rectifier le texte, altéré par les précédens éditeurs. — Le manuscrit original des Mémoires de tT dubigné est à Genève et appartient à M. le colonel Tronchin.
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P. 4, ce fils fut malheureuxet mérita ses malheurs . par sa conduite.
Constant, baron de Surineau, fils aîné de Agrippa d’Aubigné et de Suzanne de Lezav , né après 4584, mort à la Martinique vers 1645. — Voir sur les méfaits de Constant d’Aubigné dont les trahisons, les apostasies et les crimes de toutes sortes, désolèrent la vie de son père, les pages 154-6 de la nouvelle édition des Mémoires donnée par M. Lalanne (Paris, Charpentier, 1856). D’Aubigné déshérita ce fils, qu’il accuse lui-même d’avoir fait de la place de Maillezais, dont il lui avoit remis le commandement, un tripot, un mauvais lieu et une boutique de fait je - monnoyeur. Voici le passage du testament de d’Aubigné, qui déshérite ce mauvais fils : — « Primitivement , je déclare Constant d’Aubigné, mon fils aîné et unique, pour le destructeur du bien et honneur de la maison, en tant qu’en luy a esté, et pour avoir mérité d’étre entièrement déshérité par plusieurs offenses énormes , particulièrement pour avoir esté accusateur et calomniateur de son père en crime de lèse-majesté ; c’est pourquoi je le prive de tous mes meubles et acquêts de quelque qualité qu’ils soient : toutefois, s’il se
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présente quelque enfant bien légitime de luy, à ses enfans, non à luy, je laisse la terre des Landes-Guinnemer-près-Mer (en Blaisois), qui est mon seul patrimoine. » Page 426 de la même édition. • — Constant d’Aubigné fut le père de madame de Maintenon.
Variante de l’édition de M. de Monmerqué :
« Avec sa pension de deux mille livres, elle conduisoit si bien ses affaires, qu’elle étoit toujours honnêtement vêtue, quoique simplement. Elle m’a dit elle-même que ses habits n’étoient que d’étamine de Lude, fort à la mode alors pour les personnes d’une médiocre fortune ; elle n’avoit que du linge uni ; elle étoit chaussée proprement et avoit de très-belles jupes. Elle trouvoit moyen , sur ses deux mille livres , de s'entretenir, ainsi que je viens de le dire, de payer sa pension, celle de sa femme de chambre et ses gages, ne brûloit que de la bougie , et avec cela avoit souvent de l'argent de reste à la fin de fannée. Je n’ai jamais, me disoit-elle , passé de temps plus heureux. *
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P. 12, la maréchale d’Albret ivrogne.
Madeleine de Guénégaud , femme de Gaston- Phœbus d’Albret, maréchal de France, gouverneur de Guienne. — La réputation de la maréchale d’Albret étoit sur ce point bien établie, témoin ce couplet d’une chanson faite par Coulanges , à l’occasion d’un pain bénit rendu à l’abbaye de Livry ( Rrrueil de Maurepas, t. IV) ;
Une maréchale De très-grand renom Dit avec dévotion :
Montons dans la salle,
Le vin y est bon !
Cela se chantoit sur l’air: Buvons à nous quatre! Le nom de la maréchale est indiqué en note dans le manuscrit, avec cette apostille : Elle aimoit fort le vin et buvoit comme un trou .
P. 20, une de ses sœurs....
Cette tante de madame de Caylus, si bien accoutumée h changer de religion , s’appeloit ma-
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dame de Fontmort. M. de Monmerqué donne à cet endroit les deux extraits suivants de deux lettres de madame de Maintenon, l’une inédite et tirée des recueils de mademoiselle d’Aumale ; l’autre, déjà publiée par La Beaumelle, mais rectifiée d’après le texte des mémoires inédits de cette demoiselle. La première est adressée à madame de Murçay-Villette, mère de madame de Caylus, à la date du 23 décembre i 680, deux jours après que sa fille eut été remise entre les mains de madame de Maintenon : « Je l’amenai avec moi : elle pleura un moment quand elle se vit seule dans mon carrosse ; ensuite elle se mit à chanter. Elle a dit à son frère qu’elle avoit pleuré en songeant que son père lui dit en partant que si elle changeoit de religion et venoit à la cour sans lui, il ne la reverrait jamais. *> La seconde lettre, adressée à la même personne, est datée du 2b du même mois : « Si vous aviez été de la même religion que M. votre mari, je vous aurais priée de m’envoyer votre fille, et j’aurois espéré de vous autant de complaisance qu’en ont eu M. et madame deLa Laigne et M . et madame de Caumont; mais j’ai eu peur que l’on ne vous soupçonnâtd'avoir été bien aise de me la donner, et de quelque intelligence avec moi sur la religion. Voilà, ma chère cousine, ce qui m’a obligée de vous tromper ; et pourvu que M. de Villette ne soit pas mécontent de vous, je me
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démêlerai bien du reste. J’espère qu’il ne prendra pas si sérieusement l’enlèvement de mademoiselle de Murçav, et qu’il consentira qu’elle demeure avec moi jusqu’à ce qu’elle soit en âge de dire sa volonté. » (Voy. encore sur cet enlèvement et sur madame de Fontmort, la lettre de madame de Maintenon à M. de Villette, du 5 avril 1681.)
P. 12, Malha de Bourdeille.
Matha est le même dont il est parlé dans les Mémoires de Grammont. Le dernier éditeur de ces mémoires, M. J. Brunet, a remarqué que Matha est porté pour une somme de sept mille écus dans les Demandes des princes et seigneurs qui ont pris les arrhes avec le parlement et le peuple de Paris, document important publié par M. C. Moreau, dans son édition des Courriers de la Fronde.
Madame de Motteville ne dit que trois mots de Matha, qui nous le représentent tel qu’il devoit être sous la Fronde, tapageur, étourdi, plus ami de la table et du bruit que de la galanterie. Il s’appeloit Charles de Bourdeille , comte de Matha, ou Matta, et mourut en 1674; madame de Maintenon dit, dans une de ses lettres, qu’il mourut sans confession. Il est encore question de Matha dans les Mémoires de Mademoiselle . Yroy. t. II de la dernière édit. Charpentier, 1859.
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La maison de Matha a été principalement illustrée par saint Jean de Matha, fondateur de l’ordre des Trinitaires, au xn* siècle.
P. 33, le nom de MainteDon.
L’acte est du 27 septembre 1674. Madame de Maintenon fit l’acquisition elle-même au prix de deux cent quarante mille livres, provenant des gratifications du Roi ( voy. Noailles, Histoire de Madame de Maintenon, tome Ier, chap. ix). Madame de Maintenon étoit fort mal avec madame de Montespan, comme il appert de cette lettre, où elle fait part à madame de Saint-Géran d'une gratification de cent mille francs, qu’elle vient de recevoir du Roi : « On croit que je dois ce présent à madame de Montespan ; je le dois à mon petit prince (le duc du Maine) : le Roi, jouant avec lui, et content de la manière dont il répondoit à ses questions, lui dit qu’il étoit bien raisonnable. « Il faut bien que je le sois, répondit « l’enfant, car j’ai auprès de moi une dame qui « est la raison même. — Allez lui dire, reprit le « Roi, que vous lui donnerez ce soir cent mille « francs pour vos dragées. » La mère me brouille avec le Uni, son fils me réconcilie avec lui. Je
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ne suis pas deux jours de suite dans la même situation ; et je ne m’accoutume point à cette vie, moi qui me croyois capable de m’habituer à tout. » Dans une lettre à l’abbé Gobelin, du 16 septembre 1674, elle se plaint des mauvais traitemens que madame de Montespan lui fait subir : « Madame de Richelieu est présentement avec madame de Montespan , pour tâcher de la faire expliquer sur ce que je puis espérer. Si, par la mauvaise humeur où l’on est pour moi, on s’en tient aux cent mille francs, je ne crois pas devoir les mettre à une terre; nous verrons ce que nous ferons. » Peu de temps après, elle reçut encore cent mille francs du Roi. « Il ne faut point dire ce nouveau bienfait, écrit-elle à Gobelin, j’ai des raisons pour le taire. Madame de Richelieu et l’abbé le savent. Maintenant je suis résolue d’acheter une terre auprès de Paris. J’attends des nouvelles de M. Viette pour en aller visiter, car je ne change pas sur l'envie de me retirer. » Tout cela contredit le dire de Saint-Simon, qui prétend que c’est madame de Montespan qui tourmenta le Roi pour lui faire faire cadeau de Maintenon à madame Scarron, et que le Roi n’y consentit que pour s’en débarrasser. C'est peu de temps après que le Roi, en lui parlant, l’appela devant plusieurs personnes madame de Maintenon ; elle l’apprend à madame de Coulanges (lettre du î> février
>gle
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1 695) en lui avouant qu’elle avoit eu F imbécillité d'en rougir. Elle ajoute : « Les amis de mon mari ont tort de m’accuser d’avoir concerté avec le Roi ce changement de nom. Ce ne sont pas ses amis qui le disent; ce sont mes ennemis ou mes envieux : peu de bonheur en attire beaucoup. » Ce n’est qu’en 1687 que Louis XIV érigea en marquisat la terre et seigneurie de Maintenon, à laquelle il ajouta celle deGrogneul, située dans le voisinage, qu’il acquit au prix de trois cent mille livres. (Voy. Noailles, Histoire de madame de Maintenon, tome II,chap. il. )I1 y avoit alors à peu près deux ans que le Roi avoit épousé madame de Maintenon.
P. 62, mot de madame Cornuel.
Le mot se trouve confirmé dans ce passage des Mémoires de Saint-Simon ; * Il y avoit une vieille bourgeoise au Marais, chez qui son esprit et la mode avoit toujours attiré la meilleure compagnie de la cour et de la ville ; elle s’appeloit madame Cornuel, et M. de Soubise étoit son ami. Il alla donc lui apprendre le mariage qu’il venoit de conclure, tout engoué de la naissance et des grands biens qui s’y trouvoient joints. « Ho! monsieur , lui répondit la bonne femme,
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» qui se inouroit et qui mourut deux jours après, « que voilà un grand et bon mariage pour dans « soixante ou quatre-vingts r ans (T ici! » La date de la mort de madame Cornuel fixe celle de ce mariage : elle mourut, suivant Tallemant, en 1694.
Variante de l’édition Monmerqué : « ( Madame de Thianges) avoit pourtant de l’esprit et de l’élocution; bonne et compatissante, quoique dénigrante et railleuse, elle condamnoit souvent les injustices et la dureté de sa sœur; et j’ai ouï dire à madame de Maintenon qu’elle avoit trouvé dans madame de Thianges de la conciliation dans les démêlés qu’elle avoit avec madame de Montespan. »
P. 76, 77, d’Elbeuf.
i C’étoit un homme, dit Saint-Simon, dont l’esprit audacieux se plaisoit à des scènes éclatantes, et que sa figure, sa naissance et les bontés du Roi avoient solidement gâté. »
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M. de Monraerqué ajoute, après ces mots , une raillerie continuelle : « qui s'étendoit souvent même sur les personnes à qui elle devoit du respect. Il lui arrivoit souvent, par exemple, de plaisanter sur la reine ; et quand elle trouvoit un bon mot à placer, elle ne l’épargnoit pas plus qu’une autre. Un jour, on vint dire au Roi que le carrosse dans lequel étoit la reine avoit été tout rempli d’eau, ce qui avoit assez effrayé cette princesse. Sur-le-champ, madame de Montespan, présente à ce récit, dit avec un air moqueur : « Ah ! si nous l’avions su, nous aurions crié : La « reine boit ! » Le Roi fut fort piqué de cette rail- « lerie, et il répéta à l’instant : « Souvenez-vous, madame, qu’elle est votre maîtresse. » — M. de Monraerqué, en intercalant ce passage tiré du manuscrit prétendu de mademoiselle d’Aumale, se demande quel motif l’a pu faire supprimer dans toutes les éditions des Souvenirs, puisque madame de Montespan n aurait fait que répéter le mot de la duchesse de Ferneuil, en apprenant le danger que Henri 1F et Marie de Médicis avaient couru, le 9 juin 1606, en passant le bac de Neuillr. 11 nous semble au contraire que c’est précisément cette répétition qui pourrait
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faire douter de l’authenticité du passage. Madame de Caylus n’auroit pas manqué de signaler la rencontre.
P. 80, il scroit là !
Une note de l’ancien commentaire ajoute qu’il est manifeste que ce fut mademoiselle de Montpensier qui parla la première d’amour à Lauzun. — F.lle-méme s’en confesse tout au long dans ses Mémoires (IVe partie). Voyez aussi les Mémoires de Choisy, édition Petitot et Monmerqué, page 502 ; et les lettres de madame de Sévigné à Coulanges, année 1670.
La Fare, dans ses Mémoires , attribue à madame de Maintenon la mésaventure de Lauzun . « Mais ce qui rompit entièrement l’affaire, dit-il, fut madame Scarron, femme de beaucoup d’esprit, que madame de Montespan avoit mise auprès des enfans qu’elle avoit eus du roi et qui éloit alors sa principale confidente. Madame Scarron, dis-je, fit voir à madame de Montespan l’orage qu’elle s’attiroit en soutenant Lauzun dans cette affaire ; que la famille royale et le Roi lui-même lui reproclieroient le pas qu’elle lui faisoit faire. Enfin, elle fit si bien, que celle qui avoit fait cette affaire la rompit. » Mémoires de La Fare, cbap. vi.
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P. 91, l’abbé Testu.
Il est fréquemment question de l’abbé Testu dans les lettres de madame de Sévigné.
Voici le portrait qu’en fait Saint-Simon : « C’étoit un homme fort singulier, mêlé toute sa vie dans la meilleure compagnie de la ville et de la cour, et de fort bonne compagnie lui-même ; il ne bougeoit de l’hôtel d’Albret, où il s’étoit intiraementlié avec madame de Montespan, qu’il voyoit tant qu’il vouloit, dans sa plus grande faveur, et à qui il disoit tout ce qu’il lui plaisoit ; il s’y lia de même avec madame Scarron. Il la voyoit dans ses ténèbres 1 avec les enfans du Roi et de madame de Montespan, qu’elle élevoit. Il la vit toujours et toutes les fois qu’il voulut depuis le prodige de sa fortune ; ils s’écrivirent toute leur vie souvent, et il avoit un vrai crédit auprès d’elle ; il étoit ami de tout ce qui l’approehoit le plus et en grand commerce surtout avec M. de Richelieu et sa femme, dame d’honneur, et avec madame d’Heudicourt et avec madame de Montclievreuil. Il avoit une infinité d’amis con-
\ . Allusion à la retraite profonde où madame de Maintenon vivoit cachée avec les euf.ins du lloi. Voy. p. 38 et 3î* des Souvenirs.
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si do râbles dans tous les états, ne se contraignoit pour pas un, pas même pour madame de Maintenon ; ne l’avoit pas qui vouloit. C’est un des premiers hommes qui aient fait connoître ce qu’on appelle des vapeurs; il en étoit désolé, avec un tic qui, à tous les momens, lui démontoit tout le visage. Il primoit partout; on en rioit, mais on le laissoit faire.
« Il étoit très-bon ami et serviable, et il a fait sous 1k cheminée beaucoup de grands plaisirs, et avancé, et fait même des fortunes; avec cela, simple, sans ambition, sans intérêt, et bon homme et honnête homme ; mais fort vif, fort dangereux et fort difficile à pardonner, et même à ne pas poursuivre quiconque l’avoit heurté. Il étoit grand, maigre et blond, et à quatre-vingts ans il se faisoit verser peu à peu une aiguière d’eau à la glace sur sa tête pelée, sans qu’il en tombât goutte à terre ; et cela lui arrivoit souvent depuis beaucoup d’années; il a fort servi l’archevêque d’Arles , depuis cardinal de Mailly, et grand nombre d’autres , rompu le cou aussi à quelques-uns. Ce fut une perte pour ses amis, et une encore pour la société. C’étoit en tout un homme fort considéré et recherché jusqu’au bout. »
L’abbé Testu fut reçu à l'Académie en \ 665 ; il mourut en 1706. Il étoit ami de Rancé, avec qui il vécut longtemps à la campagne avant
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qu'il fût devenu le réformateur de la Trappe. On a publié de lui un volume de poésies chrétiennes. On trouve dans le recueil du P. Bouhours, une longue et belle lettre de l’abbé Testu, en prose et en vers, sur les conquêtes du roi.
P. 93, Madame d’Heudicourt.
Saint-Simon appelle madame d’Heudicourt le « mauvais ange de madame de Maintenon. »
P. 103, Villarceaux.
Saint-Simon est cru sur le sujet des relations de Villarceaux avec madame de Maintenon : «Villarceaux, débauché fort riche, entretint longtemps madame Scarron,et latenoit presque tout l’été à Villarceaux. ■> Le premier éditeur des Souvenirs n’osa pas aller si loin; il donne néanmoins pour certain, que madame de Maintenon enleva Villarceaux à Ninon, son amie. Ainsi que le remarque cet éditeur, le sujet étoit délicat à traiter pour madame de Caylus ; il faut avouer qu’elle s’en tire fort habilement. — Nous avons suivi pour les derniers mots de la lettre
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citée par madame de Caylus, mais pour quelques mots seulement , la variante proposée par M. de Monmerqué, d’après le manuscrit de mademoiselle d’Aumale. Les premières éditions portoieut : Sa lélc brune lui seyait fort bien ; Renouard avait cru devoir remplacer le mot tête (teste) par le mot veste ; ce qui nous paroît une grande liberté. Au moins auroit-il fallu pouvoir dire quel costume portoit ce jour-là M. de Villarceaux.
P. 107, on fit aussi des chansons
On trouve en effet dans le Recueil de Maurepas, plusieurs chansons , ou couplets faits «à l’occasion de ce mariage. D’abord un couplet sur les relations de mademoiselle de Laval avec Fontrailles avant son mariage, qui ne mérite pas d’être cité; en voici un autre à la date de 1683:
Nous portons des fontanges,
C’est la mode entre nous ;
Ne trouvez pas étrange Si Roquelaure, aussi belle qu’un ange,
En fait porter à sou époux.
On sait que les fontanges étoient des nœuds qui se portaient sur la tète.
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Je citerai plus au long une chanson qui se rapporte à un fait fort connu et consigné dans presque tous les mémoires du temps : l’auteur de la chanson, qui se chantoit sur Pair du cantique : Apprends-nous , ô Marie , feint de s’adresser à un esprit messager pour apprendre de lui les nouvelles de la cour :
Je me suis laissé dire Que les filles d’honneur Ont pris plaisir à lire Certain joyeux auteur.
Arétin on l’appelle,
Selon le bruit commun.
— La moindre bagatelle Et cela, c'est tout tin.
— Que dit la gouvernante 1
De ce plaisir charmant? (nouveau?)
En est-elle contente ?
L’a-t-elle trouvé beau?
— L’ânte d’horreur atteinte, Prenant la chose en mal,
Elle porta sa plainte Jusqucs au tribunal.
t. Madame de Moutdievreuil.
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— Sur ce fait d’importance.
Et les témoins ouïs,
Dis-nous quelle sentence
A prononcé Louis.
— Ce prince bon et sage, Grand en tout ce qu’il fait, Condamne au mariage.
Pour punir ce forfait.
— Pour marier ces belles, Trouve-t-on à la cour Des époux dignes d’elles, Introduits par l’amour ?
— On en trouve à revendre, Quand le roi prend le soin De doter, ou de rendre
Ce service au besoin.
— Fais-nous savoir encore Par quels puissans discours La belle Roquelanre A cbassé ses amours.
— Un amant téméraire.
Grand seigneur indiscret,
A dit dans sa colère Ce qu’il n’avoit pas fait, etc.
Saint-Simon dit en effet, dans ses Mémoires
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(I. V, p. 77), que ce fut le Roi qui fit le mariage de mademoiselle de Laval avec Antoine Gaston de Roquelaure, et qu’à cette occasion il fut fait duc à brevet.
P. 108, mademoiselle de Tonnerre chassée de la cour.
M. de Monmerqué note à propos de ce fait les extraits suivants du Journal de Dangeau :
« Le Roi ordonna à mademoiselle de Tonnerre de sortir de la cour pour entrer aux Filles-Sainte-Marie de Paris (42 avril 4 654). — « M. de Rhodes sortit avant-hier de la Bastille, et revint à la cour; il n’apprit que chez M. de La Feuillade le malheur de mademoiselle de Tonnerre (4 5 avril). — Elle fut mise à Port- Royal et deux ans après elle épousa un gentilhomme du Dauphiné, nommé de Musy, dont le père étoit aussi de la maison de Clermont. Madame la Dauphine parut fort aise de cet établissement, et elle parla de mademoiselle de Tonnerre avec bonté (34 janvier 4 686). — Le Roi refusa de signer son contrat de mariage, en disant qu’il ne vouloit faire cet honneur-là qu’aux personnes dont il avoit été content (2 février 4686). »
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P. 111, madame de Dangeau.
« Il paroît cependant que madame de Dangeau fut obligée d’efîacer le nom de Bavière. Voici ce que madame de Scvigné écrivoit au président de Moulceau, le 3 avril 1686 : « Mai dame la Dauphine ayant su que cette jolie « personne avoit signé partout Sophie de Bavière , « s’est transportée d’une telle colère, que le Roi * fut trois fois chez elle pour l’apaiser, craignant « pour sa grossesse. Enfin tout a été effacé, « rayé, biffé; M. de Strasbourg (le cardinal de i Furstemlterg) ayant demandé pardon, et avoué o que sa nièce est d’une branche égarée et sé- « parée depuis longtemps, et rabaissée par de « mauvaises alliances, qui n’a jamais été appelée «que Lœwestein. » Madame de Dangeau n'étoit en effet de Bavière que du côté gauche. Elle descendoil de Frédéric dit le Victorieux , qui, pour conserver l’électorat de Bavière à son neveu, avoit épousé en 1462 Claire de Tettingen, simple demoiselle, à la condition que les enfants à naître de ce mariage seraient seulement comtes du saint-empire , et n’auroient aucun droit sur les biens du Palatinat. » Note de M. de Monmerqué.
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P. 119, Périgny.
Le président de Périgny, personnage trèspeu ou très-mal connu jusqu’aujourd’hui et que M. Charles Dreyss vient de mettre en lumière, dans son excellente édition des Mémoires de Louis X1F pour l'instruction du Dauphin, à laquelle nous renvoyons le lecteur pour les détails. Périgny, d’abord président aux enquêtes, puis conseiller d’État et lecteur du Roi, fut nommé précepteur du Dauphin en 1666. M. Ch. Dreyss nous le montre tenant la plume pour le Roi dans la rédaction du journal secret qui servit de base aux Mémoires. Il mourut en 4670, âgé de quarante-cinq ans. Périgny étoit bel esprit et composa des épigrammes , des madrigaux et même un ballet iutitulé les Amours déguisés, dansé sur le petit théâtre du Palais-Royal en 1661» et qui lui valut une épigramme de Benserade. Le couplet rapporté par madame de Caylus donne la juste mesure du talent poétique de Périgny, talent purement de société, et que M. Dreyss a le bon goût de ne pas respecter, tout en citant de lui deux ou trois épigrammes et une paraphrase des psaumes. M. Dreyss cite comme témoignages historiques sur Périgny les
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lettres de Guy-Patin, la Gazette de France, la Correspondance administrative de Louis XIV , publiée parDepping, M. Floquet, Études sur la vie de Bossuet, Tallemant, Vie de Benserade, etc. — On lit d'autre part dans le Segraisiana : « Monseigneur (l’élève de M. de Montausier) ne savoit pas encore les principes de la langue latine, qu’il étoit en colère de ce qu’il ne savoit pas le grec. Il a été cause de la mort de M. de Peregnr ( Périgny ) , lequel étudia le grec avec tant d’application qu’il devint malade et mourut. Il avoit beaucoup d’esprit et de génie, et il apprit à lire à Monseigneur avec des lettres de filigrane qu’il avoit faites lui-même. »
P. 121, 122, Clermont-Chatte.
Saint-Simon confirme , en le développant , le récit de madame de Caylus. Il ajoute que le Roi ayant reçu les lettres manda un soir madame de Conti dans son cabinet -, et, malgré ses larmes et son évanouissement, l’obligea à lire, l’une après l’autre, toutes les lettres que contenoit le paquet. Sa conclusion fut le renvoi de mademoiselle Chouin et l’exil de^Clermont, qui eut ordre de se défaire de sa charge d’enseigne des gendarmes de la garde.
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On sait ce qu’est devenue mademoiselle Chouin . Quant à Clermont, qui étoit de la branche de Chaste en Roussillon, il reparut à la cour après la mort du Roi, et fut fait, en 1713, capitaine des Suisses du Régent. « C’étoit, dit ! Saint-Simon, un grand homme, parfaitement bien fait, qui n’avoit rien que beaucoup d’honneur, de valeur, avec un esprit assez propre à’Tintrigue.... »
P. 137, du Charmel.
Saint-Simon, ami très-particulier de du Charmel, et qui fait plus d’une fois mention de lui dans ses Mémoire!:, ne parle nullement d’une vision. Il dit que touché par la lecture du livre d’Abbadie sur la Vérité de la religion chrétienne, il quitta brusquement la cour, et se retira dans une maison, « joignant l’institution de l’Oratoire. » — M. deMonmerqué, qui, dans son édition des Souvenirs, relève avec raison le jugement du premier éditeur (Voltaire?) qui présente du Charmel comme un fat à prétendues bonnes fortunes et de l’esprit le plus mince.
Du Charmel, gentilhomme de Champagne, et non Lorrain, comme le dit madame de Caylus, passa la moitié de sa vie à la cour, en qualité de capitaine d’une des deux compagnies des becs à
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eorbin. Quelques années après sa retraite, il fut exilé de Paris, comme s'étant mêlé des affaires du jansénisme. Après huit ans de cet exil, il sollicita la permission de venir à Paris pour se faire opérer de la pierre; elle lui fut refusée, et la façon dont il fut taillé, par un chirurgien malhabile, fut cause qu’il mourut au bout de trois jours. « C’étoit, dit Saint-Simon, un homme d’une grande dureté pour soi, d'un esprit audessus du médiocre, qui s’entêtoit aisément et qui ne revenoit pas de même, de beaucoup de zèle, qui n’étoit pas toujours réglé, mais d’une grande fidélité à sa pénitence, à ses œuvres, et qui se jetoitla tète la première dans tout ce qu’il croyoit le meilleur; avant sa retraite, fort honnête homme et fort sûr, très-capable d’amitié, doux et bon homme. » Voy. Mémoires de Saint- Simon, tomes II, V et XI' de la dernière édition (1856).
Du Charmel étoit ami de l’abbé de Rancé, et se retira avec lui à la Trappe. On voit, par la lettre de Saint-Simon, placée en tète des Mémoires, qu’il y étoit en 1669, et que ce fut lui qu’il chargea déporter à Rancé les fragments de ses Mémoires qu’il vouloit soumettre à son approbation.
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P. 135, la princesse d’Harcourt.
Le témoignage de Saint-Simon appuie ici encore et en l’aggravant celui de madame de Caylus. Il dit nettement que Brancas, père de madame d’Harcourt, avoit été plus que bien avec madame de Maintenon, et qu’il falloit à celle-ci une raison aussi forte pour prendre en faveur une personne qui en étoit aussi peu digne. Le portrait que Saint-Simon a laissé de madame d’Harcourt prendroit trop de place dans ces notes; nous préférons y renvoyer le lecteur (tome IV' de la dernière édition) : joueuse, voleuse , avare , gourmande , malpropre , intrigante, basse, cagote, hypocrite, tel est en deux lignes le résumé de ce portrait, assaisonné du récit des tribulations les plus bouffonnes et les plus extravagantes.
P. 136, 137, madame de Gramoot.
Saint-Simon, très-particulièrement lié avec du Charmel, comme on vient de le voir, et avec la comtesse de Gramont, et qui parle souvent
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de l’un et de l’autre, ne fait nulle part allusion à cet heureux contre-coup de la grâce. — Il y a bien aussi quelque chose à. redresser dans le portrait que madame de Caylus nous donne d’Élisabeth Hamilton. Il ne faut pas oublier en le lisant que la spirituelle et fière comtesse avoit osé braver madame de Maintenon dans sa petite maison des Moulinaux, et que tout le crédit de la favorite légitime n’avoit rien pu diminuer de l’amitié du Roi pour elle, amitié telle qu’il lui pardonnoit jusqu'à des retraites à Port-Royal ! Saint-Simon nous donne de quoi corriger le dernier trait : Élisabeth Hamilton avoit été, nous dit-il, élevée à Port-Royal des Champs, et en avoit conservé tout le goût et le bon, à travers les égaremens de la jeunesse, de la beauté du grand monde et de quelques galanteries, sans que les faveurs, ni le danger de les perdre l’aient jamais pu détacher de cet attachement intime.... « Ses dernières années, ajoute-t-il, furent uniquement pour Dieu. Elle comptoit bien, dès qu’elle seroit veuve, se retirer entièrement ; mais le Roi s’y opposa si fortement, qu’il fallut demeurer. Ce ne fut pas pour longtemps; de grandes infirmités la tirèrent de la cour, ce dont elle fit le plus saint usage et le plus salutaire....» Il faut avouer qu’il y a bien là quelque chose tendant à la piété. C’en est assez pour montrer comment il faut entendre les pieux motifs prêtés
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par madame de Caylus à madame de Maintenon pour attirer et retenir chez elle la comtesse de Gramont.
P. 143, madame d’Heudicourt.
La cause de la disgrâce de madame d’Heudicourt, fut qu’elle avoit révélé le secret de l’amour du Roi au marquis de Béthune et au marquis, depuis maréchal de Rochefort. M. de Monmerqué ajoute, d’après une lettre inédite de madame du Bouchet à Bussy, datée du 20 septembre 1669, que Rochefort feignit d’être amoureux de madame d’Heudicourt, et lui fit la cour pour surprendre ses confidences. Madame d’Heudicourt ne rentra en grâce qu’en 1676, comme le témoigne une lettre de madame de Sévigné du 29 juillet de cette année. Il est remarquable que cette date est aussi celle de la mort du marquis de Rochefort, qui mourut, dit Saint-Simon, au printemps de 1676. — Le marquis de Béthune étoit beau-frère, par sa femme, de la reine de Pologne, femme de Jean Sobieski. De là sa fortune en Pologne, où il prit du service, après son ambassade. « C’ étoit, selon Saint-Simon, un homme d’esprit avec beaucoup d’agrément, fait pour la société et fort capable d’affaires. »
APPENDICE
P. 144, Nanon.
Cette servante si secrète, dont parle madame de Caylus, est, sans nul doute, la célèbre Nanon dont Saint-Simon a laissé le portrait suivant :
« Madame de Maintenon avoit conservé auprès d’elle une vieille servante qui, du temps de sa misère, et qu’elle étoit veuve de Scarron, à la charité de la paroisse de Saint-Eustache, étoit son unique domestique ; et cette servante, qu’elle appeloit encore Nanon comme autrefois, étoit jiour les autres mademoiselle Balbien, et fort considérée par l’amitié et la confiance de madame de Maintenon pour elle. Nanon se rendoit aussi rare que sa maîtresse, se coiffoit et s’habilloit comme elle ; imitoit son précieux, son langage, sa dévotion, ses manières. C’ étoit une demi -fée à qui les princesses se trouvoient heureuses quand elles avoient occasion de parler et de l’embrasser, toutes filles de roi qu’elles fussent; et à qui les ministres qui travailloient chez madame de Maintenon faisoient la révérence bien bas. »
APPENDICE
P. 150, l’abbaye de Maubuisson.
Toutes les éditions, même celle de M. de Monmerqué, disent Montbuisson. Il est cependant évident que la personne dont il s’agit ici est Louise-Marie de Bavière, Princesse palatine , fille de Frédéric IV, roi de Bohême, XXV' abbesse de Maubuisson qui mourut en 1709.
Voy. Gall. christ.
P. 158 (note).
Chanson sur la Phèdre de Racine attribuée au duc de Nevers par Voltaire :
Racine, cet homme excellent,
Dans l’antiquité si savant,
Des Grecs imitant les ouvrages.
Nous peint sous des noms empruntés Les plus illustres personnages Qu’ Apollon ait jamais chantés.
Sous le nom d 'Aman le Cruel Louvois est peint au naturel ;
APPENDICE
El de P'atthi la décadence Nous retrace un tableau vivant De ce qu’a vu la cour de France A la chute de Montespan .
La persécution des Juifs De nos huguenots fugitifs Est une vive ressemblance ;
Et VEjther qui régne aujourd’hui Descend des rois dont la puissance Fut leur asile et leur appui.
Cette Esther qui tient à nos rois.
Ainsi que la Juive autrefois, Éprouva d’affreuses misères;
Mais, plus dure que l’autre Esther, Pour chasser le dieu de ses pères Elle prend la flamme et le fer.
Pourquoi donc comme Assuérus, Mon roi, si rempli de vertus.
N'a-t-il pas calmé sa colère?
Je vais vous le dire en deux mots :
Les Juifs n’eurent jamais affaire Aux jésuites et aux dévots.
On sait que le duc de Nevers, que Voltaire appelle , dans ses notes , le Voiture de l’Hôtel de Bourbon, » étoit l’ennemi de Racine et de Boileau, qu’il a souvent chansonncs. Cette autre chanson que l’on trouve dans les chan-
APPENDICE
sonniers du temps pourroit être aussi de lui :
Ta vanité me chagrine ;
Loin d’être friand d’honneur,
La dévotion, Racine,
Veut qu’on soit humble de cœur.
— Je ne saurais.
— Pais-en du moins quelque mine.
— J’en mourrais !
— Suis ce que je te conseille,
Sans t’en vouloir prendre au roi :
Souffre que le grand Corneille Sois mis au-dessus de toi.
— Je ne saurais.
Qu’il soit en place pareille,
J’en mourrais !
Si tu ne veux pas me croire,
Quitte le dévot sentier.
Dupé par la vaine gloire,
Reprends ton premier métier.
— Je ne saurais.
— Imprime donc une histoire — J’en mourrais.
Le duc de Nevers (Philippe Julien Mazarini Mancini), neveu du cardinal Mazarin, né à
\ . Allusions l 'Histoire du règne de Louis XIV que Racine avait été chargé d’écrire avec Boileau.
APPENDICE
Rome, en 4641, mourut à Paris, en 4707. L’histoire de ses démêlés avec Racine et Boileau à l’occasion de la tragédie de Phèdre contre laquelle il soutint VHyppolite de Pradon, se retrouve dans toutes les bonnes éditions des œuvres de Racine. On trouve des poésies de lui imprimées dans quelques recueils du temps ; principalement dans le Recueil de poésies choisies d’Adrien Moëljens, la Haye, 1694, et dans les Divertissements de Sceaux. Voy., sur le duc de IS’evers, les Mémoires de Saint-Simon, les Mémoires de Mademoiselle , deuxième partie , Titon du Tillet, Parnasse François , et le Dictionnaire de Moreri.
P. 162, épigramme de Racine sur Boyer.
Cette épigramme est fort connue. Madame de Caylus, dans le manuscrit, n’en cite que le premier vers :
A sa Judith Boyer par aventure....
Elle est dans toutes les éditions de Racine. Claude Boyer, de l’Académie Françoise, ainsi que Michel Leclerc, son collègue, étoit d’Alby.
'13Tgî!&e3bÿ
APPENDICE
Cette communauté d’origine, ainsi que la parité de leurs infortunes au théâtre, les a souvent fait associer dans les épigrammes du temps. Furetière s’est particulièrement distingué contre eux dans ses Factams où il prétend qu’ils ont été souvent obligés de se mettre à genoux devant les comédiens pour faire jouer leurs comédies, ou d’en partager le profit avec quelqu’un de la troupe pour avoir sa protection ( Voy. la nouvelle édition des Factums de Furetière, 1859, t. IJ. L’abbé d’Olivet dit que Boyer a travaillé pendant cinquante ans pour le théâtre, sans que la médiocrité du succès l’ait jamais rebuté. On connoît celte autre épigramme de Racine sur P Iphigénie de Leclerc et de Coras.
Entre Leclerc et sou ami Coras, etc....
Furetière rapporte sur Boyer l’épigramme suivante dont il pourrait bien être l’auteur :
Quand les pièces représentées De Boyer sont peu fréquentées,
Chagrin qu’il est d’y voir peu d’assistans,
Voici comme il tourne la chose :
Vendredi la pluie en est cause ;
Et le dimanche le beau tems.
Chapelain a été indulgent pour Boyer et Leclerc dans ses notes présentées au Roi au sujet
APPENDICE
des gratifications. — On peut voir sur ces deux auteurs l’histoire de l’Académie de l’abbé d’Olivet.
P, 168, mademoiselle Chouin.
M. de Monmerqué pense, contre l’opinion de Voltaire et d’Auger, qu’il est très-vraisemblable que Monseigneur et mademoiselle Chouin aient été mariés. « Ce point, dit-il, présentera peu de doutes, lorsqu’on aura publié une édition entière des Mémoires de Saint-Simon, et quand nous aurons faitconnoître ceux de mademoiselle d’Aumale. » Les mémoires de mademoiselle d'Aumale n'ont {«oint paru. Quant à Saint-Simon, dont les mémoires sont aujourd'hui complètement publiés, il n’affirme rien. « C’est encore un problème, si elle étoit mariée, dit-il, en parlant de mademoiselle Chouin. Tout ce qui a été le plus intimement initié dans leurs mystères s’est toujours fortement récrié qu’il n’y a jamais eu de mariage. » Il avoue qu’au train de cet intérieur, au ton et à l'attitude de mademoiselle Chouin, dans les parvu/o de Meudon, et surtout aux égards que le Roi et madame de Maintenon, mariée alors , et qui affichoit si fort la pruderie et la dévotion, crurent devoir lui té-
APPENDICE
moigner, lors de la mort du Dauphin, il v a grande présomption de sacrement ; mais il ne va pas an delà. — M. le duc de Noailles,au tome III de son Histoire de madame de Maintennn , cite deux -lettres du Dauphin, qui lui paroissent concluantes dans le sens du mariage. Madame de Maintenon écrivant au Dauphin, lui avoit parlé de sa femme. «Cela m’a surpris d’abord, lui répondit-il, et m’a fait demeurer tout court. » Mais dans une lettre précédente, le prince consultait madame de Maintenon sur un projet de mariage; il ne me paroît pas sûr que le mot de madame de Maintenon ne fût pas une plaisanterie.
P. 212, le hoca.
Le hoca, ou hocca, jeu assez semblable au loto , d’après la description qu’en donne le Dictionnaire de Trévoux, paroît avoir été importé en France par Mazarin', grand amateur du jeu, et surtout des jeux de hasard, où il savoit être très-heureux. (Voy. Tallemant des Réaux, t. IV de la nouvelle édition; Hist. de madame et Athis .)
K . L* Académie universelle des jeux , publiée en < 7 25 ( Paris, Théodore Legras), parle même d’une partie de hoca appelée hoc Mazarin, qui se jouoit avec des cartes.
APPENDICE
11 se jouoit avec trente boules creuses, dans chacune desquelles on ehfermoit un numéro écrit sur une bande de parchemin, et que l’on tiroit ensuite au hasard après les avoir secouées dans un sac. Ce jeu, où la fraude étoit à ce qu’il paroît très-facile, causa de tels désordres, qu’à Rome le pape fut obligé de l’interdire et de chasser de ses États ceux qui s’en mèloient. Il fut pareillement défendu à Paris, par arrêt du parlement, sur la plainte du prévôt des marchands. (Voy. Delamare , Traité de la Police, t. I. — Sur l’habileté de Mazarin au jeu , on peut consulter la Biographie de Mazarin, publiée dans la Revista contemporanca de Turin, livraison de novembre 1855, et l’analyse que nous en avons donnée dans 1 ' Athcnæum français , en 1856. J
P. 212, 213 et 214, Nangis et Maulévrier.
L’histoire des prétentions de Nangis et de Maulévrier auprès de la duchesse de Bourgogne est racontée tout au long dans Saint-Simon (t. IV). La dame dont parle madame de Caylus, dont Nangis étoit amoureux, et qui P observait de près, étoit madame de La Vrillière, fille de la comtesse de Neuilly, dame d’atours de la du-
APPENDICE
chesse, et qui « sans beauté, étoit jolie comme les amours et en avoit toutes les grâces.... La jalousie l’éclaira bientôt. Bien loin de céder à la princesse, elle se piqua d’honneur de conserver sa conquête, de la lui disputer, de l’emporter. Cette lutte mit Nangis dans d’étranges embarrasil craignoit tout des furies de sa maîtresse. D'autre part, sa réserve ne le perdoit pas moins auprès d’une princesse qui pouvoit tant et qui n’étoit pas pour céder, non pas même pour souffrir une rivale. Cette perplexité à qui étoit au fait donnoit des scènes continuelles. »
TABLE ANALYTIQUE
Albret (Jeanne d*), page 2.
Albret (Maréchal d*), JO, 1 2, 91, 1 38, 1 39.
Albret (la Maréchale d’), 10, 11,12, 34, 138, 139. Appendice y,
Angleterre (Roi d’), Jacques II, 177, 178.
Angleterre (Reine d*), 177, 178, 179.
Argenton (Madame d’), maîtresse du Régent, 207.
Arpajon (Duchesse d’), 101,
Aubignk (Théodore-Agrippa d’), 2, 3. App. il, m.
Aumône (Constant d’), fils de Théodore-Agrippa d’Aubigné, 4, 5, 6. App. ni.
Aubigné (Comte d’), frère de madame de Maintenon, 55,
Barbezikux (Louis-François - Marie Le Tellier, marquis
de), fils de Louvois, ministre de la guerre, 48, 122, 106, 167.
Barillon, 93.
Beauvilliers (Duchesse de), 134, 135.
Berry (Duc de), 110, 199, 204, 208.
Berry (Duchesse de), 199, 204, 208, 207, 209.
Bessola,112, 113, 114, 116.
Béthune (Marquis de), 140,
Beuvron (Marquis de), 9.
Biron (Mademoiselle de), madame de Nagaret, 107,
Bontems, premier valet de chambre de Louis XIV, gouverneur de Versailles et de Marly, 1 44.
Bossuet, 25, 33, 45, 48, 81.
Bourbon (Duc de), Monsieur le Duc, 108, 188,190,193, 196, 197, 198.
Bourgogne (Duchesse de).
Maris- Adélaïde de Savoie, 113, 199, 200, 209, 210, 211, 212, 213, 214.
Bouzoles (Madame de) ou Bouzols , Marie-François-
TABLE ANALYTIQUE
Colbert-Croissy, amie intime de la duchesse de Bourbon, 182.
Boyer (Claude) , de l’Académie françoise, auteur de Judith, 162. App. xxix.
Branlas (Charles, comte de), le Distrait , chevalier d’honneur de la Reine. 135.
Brinon (Madame de), première directrice de la maison de Saint-Louis, 146,
Brunswick. (Duchesse de),
Cambrai (Monsieur de), Fc- j nelon, 135.
Cardili.ac (Pierre de), beaupère de Constant d’Auhigné, 4.
Cardili.ac (Jeanne de) , femme de Constant d’Aubigné, 4, 6, 6.
Caumartin (l’Abbé de), de l’Académie françoise (V.
Mémoires de Saint-Simon, t. 1 et XV), p. 212 (note).
Caumont-Daddk , oncle de madame de Caylus, 4.
Caylus (Marquis de). (V.la Notice), 176.
Chaulieu (Abbé), 190.
Chateaürenaüd (Fr-L. Rousselet, comte de), vice-amiral, maréchal de France (V. Saint-Simon , t. IV et XIV), 20, 22.
Chatei. (Jean), 3.
Chevreuse (Duchesse de), 134, 135.
Choltn (Mademoiselle), 121, 122, 166, 167. App. xxx.
Clair embault (Maréchal de),
Clermont-Chatte, 121,122, 166 (note). App. xxi,
Colbert (J. B.), 16, 134.
Commercy (Mademoiselle de),
CondÉ (le Grand), 123, 169,
Condé (Mademoiselle de).
(V. Vendôme .)
Conti (François-Louis, prince de), 123,’ 126, 170, 174, 175, 187, 192, 193, 195, 197, 198.
Conti (Princesse de), fille légitime du Roi et de mademoiselle de La V allière, 116, 117, 119, 120, 121, 122, 125, 166, 167, 168, 172, 173, 174, 180, 181.
Corneille (Pierre), 151 , 162.
Cornuf.l (Madame), 02, 92.
App. îx.
Coulanges (Marquise de) , 92 .
Créqui (Duchesse de), dame d’honneur de la Reine. 101 .
Dangeau (Marquis de), 7 (note), 1 10.
Dangeau (Mademoiselle de Lewestein, Marquise de), 109, 110, 111. App. xix.
Dauphine (La), Marie-Anne- Victoire de Bavière, 33, 68,
TABLE ANALYTIQUE
Despréaux (N. Boileau), 82,
DuCharmel, 4 37. App. xxii.
Duchesse (Mademoiselle de Nantes , fille du Roi et de madame de Montespan , mariée au duc de Bourbon, appelée Madame la), 40, 44, 463, 408, 469, 470, 476, 477, 480, 484 , 482, 484, 485, 488, 494 , 493, 494, 495, 496, 497, 498, 499, 200, 204.
Elbeuf (Prince d’), 76, 77.
App. xi.
Épernon (Duc d’), 4.
EstrÉes (Cardinal d’), 93.
Eugène (Prince), 4 72.
Fagon, 55.
Fare (Marquis de La), 4 90.
Ferte (la Maréchale de La) ,
Fontanges (Madame de) , 26 , 27, 28, 29, 4 49.
Fontrvrault (Marie-Madeleine de Rochechouard , abbesse de), 69.
Fontmort (Madame de) , tante
de madame de Caylus, 20.
App. vi.
Focquet, 9.
F u rstemberg (Cardinal) ,440.
Galles (Prince de), 4 77, 4 78.
Garde (Baron de La), 9.
Genest (Abbé) , secrétaire des commandements du duc du Maine, 4 90.
Gobet.in (l’Abbé) , directeur de madame de Main tenon, 56, 65, 92, 427, 430, 445.
Gohtaut (Mademoiselle de), la maréchale d’Urfé, 4 07.
Grammont (Maréchal de),
Grammont (Comtesse de) , Elisabeth Hamilton, 4 34, 4 37.
App. xxiv.
Guilleragues (le Président de), 94.
Harcourt (Princesse d’) , 435, 4 36. App. xxm.
Harlay (François de), archevêque de Paris, 4 44.
Henri IV, 2, 3, 4, 85.
Hérault (Madame), 4 33.
HeudïCOURT (Madame d’), mademoiselle de Pons, 4 3, 92, 94, 95, 438, 439, 440, 4 44 ,4 42, 4 43.App.xv-xxv.
Heudicourt (Marquis d’) .
TABLE ANALYTIQUE
Hudicolrt (la petite d’).
(Y. Montgon.)
Honoré (le Père), 460. (V.
G. Peignot, Predicatoriana.
Jarnac (Mademoiselle de),
LaroCMM'OUCAULD (Duc de), 82, 8i. 432, 172.
L vssay (Armand de Madaillan de Lesparre, marquis de), marie à une lille légitimée «le Henri-Jules de Bourhon- Conde et de la comtesse de Maran.s, 4 03.
Lau/.un (Ant. Nompar de Gaumont, duc de), 84. 85. 86.
8 2± 4 77. App. xiii.
Laval (Mademoiselle de). V.
Roquelaure .
La Vallière (Mademoiselle de), 29, 30. 34 , 33. 4 4 6.
Le Tourneur, L5 '.
Lez a y (Suzanne de), de Lusignan , femme d’ A grippa d’Auhigné, 4^
Lillebonne ( Mademoiselle de), 420.
Leweistein (Princes de), J 40.
Longue ville (Chevalier de), comte «le Saint-Pol, 40.
Longueville (Duchesse de),
L Ou l.e TotMfvr, qui fut confesseur de* rtligieuies de Fort -
Hojal.
Lorraine (Princesses de) J Louis XIV, 46, 47, 18. 22.
Louvoie, 46. 47. 48. 50, 82.
Si, 432, 474. 472.
Lude (Duchesse du), dame d'honneur de la duchesse de Bourgogne, 20 1 , Luxembourg (Maréchal de),
Madame (Charlotte-Élisabeth de Bavière) , seconde femme «le Monsieur , frère du Roi, mère du Régent, 4 84 .
Mademoiselle (Duchesse de Montpcnsicr) , 84 , 85, 86.
4 67. App. xui.
Maine (Duc du), 4ÇL 44 , 42.
TABLE ANALYTIQUE
Maine (Duchessedu), 42, 466, 487. 488,
Mailly (Comte de), 4 94, 4 95.
Mailly (Comtesse de), 204 .
Maintenon ( Madame de ) , Françoise d’Aubigné, 2, &, 7, 8. *9, 40, 44 , 43. 44, <5.
24 4 . 24 3. App. il, iv, vi, vm, xi u, xiv, xv, XVI, xxui, xxiv, xxv, xxvm,
Mai.kziei; (Nicolas de), chef des conseils du duc du Maine, 4 90 ,
Marie-Thérèse (Reine de France), 1, 8^ 25. 26. 33.
Martel (Mademoiselle de),
Matha de Bolrdeilles,
CL App. vu.
Malbuisson ( Alitasse de).
Louise-Marie, princesse pa-
latine de Bavière, 4 50. App.
xxvu.
Mallévrier , 242. App.
Mallévrier (Madame de), fille du maréchal de Tessé,
Mons (Siège de), 463.
Monseigneur (Louis de France, fils aîné de Louis XIY, dit le grand Dauphin , ou), 2G , 68. 80. 84, 87, 407, 409, 442, 446, 447, 448, 4 22, 424, 432. 433. 467.
Monsieur (Duc d’Orléans), père du Régent, 34^ 4 28.
Montausier (Duc de), précepteur du duc de Bourgogne, M.
Montausier (Madame de),
Montchevreuil ( Monsieur de), gouverneur du duc du Maine, 444, 178.
Moxtcuevreuil ( Madame de), dame d’honneur de la Dauphine de Bavière, 402.
Montespan (Madame de), 43, 4 5, 4 9. 27, 28. 30,34, 32.
55, 56, 58, 59, 60,64, 02, 63,64, 65, 66. 67, 68,69, 73, 74, 76, 77,78,80, 82, 84. 86. 87. 88, 422, 428, 429, 4 30. 434 , 434. 435, «38, 440, 144 , 463, 404 , <65, 200. App. XK.
TABLE ANALYTIQUE
Montes? an (Marquisde), 1 30.
Montgox (Madame de) , fille de madame d’Heudicourt, 36, 37.
Mortemart (Duc de), 71, 72, 1 34.
Mortemart (Duchesse de),
Murcay (Terre de), domaine des d’Aubigné, 3.
Namur (Siège de), 183.
Nangis , 213, 214. App.
xx XII.
Nanon, 144. App. xxvi.
N av ailles (La maréchale de), 6, 101, 105.
Nemours (Princesse de), 13.
Neuu.lan (Madame de), parente de Françoise d’Aubigné, 6, 7.
Nevers (Duc de), 73, 74, 75.
App. xxvm.
Nevers (Duchesse de), 74, 75,
Ninon de l’Enclos, 60.
Nimègce (Paix de), 16.
Orange (Prince d’), 177.
Orléans (Duc d’), le Régent, d’abord duc de Chartres, fils de Monsieur, 184, 186, 187, 206, 207, 208, 209.
Orléans (Mademoiselle de Blois, fille du Roi et de
madame de Montespan, duchesse d’), 40, 49,50, 61, 52,164,181,184,185,205, 207, 209.
Périgny, 119 (note). App. xx.
Philisbourg (Siège de), 177.
Polignac (Marquis de), 118.
Polignac (Madame de), mademoiselle de Rarabures.
(V. Rambures.)
Portugal (Alphonse VI, Roi de), 14.
Portugal (Reine de), mademoiselle de Nemours.
(V. Nemours.)
Prince (Monsieur le), fils du grand Condé, 43, 74, 75, 85,104,123,169,170,177, 187, 189, 190, 193.
Princesse (Madame la^, fille d’Edouard de Bavière et d’Anne de Gonzague, 193,
Racine, 82, 161, 152, 163, 154, 155, 166, 158, 160, 161 , 162. App. xxvm ,
Rambouillet (Hôtel de), 67.
Rambures (Mademoiselle de), madame de Polignac, 108, 117, 118.
Reine d’Espagne, 212.
Reine mère (Anne d’Autriche), 0, 209,
Rhodes (Monsieur de), 108.
App. xvni.
TABLE ANALYTIQUE
Richelieu (Cardinal de), 5,
Richelieu (Duc de), 13, 89, 90, 91, 4 H.
Richelieu (Madame de), 66, 78, 89, 91, 97, 101, 108.
Rochefort (Maréchale de) ,
Roquelaure (Biron , duc de) , maréchal de France, 10G.
Roquelaure (Maréchale de), mademoiselle de Laval ,1 06 .
App. xvn.
Ruyter, 19.
Saint-Cyr (Maison de), 44, 99, 144, 146, 147, 149, 150, 152, 153, 155, 156, 157, 159, 160, 163, 184.
Salxte-Hermine ( Monsieur de), 21.
Sanguin, maître de l’hôtel du Roi, 111.
Savoie (Duchesse de), 200.
Scarron, 7, 8, 10.
Schomberg (Madame de), 94,
Seignelay (Marquis de), 16,
Sforza (Duc de), 73.
Sforza (Duchesse de), 73.
Soissons (Comtesse de), 105.
Soubise (Prince de), Louis de Rohan, 61 .
Soubise (Madame de), Anne de Rohan-Chabot, 60, 61 , 62, 63.
Steinrerre (Combat de), 23,
Strichland ( Madame de ) ,
Stricrlano (l’Abbé), 179.
Testu (l’Abbé), 69, 91, 92, 162. App. xiv.
Thianges (Marquis de), 72.
Thlanges (Madame de), 51, 68,69, 71, 72, 73. App. X.
Tonnerre (Mademoiselle de), madame de Musy, 108.
App. xvm.
Toulouse (Comte de), 40,49, 50, 168.
Tours (Mademoiselle de), fille de madame de Montespan, 40, 44.
Türexne (Prince de), 62,172.
I Turenne (Princesse de), 62.
Urfé (Marquis d’), 108. Urfk (Maréchale d’), mademoiselle de Gontaut. (Y.
Gontaut.)
Ursins (Madame des), 14.
Uzès (Duchesse d’), 46.
Uzes (Mademoiselle d’),43.
Vendôme (Duc de), 73.
Vendôme (Duchesse de), mademoiselle de Condé, sœur
TABLE ANALYTIQUE
de la duchesse du Maine,
Vermasdois (Comte de), fils du Roi et de mademoiselle de La Vallière, 168.
Vexin (comte du), fils du Roi et de madame de Montespan, 40, 43.
VlLLARCEAUX, 103. App. XVI.
Villars (Duc de), maréchal de France, 56.
V ilt.eroi (Alincourt, duc de) ,
Villeroi (Maréchal de), 173.
Villette (Messieurs) , frères de madame de Caylus, 19,
Villette (Monsieur de Murcay-), père de madame de Caylus, 19, 20, 22, 23, 24.
Villette (Madame de), mère de madame de Caylus, 20.
Villette ( Monsieur de ) , grand-père de madame de Caylus, 4.
Voiture (Vincent), 57.