‹ Souvenirs de Madame de Caylus avec une introduction et des notesChapitre 7 sur 33 · XI.I1 ï · texte numérisé non relu

XI.I1 ï

chers aux contemporains, périssent avec la génération qui s’en est occupée ; mais il y a des époques et des cours dont tout est longtemps précieux. Le siècle d’Auguste fut de ce genre. Louis XIV eut des jours aussi brillans, quoique sur un théâtre beaucoup moins vaste et moins élevé. Louis XIV ne commandoit qu’à une province de l’empire d’Auguste; mais la France acquit sous ce règne tant de réputation par les armes, par les lois, par de grands établissemens en tout genre, par les beaux-arts, par les plaisirs même, que cet éclat se répand jusque sur les plus légères anecdotes d’une cour qui étoil regardée comme le modèle de toutes les cours, et dont la mémoire est toujours précieuse.

Tout ce que raconte madame la marquise de Caylus est vrai; on voit une femme qui parle toujours avec candeur. Ses Souvenirs serviront surtout à faire oublier cette foule de misérables écrits sur la cour de Louis XIV, dont l’Europe a été inondée par des auteurs faméliques qui n’a voient jamais connu ni cette cour, ni Paris.

Madame de Caylus, nièce de madame de Maintenon, parle de ce qu’elle a entendu dire et de ce qu’elle a vu, avec une vérité qui doit détruire à

PRÉFACE

jamais toutes ces impostures imprimées, et surtout les prétendus Mémoires de madame de Maintenon' , compilés par l’ignorance la plus grossière et par la fatuité la plus récoltante, écrits d’ailleurs de ce mauvais style des mauvais romans qui ne sont faits que pour les antichambres.

Que penser d’un homme qui insulte au hasard les plus grandes familles du royaume, en confondant perpétuellement les noms, les événeniens? qui vous dit d’un ton assuré que M. de Maisons, premier président du parlement, avec plusieurs conseillers, n’attendoit qu'un mot du duc du Maine pour se déclarer contre la régence du duc d’Orléans, tandis que M. de Maisons, qui ne fut jamais président, avoit arrangé lui-même tout le plan de la régence ;

Qui prétend que la princesse des Ursins, à l’âge de soixante et un ans, avoit inspiré à Philippe V, roi d’Espagne, une violente passion pour elle ;

Qui ose avancer que les articles secrets du traité de Rastadt excluaient Philippe V du trône ,

) . Voltaire veut parler ici des Mémoires de madame de Maintennn publics par La Beaumclle en 475i>.

Pli EF ACE.

comme s’il y avoit en des articles secrets à Rastadt;

Qui a eu l’impudence d’afGrmer que Monseigneur, fils de Louis XIV, épousa mademoiselle Chouin, et rappelle sur cette fausseté tous les contes absurdes imprimés chez les libraires de Hollande ;

Qui, pour donner du crédit à ces contes, cite l’exemple d’Auguste, lequel, selon lui, étoit amoureux de Cléopâtre? C’est bien savoir l’histoire !

Voilà par quels gredins la plupart de nos histoires secrètes modernes ont été composées. Quand madame de Caylus n’auroit servi par ses mémoires qu’à faire rentrer dans le néant les livres de ces misérables, elle aurait rendu un très-grand service aux honnêtes gens amateurs de la vérité.

DK

MADAME DE CAYLÜS.

DE

e titre de Mémoires, quoique de toutes les façons d’écrire la plus simple et la plus libre, m’a cependant paru encore trop sérieux pour ce que j’ai à dire, et pour la manière dont je le dis. J’écris des Souvenirs sans ordre, sans exactitude, et sans autre prétention que celle d’amuser mes amis, ou du moins de

SOÜVENÏllS

leur donner une preuve dénia complaisance. Ils ont cru que je savois des choses particulières d'une cour que j’ai vue de près , et ils m’ont priée de les mettre par écrit. Je leur obéis; sûre de leur fidélité et de leur amitié, je ne puis craindre leur imprudence, et je m’expose volontiers à leur critique.

Je commencerai ces Souvenirs par madame de Maintenon, dont l’esprit, le mérite et les bontés qu’elle eut pour moi, ne s’effaceront jamais de ma mémoire. Mais ni la prévention que donne l’éducation, ni les mouvemens de ma reconnoissance , ne me feront rien dire de contraire à la vérité.

Madame de Maintenon étoit petite-fille de Théodore-Agrippa d’Aubigné, élevé auprès de Henri IV, dans la maison de Jeanne d’Albret, reine de Navarre, et connu surtout par ses écrits et son zèle pour la religion protestante, mais plus recommandable encore par une sincérité dont il parle luimême dans un manuscrit que j’ai vu de sa main, et dans lequel il dit que sa rude

probité le rendoit peu propre auprès des grands.

Il eut l’honneur de suivre Henri IV dans toutes les guerres qu’il eut à soutenir ; et se retira , après la conversion de ce prince , dans sa petite maison de Mursay, près de Niort en Poitou * .

Le zèle d’ Agrippa d’ Aubigné pour sa religion, et son attachement pour son maître, lui firent tenir un discours après l’assassinat de Jean Chàtel, qui lui fit beaucoup d’honneur dans le parti des huguenots. Vous n’avez , dit-il à Henri IV , renié Jésus-Christ que de bouche , vous avez été blessé à la bouche; mais si vous le renoncez de cœur , vous serez blessé au cœur1 * 3 .

M. d’ Aubigné s’occupa dans sa retraite à écrire l’histoire universelle de son temps, et , dans la préface de ce livre , il donne à

1 , Il en fait la description dans le Baron de Fceneste ,

chap. v du livre I.

3. Ces paroles sont rapportées par d’ Aubigné luimême dans ses Mémoires.

Henri IV une louange qui m’a toujours paru si propre à lui et si belle, que je ne puis m empêcher de la rapporter ici. Il appelle Henri IV le conquérant du sien , éloge qui renferme, ce me semble, en deux mots, toute la justice de sa cause, et toute la gloire des autres conquérans.

Théodore-Agrippa d'Aubigné, dont je parle, épousa Suzanne de Lezay, de la maison de Lusignan. Il eut de ce mariage un fils et deux filles : l’aînée épousa M. de Caumon- Dadde, et l’autre M. de Villette, mon grandpère. Le fils fut malheureux, et mérita ses malheurs par sa conduite'. Il épousa, étant prisonnier dans le château Trompette de Bordeaux, Jeanne de Cardillac, fille de Pierre de Cardillac, lieutenant de M. le duc d’Epcrnon, et gouverneur, sous ses ordres, de cette place. Sa femme ne l’abandonna jamais dans ses malheurs, et ac-

1. Il fut accusé d'avoir fait de la fausse monnoie. (Note de madame de Cay lus.)

coucha, dans la conciergerie de Niort , de Françoise d’Aubigné, depuis madame Scarron, et ensuite madame de Maintenon.

Je me souviens d’avoir entendu raconter que madame d'Aubigné , étant venue à Paris demander au cardinal de Richelieu la grâce de son mari , ce ministre avoit dit en la quittant : Elle servit bien heureuse si je lui refusois ce qu elle me demande.

11 est aisé de croire qu’un tel homme n’avoit pas beaucoup de religion ; mais il est rare qu’il en parlât à sa fille et à une enfant ; car j’ai ouï dire à madame de Maintenon que, la tenant entre ses bras, il lui disoit : Est-il possible que vous , qui avez de l'esprit , puissiez croire tout ce qu'on vous apprend dans votre catéchisme ?

Les mauvaises affaires que M. d’Aubigné s’étoit faites l’obligèrent à la fin de prendre un établissement en Amérique. Il y mena sa famille, qui consistoit en une femme, deux garçons, et cette petite fille, qui n’avoit, je crois, que dix-huit mois, et

qui fut si malade dans le trajet, qu'on fut prêt à la jeter à la mer, la croyant morte.

M. d’Aubigné mourut à la Martinique, à son second voyage1, car je crois avoir entendu dire qu’il en avoit fait deux. Quoi qu’il en soit, madame d’Aubigné revint en France avec ses en fa ns : elle trouva leurs biens vendus et dissipés par les créanciers de leur père, et par l’injustice de quelquesuns de ses parens. Ma grand’mère, sœur de leur père, et femme de mérite, prit soin de cette famille malheureuse, et surtout de la petite fille, qu’elle demanda à sa mère, et qu’elle élevoit comme ses propres enfans ; mais mon grand-père et ma grand’mère étant huguenots, madame de Neuillan, mère de la maréchale de Navailles et parente de M. d’Aubigné, demanda à la Reine mère un ordre pour retirer cette enfant de leurs mains.

t . Il mourut , au retour de son second voyage de la Martinique, dans un voyage qu’il fit à Orange. (Note de madame de Caylus.)

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Madame de Neuillan voulut faire par là sa cour à la Reine ; mais son avarice la fit bientôt repentir de s’être chargée d'une demoiselle sans bien, et elle chercha à s’en défaire à quelque prix que ce fût. C’est dans ce dessein qu’elle l’amena à Paris, et qu’elle la mit dans un couvent, où elle se fit catholique, après une longue résistance pour sa jeunesse ; car je crois qu’elle n’avoit pas encore quatorze ans faits.

Je me souviens, à propos de cette conversion, d’avoir entendu dire à madame de Maintenon, qu’étant convaincue sur les articles principaux de la religion, elle résistoit encore, et ne vouloit se convertir qu’à condition qu’on ne l’obligeât pas de croire que sa tante qui étoit morte, et qu’elle avoit vue vivre dans sa religion comme une sainte, fût damnée.

Après que madame de Neuillan eut fait mademoiselle d’Aubigné catholique, elle la maria au premier qui se présenta ; et ce fut M. Scarron, trop connu par ses ouvrages

pour que j’aie rien de nouveau à dire de lui.

Voilà donc Françoise d’Aubigné, à quatorze ans, dans la maison d’un homme de la figure et du caractère de M. Scarron, remplie de jeunes gens attirés par la liberté qui régnoit chez lui. C'est là cependant que cette jeune personne imprima, par ses manières honnêtes et modestes, tant de respect, qu’aucun n’osa jamais prononcer devant elle une parole à double entente , et qu’un de ces jeunes gens dit : S'il fallait prendre des libertés avec la Reine ou avec madame Scarron , je ne balancerais pas , f en prendrois plutôt avec la Reine. Elle passoit ses carêmes à manger un hareng au bout de la table, et se retiroit aussitôt dans sa chambre, parce qu’elle avoit compris qu'une conduite moins exacte et moins austère, à i’àge où elle étoit, feroit que la licence de cette jeunesse n’auroit plus de frein, et devicudroit préjudiciable à sa réputation. Ce n’est pas d’elle seule que je

tiens ces particularités ; je les tiens de mon père, de M. le marquis de Beuvron, et de plusieurs autres qui vivoient dans la maison dans ce même temps.

Je me souviens d'avoir ouï raconter qu’étaut un jour obligée d’aller parler à M. Fouquet, elle affecta d’y aller dans une si grande négligence , que ses amis étoieut honteux de l’y mener. Tout le monde sait ce qu’étoit alors M. Fouquet, son foible pour les femmes, et combien les plus haut huppées et les mieux chaussées clierchoient à lui plaire.

Cette conduite, et la juste admiration qu’elle causa , parvinrent jusqu’à la Reine. Le baron de La Garde lui eu parla le premier , et fut cause qu’à la mort de M. Scarron cette princesse, touchée de la vertu et du malheur d’une fille de condition réduite à une si grande pauvreté, lui donna une pension de deux mille livres , avec laquelle madame Scarron se mit dans un couvent , et ce fut aux Hospitalières du faubourg Saint-Marceau. Avec cette modique

pension on la vit toujours honnêtement et simplement vêtue. Ses habits n’étoient que d'étamine du Lude; du linge uni; mais bien chaussée et de beaux jupons; et sa pension, avec celle de sa femme de chambre et ses gages suffisoient à sa dépense; elle avoit même encore de l’argent de reste, et n’a jamais passé de temps si heureux : elle ne comprenoit pas, disoit-elle alors, qu’on pût appeler cette vie une vallée de larmes.

Le maréchal d’Albret, qu’elle avoit connu chez M. Scarron, l’avoit bée d’amitié avec sa femme : preuve certaine encore de la vertu qu’il avoit reconnue dans madame Scarron ; car les maris de ce temps*là, quelque galans qu’ils fussent, n’aimoient pas que leurs femmes en vissent d’autres dont la réputation eût été entamée.

Madame la maréchale d’Albret étoit une femme de mérite, sans esprit-, mais madame de Maintenon, dont le bon sens ne s'égara jamais , crut, dans un âge aussi peu avancé, qu’il valoit mieux s’ennuyer avec de telles

femmes que de se divertir avec d’autres. La maréchale d'Albret la prit en si grande amitié quelle fit son possible pour l’engager à venir demeurer chez elle, ce qu’elle refusa; mais elle y alloit souvent dîner, et on l’y retenoit quelquefois à coucher.

Madame Scarron s’attiroit cette amitié par une grande complaisance et par une attention continuelle à lui plaire, à laquelle la maréchale étoit peu accoutumée; et j’ai ouï dire que quand elles alloient à quelque spectacle, cette pauvre femme, qui n’entendoit rien aux choses qu’on représentoit , vouloit toujours avoir auprès d’elle madame Scarron pour qu’elle lui expliquât ce qu’elle voyoit elle-même devant ses yeux, et la détournoit ainsi de l’attention qu’elle auroit voulu donner aux pièces les plus intéressantes et les plus nouvelles.

C’est cette même maréchale d’Albret, qui fut accusée, malgré sa dévotion et son mérite, d’aimer un peu trop le vin, ce qui paroissoit d’autant plus^extraordinaire en ce temps-là

que les femmes u’en buvoient presque jamais, ou du moins ce n’étoit que de l’eau rougie. Je me souviens, à propos de la maréchale et de son goiit pour le vin, d’avoir ouï raconter que, se regardant au miroir et se trouvant le nez rouge , elle se dit à ellemême : Mais oh est-ce que j ai pris ce nezla? et que M. de Matha de Bourdeille, qui étoit derrière elle, répondit, entre bas et haut : Au buffet.

Ce même Matha étoit un garçon d’esprit infiniment naturel, et par là de la meilleure compagnie du monde. Ce fut lui qui, voyant la maréchale d'Albret dans une grande affliction sur la mort ou de son père ou de son frère, et qui, dans sa douleur, ne vouloit point prendre de nourriture, lui dit : Avezvous résolu , madame , de ne manger de votre vie ? s'il est ainsi, vous avez raison; mais si vous avez à manger un jour , croyezmoi, il vaut autant manger tout à /’ heure. Ce discours la persuada ; elle se fit apporter un gigot de mouton. C'est lui encore à qui

l’on demanda comment il pouvoit faire pour être si légèrement vêtu en hiver, à quoi il répondit : Je gèle Je froid.

Le maréchal d’Albret avoit deux parentes qui demeuraient avec madame sa femme, mademoiselle de Pons, et mademoiselle de Martel , toutes deux aimables, mais de caractère différent. Ces deux filles ne s’aimoicnt pas, et ne s’accordoient guère que sur le goût qu’elles avoient l'une et l’autre pour madame de Maintenon.

Madame de Montespan, parente aussi du maréchal d’Albret, se joignoit à cette société, et c’est là qu’elle connut madame de Maintenon. Elles se plurent mutuellement , et se trouvèrent l'une à l’autre autant d’esprit qu’elles en avoient en effet.

Madame de Maintenon avoit encore l’hôtel de Richelieu, où elle alloit souvent, également désirée partout; mais je parlerai ailleurs de M. de Richelieu.

C’est sans doute à peu près dans le même temps qu’une des princesses de Nemours

SOUVENinS

devint reine de Portugal *. Les amis de madame de Maintenon lui parlèrent si avantageusement d’elle qu’elle eut envie de l’emmener, et le lui fit proposer. Cette occasion paroissoit favorable pour l’état de sa fortune ; mais il étoit triste de quitter son pays, et de renoncer à une vie pleine d’agrément. Elle fut quelque temps en balance, et bien affligée pendant la durée du combat que les raisons pour et contre excitoient en elle; mais enfin son étoile l’emporta , elle refusa les offres de cette reine.

Je me souviens d’avoir ouï raconter encore que madame la princesse des Ursins , alors madame de Chalais, faisoit de fréquentes visites à l’hôtel d’Albret. Je lui ai entendu dire depuis à elle-même , parlant à madame de Maintenon, qu’elle souffroit impatiemment que le maréchal d’Albret et les autres seigneurs importans eussent tou-

1. Marie-Françoise- Élisabeth de Savoie-Nemours, dite mademoiselle d’Aumale, épousa Alphonse VI, roi de Portugal, le 25 juin 186(1.

jours des secrets à lui dire , pendant qu’on la laissoit avec la jeunesse, comme si elle eût été incapable de parler sérieusement. Madame deMaintenon avouoit avec la même sincérité quelle ne s’ennuyoit pas moins de ces confidences que madame des Ursins envioit, et qu’elle aurait souvent voulu qu’on l’eût crue moins solide , pour la laisser se divertir , et ne pas la contraindre à écouter les fréquens murmures et les projets des courtisans. Cet échantillon marque, ce me semble, la différence du caractère de ces deux femmes, qui depuis ont joué de si grands rôles; car il faut avouer que madame de Maintenon n’étoit pas née pour les affaires : elle craignoit les intrigues par la droiture de son cœur, et elle étoit faite pour les délices delà société par l’agrément de son esprit. Mais avant de raconter les suitesqu’eurent les commencemeus de connoissance entre madame de Maintenon et madame de Montespan, je dirai un mot de ma famille, et de ce qui me regarde en particulier.

La paix étant faite le Roi, tranquille et glorieux, crut qu’il ne manquoit à sa gloire que l’extirpation d’une hérésie qui avoitfait tant de ravages dans son royaume. Ce projet étoit grand et beau , et même politique , si on le considère indépendamment des moyens qu’on a pris pour l’exécuter. Les ministres et plusieurs évêques, pour faire leur cour , ont eu beaucoup de part à ces moyens, non-seulement en déterminant le Roi à en prendre de ceux qui n’étoient pas de son goût, mais en le trompant dans l’exécution de ceux qui avoient été résolus.

Mais il est bon de dire, pour rendre ma pensée plus claire, que M. de Louvois eut peur, voyant la paix faite, de laisser trop d’avantage sur lui aux autres ministres, et surtout à M. Colbert et à M. de Seignelay son fils, et qu’il voulut, à quelque prix que ce fût, mêler du militaire dans un projet qui

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