‹ Souvenirs de Saint Cyr et de l'École d'État-Major (volume 2)Chapitre 17 sur 28 · LES GRADES — LES GRENADIERS 9I · texte numérisé non relu

LES GRADES — LES GRENADIERS 9I

inquisiiionnaires des Bas et à se dérober à leurs investigations pour introduire dans la place les objets de contrebande.

Je me rappelle encore qu'un beau soir, en revenant de Paris avec deux bouteilles de liqueur dans les deux poches de derrière de ma longue capote, que nous inaugurions le jour même et qui nous paraissait tout ce qu'il y avait déplus propice à la contrebande, je fus appréhendé par un adjudant. H avait ordre, disait-il, de me conduire chez le colonel.

« Aïe, aïe, pensais-je ! Enfoncé, comment me débarrasser des bouteilles se balançant derrière moi } Impossible, le Bas me suivait pas à pas, sans me perdre de Toeil. Enfin je monte Tescalier plus mort que vif et j'arrive en face du redoutable Baraguey d'Hilliers. Je l'entends déjà m'ordonnant de remettre mon fruit défendu et prescrivant à l'adjudant de me mener à la salle de police.

Je m'étais trompé, le colonel voulait me communiquer une lettre de mon père et ne pensait à rien autre chose. La communication terminée.

je me relire à reculons, la main à la visière du shako ; le colonel me souhaite le bonsoir, et je rejoins mon lit avec mes deux bouteilles, en faisant le plus beau ouf de la terre. Jamais liquide ne m'a paru plus délicieux.

« l'officier galette » — l'iî^FIRMERIE — ANECDOTE

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