‹ Souvenirs de Saint Cyr et de l'École d'État-MajorChapitre 18 sur 37 · LE BONNET DE POLICE · texte numérisé non relu

LE BONNET DE POLICE

O mon bonnet, 6 ma seule coiffure, D'un bonnet fin tu n'a plus le brillant; Deux brins de fil te servent de couture, Un gland rap^ fait ton seul ornement (Ws),

Sur ton sujcl qu'on n'aille point mqdir Tant que du froid tu mc garantiras, Je chanterai tc refrain sur ma lyre :

Moa vicil ami, nc nous s^parons pas.

Quand tu parus dans notrc rtipublique Tu sus dcs sots exciter Ics clameurs ; Mais sur mon front dedaignant la critique, Tu rcstcs fcrmc en di^pit dcs censeurs [bis].

:r la pousslerc c

s maintc presse

Les eombattatits te foulaient sous leurs pas.

HI De rnaint accroc, de mainte dcchirure Ton maitre, scul, fut le reparateur ; Et dc toi scul cDipruntant sa parurc, S'il parut beau, toi scul en fut I'auteur {bts}. Quand au parloir j'allais trouvcr ma mere, Mcs Eccurs dc loin, tcndaot Icurs jolis bras, A son bonnet reconnaissaient leur frerc...

Mais ee bonnet, si ehaiid, si vcnCrablc, Scrvit encore & bicn d'aulrcs emplois, Et gtflcc a lui, je me rcndis coupablc De maint dclit prcvenu par nos lois (bis].

Charge souvent du present d'une mere, Mon vieux bonnet, par ses soins delicats, De mes bonbons fut le depositaire.

Mon vieil ami, etc...

Quelque avenir que le destin m*appr6te, Mon vieux bonnet sera de tous les temps...

Je le mettrai quelquefois sur m.a tSte, Pour faire peur a mes petits enfants {bis).

Je vois ma femme, k mon aspect severe, Courir vers eux, les serr^ dans ses bras.

Oh! quel tableau pour le coeur d'un bon pere. Mon vieil ami, etc...

mes enfants, loin du bruit de la terre, Lorsque j'irai rejoindre mes aieux, Du vieux bonnet qui couvrait votre pere Prenez toujours un soin religieux... (bis).

Souvenez-vous, en versant quelques larmes, Qu'au temps jadis, votre pere ici-bas A le chanter trouva souvent des charmes, D*un vieil ami ne vous separez pas.

Enfin, je terminerai mes souvenirs deSaint-Cyr par la chanson intitulee :

Oui demaja Au matin S'ouvre la carriire, Et la liberta Succede k la captivitc Prends I'cssor, Presse cncor Ta marche kgire, Temps, pour nous faire sorlir Tu oe peux trop courir.

Adieu, triste solitude.

Oil triquemment j'ai bailie; Adieu, rotnantique itude, Ou parfois j'ai sommeilli;

Adieu, vaste rifecloire, Uu I'oQ est toujours certain De bien manger et boire Lorsquc Ton n'a pas faint.

Adieu, salle de police.

Oil je (us r6ti, grille ; Piquet, ton cruel supplice Ne me tiendra plus coIU.

Hebdomadaire omelette, Sees gigots, disparaissez.

L'eclat de l*epaulette

Vous a tous ef fares.

Mais toujours avec ivresse Je me souviendrai de vous, Contrebande enchanteresse, Plans, 6 passe-temps si doux.

Gaiment oubliant I'ecole, Qu'avec plaisir j'ai quittee, La chaine et la boussole Pour les flancs d*un pate.

L*un va garder le monarque, L*autre est fier d'etre pinceau (i), Pour Saumur Tautre s'embarque Houzard ou dragon nouveau.

Si moins d'eclat environne Le modeste fantassin-,

A pied mieux que personne

II f«ra 9on chemin !...

(i) Pinceau^ surnom donne a I'officier d'etat-major.

En Buivant notre carrUre, Mes amis n'oublions pas Ceux dont la main tuWiaire

Dirigea e

VouUz-v

Payer lei

Parvea

En Ics

los premiers pas.

ous, chers camarades, irs soins g^ncreus?

ons i leurs grades gagnant comme eui.

Deus an^ Nous alii Alais an Ceux qut gu-aux a Charles (

; Ton nous vit ensemble;

m^tne esprit rassemble

rmcs de la victoire i) lixe un rendez-vous.

Je fais suivre mes souvenirs de Saint-Cyr et ■ I'Kcole d'etat-major des notices historiques co

(I) Gate chanson date du

c de Charles X.

sacrees aux Aleves de ma promotion, dans Tune et I'autre ficole, qui ont atteint les premiers grades de Tarmee ou qui sont morts an champ d'honneur.

La promotion entree a Saint-Cyr en 1832 a donne a la France :

10 generaux de division; 12 g6ndraux de brigade, dont un pass6 intendant general ; i colonel qui, en retraiteau moment de la guerre de 1.870, a repris son ep^e et a commandeavec distinction une brigade au siege de Paris, M. de Camas ; 2 intendants divisionnaires. 10 ont ete tues a I'ennemi.

Generaux de division :

D'infanterie : Le Poitevin de Lacroix, de Lartigue, de Brauer, Deligny, Guignard, Metraan, Fauvart Bastoul.

De cavalerie : de Gondrecourt, de Pierre de Bernis.

De Tinfanterie de marine : Reboul.

Generaiix de brigade :

D'infanterie : de la Guigneraie, Maurice, Ferradou, Lc Roy de Dais, Dubos, de La Bastide, Cler, Mongin.

De cavalerie : Du Paty de Clam.

De I'etat-major : Galinier, Ferret, Wauberl de Genlis.- , Intendant general : Mongin.

Intendants : Croizet, Airolles.

Tues k I'ennemi : !e lieutenant Guyon, de I'iofanterie, en Afrique; le commandant d'Anthfis, chef de bataillon dans la garde impSriale, k Sebastopol ; d'Arbois, chef de bataillon de zouaves, a S^bastopol ; de Cargouet, chef de batailloa d'infanterie, a Sebastopol ; Magnan, lieutenant-colonel d'etat-major, a Sebastopol ; Lauce, colonel de tirailleurs indigenes, a Solferino ; Paalzc d'lvoy, colonel du t" de zouaves, k Melegnano ; de Maleville, colonel du 55" de Hgne, k Solferino; le general Cler, de la garde imp^riale, k Magenta; le

colonel d*infanterie Supervielle, a Saint-Privat, 1870; le colonel d'etat-major Beraud, au combat de Saint- Jean-sur-Evre (armde de la Loire), iffyo.

Geniraux de division :

LePoitevindeLaCroix-Vaubois (Louis-Joseph), ne h, Anvers (Belgique), de parents fran(jais, le 23 mafs 181 5, grand'croix de la Legion d'honneur, entr6 k Saint-Cyr le i8 novembre 1832, caporal a cette Ecoie le 20 septembre i833,sergent le 17 novembre, sous-lieutenant le 20 avril 1835, au 6y de Ifgne, ayant obtenu undes premiers numdros desa promotion; fut admis le 1®' Janvier 1836 comme eleve k Tficole d'6tat-major. L'annee suivante, M. de La Croix quitta I'ficole d'application pour rejoindre i Alger son regiment, le 63* de ligne, oil il fut nomme lieutenant le 26 aoQt 1837, ayant renonce au service d'etat-major.

Le jeune officier fitun premier sejour de dix-huit mois dans notre colonie, du 10 septembre 1837

Il6

au 32 juin 18^9. Capitaine le 6 decembre 1840,31 tour du choix; venu en garoison a Paris, il oblJD de passer avec son grade au rfigiment de zouave du colonel Cavaignac, a Alger, le 22 mai 1841 Erabarque pour notre colonie le 6 juHlet, il y f un second sejour de neiif annees, de juillet 1 841 mars 1S50. Pendant ce laps de temps il prit pai a de Dombreuscs expeditions et reijul, le 14 juilli 1844, la croix de chevalier de la Legion d'honneu Le 26 novembre 1849, k I'assaut de Zaalcha, i!fi blesse d'une balle a la tete. Cite et promu chef i balaillon au 75' de ligne, le 16 Janvier 1850, rejoignit a Bordeaux son nouveau regiment, qu' quilta pourprendrelecommandement du 2' bata.

Ion d'infanterie Ugerc d'Afriqiie, oil il fut nomn le 30 decembre 1852.

Embarquepourl'Afrique, le 5 fevrier 1^53, po' la IroisiSme fois, il vint prendre, dans la provim d' Alger, le coramandement de son balaillon, et f fait lieutenant-colonel, le 10 octobre 1855, au 2* r giment de tirailleurs indigenes, qu'il rejoignit Oran. 11 avail 6te fait officierdelaLdgiond'honne

le 15 octobre 1852. Colonel dii 3® tirailleurs algeriens, aConstantiae, le 17 mars 1858, commandeur le 15 aout i860, pendant qu'il etait en expedition, il fut cite k Tordre de Tarm^e d'Afrique du mois d'aout pour sa belle conduite dans le combat centre les Beni-Minoum.

Le& services du colonel Le Poitevin de La Croix dans notre colonic lui valurent les etoiles de general de brigade, qui lui fur^t donndes le 20 decembre 1 864. Laisse k la disposition du gouverneur general, mardchal de Mac-Mahon, il re^ut le commandement de la 2« subdivision de la province de Constantine, celle de Bone. Lors de Texpedition de la Kabylie orientale, il fut mis i la tete de la 3® brigade d'infanterie et obtint une citation k Tordre de Tarmee d'Afrique.

Le 27 decembre 1866, ce brave officier general ayant ete appele k Paris, pour commander la 2« brigade de la 2® division d'infanterie de la garde imp6riale, s'embarqua le 8 f^vrier 1867 pour la France.

En 1870, M. le general de La Croix conduisit sa

brigade d'^lite 4 rarmiie de Metz, combattit a sa tfite aux grandes journees d'aoflt, de seplembre et d'octobre, autour de la place, prit part k la belle defense de cette place, et aprds la capitulation du 28 octobre il ful en captivile en Allemagne. A la batallle de Gravelotte, le 16 aoflt, le general avait eu un cheval tu6 sous Ini ; le 37 octobre, veille de la capilulation de Metz, il avait 6td promu g^ndral de division.

De relour en France, le jo avril 1871, ^la signature de la paix, M. Le Poilevin de La Croix vint a Versailles et retjut du goiivernetnent la mission ■ importante de se rendre a Cherbourg poury organiser les regiments provisoires. Nomm6 divisionnaire le2o avril 187) , pour prendre rangdu 27 octobre 1870, il fut k Grenoble pour commander la 20' division territoriale, puis, le 22 juin 187 1, il obtinl le com man dement de la province de Conslantine.

A peine en possession de son nouveau commandement, le general se mlt a la tfitc d*une colonne chargde d'operer entre Milah, k Test, et S6tif, au

sud-ouest, pour reprimer la revoke des Kabyles. Le 15 aout il livra.un beau combat aux nombreux contingents des dissidents cherchant a eulever un convoi venant de Milah. II ies repoussa, les accula au pied d'un rocher, par une habile manoeuvre, et ieur tua beaucoup de monde.

Charge d'une inspection generale en 1872 el 1873, eleve a la dignite de grand-officier de la Legion d'honneur, le 22 mars 1872, 11 quitta TAlgerie, le 7novembre 1873, pour prendre en France, a Paris, le commandement de la 21* division d'infanterie, * detachee du 11® corps d'armee. Le 3 f^vrier 1880, la longue et belle carriere militaire du general Le Poite'vin de La Croix-Vaubois fut couronn^e, par la grand'croix de la Legion d'honneur. Atteint par la limite d'^ge, il fut admis a la pension de r^traite ' par decret presidentiel du 22 aout 1880.

Get officier general, qui avait ete autorise, le 12 juillet 1850, a joindre k son nom celui de Vaubois, d'un general illustre, son parent, est grand'croix de Tordre pontifical de Gr6goirele Grand, et decore de I'ordre du Nicham de Tunis.

Son existence, depuis sa sortie de Saint-Cyr, s'esl dcoulec en campagnes, principalement dans noire colonic d'Afrique. Cest toute une vie de soldat.

De Lartigue (Marie-Hippolyte), ne 4 Montesquieu-Volvestre (iIaute-Garonne),le lyavril i8[^, grand-ofticier de la Legion d'honneur, entra a Saint-Cyr le 22 novembre 1812. Sous-lieutenant au 8° delignele 20 avril 1835, il rejoignit ce rfigimenl a Phalsbourg, fut avec !ui en garnison 4 Lyon, a Bcsan(^on, ^ Brian^on, et y ful nommd lieutenant i( 27 decembre 1840. En Corse, k Bastia, en 184^ Capitaine au tour du choix, le 2 mai 1845, ^tant i Perpignan, il fut embarque le 27 septembre 184; pour I'Algerie (province deConstantine), oiiil resti jusqu'au 28 octobre 18^4. Souvent en expeditioi pendant son sejour dans notre colonic, lecapitaim de Lartigue ret;ut, le 9 Janvier 1850, la croix d< chevalier de la Legion d'honneur.

Promu chef de balaiUon le 8 aoijt 1851, au 16* le ger, alors dans la division de Conslantine, il nf quitla pas la province, fit plusieurs autres expedi-

tions jusqu'en 1854, etfutnomm6, le 15 septembre 1854, lieutenant-colonel au 23* l^ger, devenu le 98« de ligne. M. de Lartigue, embarque le 28 octobre 1854 pour Tarmde d'Orient, quitta TAlgerie pour se rendre devant Sebastopol a la i" brigade (Beuret) de la 3* division (P^t^) du i" corps (de Salles). CitdaTordre de Tarmde du 28 mai 1855, pour sa brillante conduite aux combats de nuit des 23 et 24 mai, il regut, le 14 septembre, apres la prise de la ville russe, la croix d'officier de la Legion d'honneur, et revint en France le 17 juin 1856, colonel le 26 juin 1855, commandant le 28*^ de ligne, qu'il ramena a Limoges, puis k Lorient. II fut promu general de brigade le i4aout i860, resta quelques semaines en disponibilit^ et fut pourvu, le 2 octobre, au commandement de la subdivision de la Charente, a Angouleme. Le 16 mars de Tannee suivante, il eut celui de la Haute-Savoie, a Chamb6ry. En 1863, le gendral de Lartigue prit, au camp de Chalons, le commandement de la I'* brigade de la 2« division d'infanterie. Pendant son s^jour au camp, il s'occupa avec fruit des

operations si importantes du tir de I'infanterie, et le 31 decembre, il fut nomme inspecteur permanent de ce tir, fonctions qui lui permirent de rendre de grands services et lemirentenevidence- Il fit au camp des conferences et forma des officiers de tir qui repandirent cette importante instruction dans leurs regiments. Commandeur Je 30 decembre 1862, l1 conserva son emploi d'inspecteur ginirai du (ir et ses inspections annuelles jusqu'a sa promotion an grade de divisionnaire, le 26 fdvrier 1 870. Le r'niars,!! fut place au"comilede sonarme,etle iQ juiilet, a la formation de I'arraee du Rhin, ii requt I'ordre de prendre le commandement de la 4'= division du i" corps (Mac-Mahnn, puis Ducrot). II mena sa division k Frceschwiller, a la retraite sur Chalons et i la bataille de Sedan, apres avoir lite eleve, le 20 aoilt 1870, k la dignite de grand- of ficier de la Legion d'honneur, Le I'^'septembre, a la journee de Sedan, le general' de Lartigue fut blesse de deux dclats d'obus I'un a la jarobe, I'autre au bras gauche. Le mdme obus tua son cheval sous lui.

En captivite en Allemagne jusqu'au 2 1 mars 1871 , depuis le 2 septembre 1870, apres la convention de ce jour, il re^ut a sa rentree en France le commandemeht de la 21® division militaireterntoriale, a Limoges. Inspecteur general d'infanterie en 1872 et 1873, commandant en chef le 12® corps, le 14 octobre 1873, k Limoges, il eut a inspecter en 1874 et 1875 le Prytan^e militaire de la Fl^che et TEcole speciale militaire de Saint-Cyr.

En 1879, le general de Lartigue ayant demande sa mise a la r^traite, y fut admis par anticipation, par decret presidentiel du 24 mars 1880.

^ De Brauer (Joseph), n^ le 25 avril 181 5; a Limbach (Prusse rh6nane), de parents frant^ais, antra aSaint^Cyr le 20 novembre 1832, caporal a cette ecole le 29 septembre 1833, sergent le 17 novembre, il en sortit en 1834 pour rejoindre le 8* de ligne comme sous-lieutenant (le 20 avril 1835) k Phalsbourg. Lieutenant le 5 juillet 1840 au 9* bataillon de chasseurs a pied, dans la province d'Oran, capitaine le 23 mars 1845 au 8° ba-

la^

SAINT-CTR

tailloDdelameme arme, ilypritles foactions d'a

judant-major. II resta en Algdriedu 17 avril 18. au 9 mai i8jo, lit un grand nombre d'espeditio el reijut, le ^o avril 1849, pendani son sejoui Oran, la croix de chevalier de la Legion d'ho neur.

Renlre en France h la fin de jH^ii, 11 tint ga nison a Grenoble et vint a Paris I'annee suivani Promu commandant le 30 decembre 1853, il p le commandemeDt de son bataiilon de chasseui fjt nomme lieutenant-colonel au 76° de ligne . fort de Noisy, le 24 f^vrier 1856, et fut a I'arm de Lyon en 1857.

Colonel le 14 mai 1850, il prit, a Angers, commandement du iy° de ligne, fut nomme ofl cier de la Legion d'honneur le ^ novembre de mfime annSe 1859, et embarqua avec sonregime en 1862 pour la division d'ilalie, k Rome. II mei son regiment h la bataille de Menlana, resta dai la Peninsule jusqu'en 1805, revinl en France, Bourges, aprfes avoir re^ii, le 20 decembre 186. la croix de commandeur, et occjpa en 1865 1

1866 le camp de Chalons. Embarqu^ de nouveau pour Civita-Vecchia, a la division d'occupation d'ltalie, le 3 novembre 1867, il en revint en mai 1868, k rarm6e de Paris.

Le 10 aout 1868, M. Brauer eut les Epaulettes de general de brigade, et le 28 du meme mois le commandement de la subdivision des Vosges, a fipinal. En 1869, il fut appele au camp de Chalons, ^ la I" brigade de la r* division d'infanterie du camp. A la lev6e du camp, il eut le commandement de la subdivision de la Meurthe, a Nancy, ou il se trouvait lors de la declaration de guerre k la Prusse, le 15 juillet 1870. Le lendemain, 16 juillet, il re^ut le commandement de la I'e brigade de la 4® division (Decaen) du 3*^ corps (Bazaine) de Tarmee du Rhin, brigade qu*il mena aux grandes batailles d'aout et de septembre autour de Metz, a Borny, a Gravelotte, a Saint-Privat. En captivite en AUemagne apr6s la capitulation du 28 octobre, rentr6 le 29 mars 1871, il revint assez k temps pour mettre son 6pee au service de Tordre et pour prendre a Tarmee de Ver-

sailles, lev6e contre la Commune, le commandement de la i" brigade de la 2° division d'infanterie (Garnier) du 4° corps (Clinchant), oil il fut nomme le n avril 1S71. Apres le second siege de Paris, il eut les epaulettes de divisioiinalre, le 26 dicembre 1872, et fut charge d'une inspection gdndrale d'infanlerie. Le 26 mai 1871, cet officier avail regu une forte contusion, produite par la balle d'un insurge, & la rdgion du cceiir.

Commandant la 6° division d'infantcrie au -]' corps en !87'!, division ddtach^e k Paris, il continua ses operations d'inspections generales jusqu'en 1879, et fut elev6, le i-j 'Janvier 1*^79, i la dignity de grand-officier de la Legion d'honneur. Par d^cret prdsidentie! en date du 7 mai 1S80, M. Brauer fut admis, sur sa demands, k la pension de relraite, II est commandeur de I'ordre pontifical de Saint-Gregoire-le-Grand et medaille de Mentana.

Deligny (Edouard-Jean-Elienne), geniSral de division d'infanterie, grand-croix de la Ldgion

d^honneur, n^ k Ballan (Indre-et-Loire), le 12 decembre 181 5, fit ses etudes a Tficole royale militaire de la Fleche, ou il fut admis em 1827 et dont il sortit en 1832, pour entrer, le 20 novembre, a I'Ecole speciale militaire de Saint-Cyr. Sous-lieutenant du 20 avril 1835, au 13° leger, enfbarque avec ce regiment le 3 mai 1840 pQur TAfrique, il ne quitta plus notre colonie jusqu'en mai 1859. Lieutenant le 27 d^cembre 1840, il se trouva a un grand nombre d-exp^ditions, dont celle du Maroc de 1844, terminee par la bataille de Tlsly, ou il se distingua. Capitaine le 19 octobre," apres cette glorieuse journee, il obtint, le 12 mai 1848, de passer avec son grade au bataillon de tirailleurs d'Oran. II avait re^u la croix dela Legion d'honneur le 3 octobre 1842.

Chef de bataillon le 12 septembre 1848, d'abord au ^6° de ligne, puis au I2«, le 12 avril 1849, i^ soUicita et obtint, pour ne pas quitter TAlgerie, de prendre au 7° leger, le i«' ddcembre 185 1, le commandement d'un bataillon.

Officier de la Legion d'honneur le 28 juillet

i849' il fit promu lieutenaDt-colonel ie lomai 1S52, au 75" de ligoe, ne resta dans ce grade qus qiielques mois, et ful nommd, le -jo d^cembre dt ta meme annee, colonel du 00° de ligne, r^gimenl donl il prit le commandement a Alger.

En i«54, le colonel Dcligny mena le 60° di ligne k la premiere expedition de la Grande Kabylie et dans le Djurjura, II fut blesse d'un coui de feu a la tfite le 20 juin, fut cit6 le ij aoQli I'ordre de rarmfie d'Afrique, et rei;ut le 29 juillet comrae recompense de ses brillants services, 1; croix de commandeur de la Legion d'honneur.

Officier de guerre d'unc vigueur et d'une intelligence reconnues et apprecifies, M. Deligoy fu narame g^n^ral de brigade le ■)! juillet 1855, e laisse en Algerie, i la disposition du gouverneu general. En 1857, il fit la seconde expedition d la Grande Kabylie, du raar^chal Randon. L II juillet, au combat livre aux llliien, cet officie general menant sa brigade k I'ennemi, fut grieve' mcnt blesse d'une balle a I'epaule droite; mis. I'ordre du corps expeditionnaire, il resta en Al-

gerie jusqu'au 30 avril 1859. II revint alors en France, apr^s un sejour de dix-neuf anndes dans notre colonic, pour prendre, a Metz, le commandement d*une brigade d'infanterie, brigade qui, le 20 mai, devint la F® de ia 2® division de Tarmee d'observation pendant la campagne d'ltalie, et fut dissoute le 20 septembre, apres la convention de Villafranca.

Nommd alors au commandement de la subdivision du Loiret, h Orleans, le general Deligny ne prit pas ce commandement, ayant obtenu de retourner en Alg^rie. Mis a la disposition du commandant en chef des forces de terre et de mer de notre colonic, Ic i®' octobre 1859, il commanda la province d'Oran, et fut elev6 k la dignity de grandofficier.

Deux mois plus tard, le 11 decembre 1859, le brave g^n^ral 6tait promu divisionnaire et investi des fonctions d'inspecteur general. II fut envoye, en 1869, ^^ camp de Chalons, pour y commander la premiere division d'infanterie. Le 15 juillet, on r«ppela au commandement de la premiere divi-

SMNtHTTR

sion d'inbDlerie de la garde imp^riale. Gran

croix de la Legion d'honneur le 7 juin 1865, mena sa division d'^lite, en 1870, a Tarmde Metz, combaitit k sa Idte aux grandes journi d'aoflt, de septembre, d'octobre, contribua a belle defense de la place, et fut en captivite AUemagne apres la capilulation du 28 octobre ■ Pendant son s^jour a lYlranger, il rassem ses souvenirs et occupa ses ioisirs a rediger petit volume historique des plus curieux et 1 plus vdridiques sur le siege de Melz. De ret' en France a ia signature de la paix, le g;end; un instant disponible, fut nomme, le 5 octo 1872, membre du conseil supdrieur de guei puis, le 28 septembre de I'annde suJvante (iticomniandant en chef le 4° corps, au Mans.

1878, il dirigea les grandes manosuvres a une habilele remarquabie. Mis en disponibi le II fevrier 1879, par le ministre Farre, qui v lait sans doute le punir d'avoir commande troupes de la garde impfiriale, il fut ensi ctiar^e d'inspccter les 8", 10° et 12° corps d'

m6e, em 880, puis il eut mission d*assister, en septembre, aux operations du i«' corps, dans le Nord.

Atteint par la limite d'dge, le general Deligny, mis au cadre de reserve le 13 ddcembre 1880, prit sa retraite le 15 octobre 1881, apres 32 annees de services effectifs et sans interruption, 25 campagnes, 2 blessures et 2 citations. II est grand'croix de Tfipee de Suede ctddcord d^un grand nombre d'ordres etrangers.

Le gdneral s'est retire dans son pays natal, a la Goupilli^re, en Touraine. Cest un des plus plus brillants et des plus vigoujeux officiers gen6raux sortis des- ficoles de la Fleche et de Saint- Cyr,

GuiGNARD (Louis-Eugene), general de division d'infanterie, commandeur de la Legion d'honneur, n6 i Jaulnay (Vienne), le 12 septembre 1814, entrd k Saint-Cyr le 5 ddcembre 1832, a Page de 18 ans; sous-lieutenant le 20 avril 1835 au 31® de ligne, lieutenant le 20 d^cembre 1839, embarqua avec son rdgiment pour I'Algerie le 10. juin 1840,

fildans notre colonic plusieurs expeditions, et fi nomme, le 8 juillet 1842, capjtaine au tour c choix. Le 27 juillet [844, il prit^ son regime: les foncUons d'adjudant-major, se distingua dai rexpdditioo conire Ben-Salem, fut cite au rappo du general Genlil pour sa vigoureuse conduite I'altaque du camp ennemi, le 7 f^vrier, et deco pour fait de guerre, le 15 avril.

Chef de bataillon au 5° dc ligne, le iq juin 185 elant de retour eo France depuis le 38 mars i8^ apr6s huit anodes de sejour dans notre colonie, partit pour I'Orient, le 31 juin 1854, avec son no veau regiment, devenu le 89' de ligne, se trou aux batailles de Crim^e, au siege de Sebastopi regut la croix d'officier le 28 decembre 185 apr^s Inkcrmann, et se distingua d'une fa; toute particuli6re aux combats de nuil des 2-} 24 mai 1855, aux attaques des embuscades russi Cits k I'ordre du 28 mai, etant lieutenant-col nel du 14 mars 1855 au 14' de ligne, k I'arm d'OrienI, promu, le 26 juin, colonel du 19° de ligr toujours devant Sebastopo!, il ramena en Fran

le regiment dont il avail pris le commandement, et

quitta la Crimee le 13 juin 1856.

Le 14 mars 1859, M. Guignard fut nomme colonel du regiment des zouaves de la garde impe-

riale, k la brigade Gler. Le 28 avril, il partit pour ritalie, combattit a la tete de son regiment d'6lite a Magenta, ou son g^n^ral de brigade, le brave Gler, fut tu6. Commandeur de la Legion d'honneur apres cette bataille, le 17 juin 1859, le colonel Guignard ramena son regiment k Paris apres Sol- Krino et Villafranca, d^fila h sa tete, k la rentree des troupes, et fut promu g6n6ral de brigade, le 7 Janvier i860.

II embarqaa le 21 Janvier pour TAIgerie, mis a la disposition du gouverneur gdn^ral commandant le 7« corps, qui lui donna la subdivision de Mascara, le I*' fevrier. Le 28 aoQt 1861, le gdn^ral Guignard revint en France et prit le commandement de la subdivision de la Charente, k Angoul^me. Appeld a Paris le 13 avril 1864, il fut mis k la t6te de la 2® brigade de la i*"^ division d'infan-

terie du i*' corps d'armee, puis, le 16 aoQt i867,

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envoys & Blois, subdivision de Loir-el Promu geoeral de division le 36 fevrie quelques mois avant la declaration de guei Prusse, M. Guignard passa sur sa demai cadre de reserve, par anticipation; il obtini traite le ij novembre t88o.

Metman (Jean-Louis.i, general de divisio fanterie, commandeur de ia Legion d'honoi i Paris, le i8 mai 1814, entra k I'Ecole s militaire de Saint-Cyr, le 18 novembre 1 I'tlge de 18 ans ; sous-lieutenant le 20 avr au 21^ de ligne, lieutenant le 37 decembn capitaine au tour du choix, le 10 oovembn il prit i son regiment les fonclions d'adj major, et fut promu chef de bataillon au ligne, le 10 juillet 1848. Se trouvant aux 61 de Paris, le 25 juin, il avait 616 blessd d'u de feu k la main gauche, i I'attaque du clos Lazare. Decore le 26 decembre 1852, il p; 1854 du camp du Nord, embarqu^ avec s taiUon pour I'expddition de la Baltique. Lieul

colonel au 73' de ligne, le 9 decembre 1854, il rejoignit son nouveau regiment devant Sebastopol, a la brigade de Cler, de la division d'infanterie Herbillon, du corps de reserve Regnaud de Saint- Jean-d'Ang61y. Le 16 aoOt 1855, il combattit a Tractir, ou son regiment se trouvait au centre de la ligne de bataille. A la suite de cette glorieuse journee, M. Metman requt la croix d'officier de la Legion d'honneur, par arrets du g^ndral en chef, en date du 22 aoOt. Le jour de I'attaque generale, le 8 septembre, le 73« couronna la position de la Tchernaia, avec les autres troupes de la division Herbillon, et le 22 du m6me mois, son lieutenant-colonel fut promu colonel du 35° de ligne.

De retour en France, M. Metman tint garnison a Bayonne, en 1856, apr^s le defile des troupes 4 Paris. L'ann^e suivante.(i857), il fut appde dans la garde imp6riale, et prit le commandement du 36 de grenadiers k la 2* brigade (de Wimpffen) de la division de Mellinet. II fit la campagne de 1859, c° Italic, contre TAutriche, combattit k '

Magenta, le 4 juin, et eul la gloire non seul d'enlever a la tete de son beau regiment le f les ouvrages de Ponti de Magenta, sur le glio Grande, mais de conserver sa position I'y maintenir malgre les retours offensifs 1 reux de I'enneitii. Ce brillant fait d'armes au regiment un tiers de son effeclif mis he combat, et valut a son colonel la croix de mandeur, qu'il requt le lyjuin. Gdndraldeb le 14 aoOt i860, M. Metman eut d'abord le mandement de la subdivision du Pas-de-Ca Arras, puis en 1864 ceiui de !a i" brigade 2' division (Uhrich) de Tarm^e de Paris.

En 1869, apres la dissolution de la di' Uhrich, le g^nSra! Metman fut envoye a h division de I'Olse, 4 Beauvais. General de sion le 14 juillet 1870, veille du jour de I claration de guerre 4 la Prusse, il reijut 1 de prendre le commandement de la 3^ di du 3° corps d'armee (Bazaine), i la pre arm^e du Rhin. 11 se trouva done aux pre engagements. Le 5 aoQt , place non loi

2° corps (Frossard), le general Metman s'attendait a chaque instant k etre appele sur le champ de bataille de Spickeren pour renforcer le 2° corps. II n'en fut rien, son concours fut maladroitement refuse. Les 14, 16, 18 aoQt, la division Metman, engag^e vigoureusement k Borny, k Gravelotte, a Saint -Privat, combattit bravement, perdit beaucoup de mbnde, et rentra a Metz pour contribuer a la defense de cette place.

En captivite en Allemagne, apres la convention du 28 octobre, il revint en France, k la paix, apres le retour des troupes k Paris, prit le commandement de la i'® division du y corps de Tarm^e de Versailles, quMl inspecta en 1873, puis le commandement de la 17® division au 9° corps, a Paris.

Atteint par la limite d'age et passe au cadre de reserve, le r^ mai 1879, ^et officier general a ii€ admis a la retraite, sur sa demande, par decret px^sidentiel, en date du 21 mai 1879. II est d6cor6 des medailles de la Baltique, de la Crim^e et d'ltalie.

mS

Reboul (Franijois), gendrat de division de I'ii fanlerie de marine, grand-officier de la Lcgic d'honneur, ne h Fort-Royal (Martinique).

22 Janvier 1815, entra £i I'ficole speciate de Sail Cyr, le 19 novembre i8j2, a I'Sge de 18 ans, k suite de bons examens. Sous-lieutenant au iS' I ger, !e ao avril 1835, lieutenant le 20 novei bre 18^0, il obtint, le 6 decembre, de pass avec son grade au 2° d'infanterie de marine, an dans laquelle il devaic parcourir, k la suite nombreuses campagnes, une brillante carriere.

Embarqud le 2b mars 1841, i Brest, sur la i nile, pour la Martinique, oil il arriva le -3 m il resta dans son pays natal jusqu'au 20 vrier 1848. Capitaine au tour du choix, le 22 oc bre 1843, il prit i son regiment les fonctions d'; judant-major, fonclions qu'il quitta le 10 oc bre 1848, pour passer dans retat-major de i'ar et- devenir officier d'ordonnance du gouverm de la Guadeloupe. Le i"' avril 1848, il debi qua de la Proserpine k Rochefort, et le 17 n ve'mbre, monld sur ce bStinient, il revint a

Guadeloupe, oiiil arriva le 29 Janvier 1849. Trois mois apres, le 29 avril, il rentra au 2° de marine, mais pour" peu de temps, ayant ete.pris de nouveau comme officier "d'ordonnance par le gouverneur de la Guadeloupe, il fit,. de 1848 a i85i,les fonctions de chef d'etat-major du gouvernement de la Guadeloupe, colonel Freron, et fut dtabli sur les cadres de I'^tat-major le 20 novembre 1849.

Le capitaine Reboul fit la travers^e de la Guadeloupe k Bordeaux sur le Brandon^ du 17 mars au 3 juillet 1849. Le 12 decembre, embarqudpour la troisieme . fois sur la Proserpine, il vint, le 28 Janvier 1850, de Brest k la Guadeloupe, puis k Mogador. Revenu en France, k Rochefort, le 7 octobre 185 1, sur VAsmodee, ildevint, le 12 decembre 1852, aide de camp du g^n^ral de Fitte de Soucy, inspecteur de Tinfanterie de marine. II accompagna cet officier general dans sa tournee au S6n6gal d'ou il se rendit de Marseille, a bord de la Chimhre, lui fut fort utile pour ses travaux d'inspection/etre^ut, le 14 aoiit.1852, la croix de chevalier de la Legion d'honneur. Pendant Tanndc

140 SATNT-CYR

18^7, M. Reboul parcourut le Senega!, Cayeti la Martinique, la Guadeloupe, sur la Cftimere la Fortune. Le 17 juillet, il ddbarqua du pac anglais, au Havre, d'oii il parlit le ijjanvierii pour Cayenne.

Promu chef de balaillon au tour du choix 20 octobre de cette annee 1855, ason ancieo r ment, le 2" de marine, il vint, apres de at breuses expeditions, a Marseille sur VIndus 27 octobre, et le 4 novembre debarqua au Pii oil il prit le comman dement du bataillon d' prentis fusiliers, au corps d'occupalion en Gn charge d'organiser les bataillons d'apprentis f liers.

Lieutenant-colonel ic 28 aout 1856, envoyi ■}•= de marine, le 13 Janvier i860, il embarqu Toulon, le 3.| octobre 1 ^6 1, sur le Descarles, p la Cochinchine, et arriva a Saigon le 1 1 decern II fit la campagne avec son regiment, fut bh d'un biscaTen au pied, en mars 1862, a la pris( Vinh-Song, et revint a Marseille, le 6 juillet i! sur le Grenada. Get officier supfirieur avait

nomm6 officier de la Legion d*honneur, Ic 10 aout 1861. En 1863, il devint chef d*etat-major general du gouverneiir de la Cochinchine, commandant en chef ce pays, k Bang-Hoc, et le rempla^a pour remettre la grand-croix au roi de Siam.

Colonel le 25 juin 1862, il prit, le i*"" septembre 1863, le commandement du 4° d'infanterie de marine, qu*il quitta le 14 aoQt 1866, pour entrer dans r^tat-major de Tarme, charge de ['important commandement des troupes en Cochinchine. Commandeur le 30 decembre 1864, revenu a Toulon sur la SarthCy le i«' avril 1868, ayant ete promu, le 16 octobre 1867, general de brigade, il arriva k Toulon le i*' avril 1868, k bord de la Sarlhe, et du 8 novembre 1868 au 26 mars 1869, il fit une ournee d'inspection en Guyane et dans les Antilles.

En juillet 1870, le general Reboul, lors de la formation du 12° corps d'armde a Chdlons, pour la guerre contre la Prusse, re<;ut le commandement de la \^ brigade de la belle division d'infan-

terie de marine {Vassoignes)du la" corps (Leb " qui se monlra si Mroique le i" seplembi Sedan. A la XHe des i" et 2" rdgiments, il tira derniers coups de fusil a Bazeilles, oil sa brij excita I'admiration de rennemi.

En captivite en Allemagne, k la suite de la ■ vention du 2 septembre, le general revin France a la signature de la paix, le 8 mars ( II ful promu divisionnaire le 10 juin de la n; aiiDtie, a la rentrde des troupes k Paris. Le di qui le promut porte : S'est distingue k Baze. En effel, ce fut lui qui lenta la derniere trouci Carignan. Charg6,'.en 1872 el 1873, d'une tot d'inspection gendrale aux Antilles, puis e autre dans la Nouvelle-Calddonie en 187-3 ^t 1 , enfin d'une troisifime du 12 septembre 187 20 Janvier 1876 en Cochinchine, M. le g^ Reboul a vu sa longue et belle carn^re mil couronn^e, le 5 d^cembre 1875, par la digni grand-officier de la Legion d'honneur.

Plac^ au cadre de rdserve, le 7 decembre par anticipation et sur sa demande, il a etd ai

le 21 novembre 1879, ^ fairevaloir ses droits h la retraite.

Le general Reboul est un des officiers qui ont inscrit sur leurs etats de services le plus de campagneshors d'Europe. II est decore de plusieurs ordres strangers

De GoNDRECouRT(Henri-Ange-Aristide), general de division de cavalerie, commandeur de la Legion d'honneur, ne a Quartier-du-Moule (Guadeloupe), le 22 mars 181 5, fut admis h Saint-Cyr le 21 novembre 1832, et fut promu, le 20 avril 1835, souslieutenant au 47® de ligne. Ayant obtenu de permuter pour entrer dans la cavalerie, il fut envoys, le 27 avril 1838, aux st)ahis r^guliers d'Oran, au titre indigene. Lieutenant au 12® de chasseurs a cheval, alors en Alg^rie, le 5 novembre 1839, il fit campagne dans notre colonic de 1835 a 1858 presque sans interruption.

Cit6 k Tordre de Tarmee d'Afrique du 1 4 mai 1 836, pour sa belle conduite au combat de Sidi-Yacoub, il fut promu capitaine adjudant-major le 3 juil-

let [B4j,etpril,Ie loavril 1847, le commandemei d'un escadron a son rfigimenl,

Chef d'escadron au y de cuirassiers, le 3 jat vier 1851,11 quitta I'Alg^rie, regut la croix de chi valier de la Legion d'honneur le 30 seplembre 1 8< etlesepaa]eUesdeiieutenant-colo[ielle23Juin 185 11 rejoignit alors le4°de chasseurs d'Afrique. Soi vent en expedition avec ce regiment, passe au 1 de meme arme, A Alger, leSavril 1856, il fut prom le 14 mars 1859, colonel du b° de chasseurs ( France. Officier de la Ldgion d'honneur le i -j ma 1861, M. de Gondreeourt, jeuneet brillanE colon de cavalerie legere, fut appele dans la garde Jmpi riale, et rei;ut, le ] avril [ 8(^, le commandement { beau regiment de chasseurs ^ cheval de ce con d' elite, regiment monte avec deschevauxd'Afriqi et qu'on eut occasion d'adniirer en mainte occi

Coramandeur le 12 aoOt 1865, gdniiral de br gade le 21 decembre 1866, il fut mis a la tete < r£cole spficiale militaira de Saint-Cyr, ecole a 1; quelle il ne tarda pas a imprimer la plus heureui

impulsion. Adore des jeunes gens confies k ses

soins, il sut parler a leur coeur et obtint d'eux ce

que jamais chef n'avait ose entrevoir, Tabolition

de la sotte vexation appelee brimade, exercee par

les eleves de seconde annee, ou anciens, sur ceux

nouvellement admis, ou recrues. C'est encore liii

qui a introduit a Saint-Cyr Tusage du carrousel.

L'abolitioa des brimades fut un grand bienfait

•pour TEcole. Le g6n6ral, officier de cavalerie de

merite, instruit, brillant ecuyer, fit faire un pas

immense a Tetude equestre. Saint-Cyr fut bientot

a meme de donner des carrousels non moins re-

marquables que ceux de Tficole de cavalerie de

Saumur. Le passage du general de Gondrecourt

dans ce bel dtablissement porta done des fruits

dont il se ressentira encore longtemps.

Lorsque la guerre fut d6clar6e a la Prusse, en 1870, le g6n6ral sollicita un commandement. Le 16 juillet, il re(jut Tordre de prendre celui de la 2® brigade de la division de cavalerie Le Grand du 4* corps (de Ladmirault). II fit- la campagne^i la tete des 3* et 1 1® de dragons,^ Tarmde de Metz ,

se Ifouva aux batailles des 14, 16 et 18 aoOt cite a I'ordre du 4' corps, en date du 25 pour faudjce, Vhabilele de ses dispositions trois grandes joumies.

En captivity en Allemagne du 29 octobre au 16 mars 1S71, il eut, a sa rentrfe en Fra commandemenl de la subdivision de Lot-i ronoe, a Agen. General de division le 26 d bre 1S72, un instant disponible, il fut, en charge de I'inspeclion generale du 7' arron ment de cavalerie; en 1874, de celle du 8" ; dissemenl, Disponibleen i875,inspecleurer ce briilant ofiicier general est mort le i vembre 1876 au chateau de ReyniSs, prfes tauban, en revenant de son inspection rale.

M. de Gondrecourt, outre qu'il a marqu^ c officier de cavalerie legere, etait un auteu grand merite, il a dot6 la litterature militair grand nombre de romans humoristiques de verve et de plusieurs brochures ayar certaine valeur. D^jS, itanl 61&ve de Sain

il exer^ait sa plume et composait de fort jolies nouvelles militaires.

De Pierre de Bernis (Fran^ois-Julien-Raymond, vicomte), gdndral de division de cavalerie, grandoificier de la Legion d'honneur, ne a Nimes le 7 octobre 1814, 61eve de Saint-Cyr le 13 novembre 1832; sous-lieutenant le 20 avril 1835, officiereleve k Tficole de cavalerie de Saumur, est le veritable type de Tolficier de cavalerie 16gere, arme dans laquelle il a presque toujours servi et qu*il a commandee avec succes. II a une grande distinction de mani^res, une taille des plus elegantes et une charmante figure. II sortit de Saumur pour entrer au 12® de chasseurs a cheval, ou il fut promu lieutenant le 20 fevrier 1840, et qu'il quitta ^ la formation des trois nouveaux regiments de hussards, envoye au 7* de cette arme capitaine le 22 mars 1843, au tour du choix, il se trouvait k Mirande en 185 1, lors des troubles dont cette petite ville fut le theatre. Par son intelligence et sa vigueur, le jeune capitaine contribua au r6ta-

SAINT-CYH

blissement de fordre, i la tdte de son escadron, el fut cite pour ce fait. Chef d'escadron an 6' de landers, le 4 juin 1852, regiment alors k Chartres, desireux de faire campagne, il oblint de passer, en 1851, au ^° de chasseurs d'Afrique, 4 Constantine.

Charge par le general de Mac-Mahon, commandant la province de Constantine, dc diriger une colonne deiitinee a maintenlr dans le devoir, pendant I'exp^dition de la Kabylie, les tribus du Sud, il s'acquitta de sa difficile mission avec beaucoup de succes, livra, le 34 juin 1854, un beau combat a une fraction importante de la puissante tribu des Nemenchas, dans le d6fil6 de Lambec, pris de Tebessa. et ce combat eut pour r^sultat de r6lablir le calme et la sficurit^ dans cetle contree. Celle affaire, qui vaiut une citation au commandant de Bernis et la croix de chevalier de la Legion d'honneur, est rappel^ au palais de Constantine par un trophde compost avec les armes enlevdes aux Arabes.

Cetofficier supWeurfitencore,4 la finde 1854-

Texpedition de Tongourt et du Souf. II quitta r-Algerie, embarqu^ pour Tarmee -d'Orient, et prit part, a la tete de ses escadrons, a la guerre de Crim^e et au siege de S6bastopol. Le 4 aoQt 1855, il fut promu lieutenant-colonel au 6* de dragons, alors devaiit la place russe, et, apres Tattaque generate du 8 septembre, il fut a Eupatoria avec les troupes du g6n6rald*Allonville,prit part aux combats livres par cet officier general, et fut laisse k Eupatoria avec les fonctions de commandant militaire, degouverneur civil, de consul de cette place, occupde par vingt mille Tartares r^fugies, par une brigade anglaise et par vingt-cinq mille Turcs ou Egyptiens aux ordres du Muchir Amet Pacha.

Ce dernier ayant signale au gouvernement ottoman les services rendus par M. de Bernis, le sultan envoya au lieutenant-colonel la croix de grandofficier de Tordre du Medjidie.

Le i4mars 1859, levicomte de Bernis fut nomme colonel et prit,^Auch,le commandement du i®'de chasseurs de France. Embarque pour la province d'Oran, avec son nouveau regiment, il vint a Mos-

I so saint-<:yb

taganem el prit part, a I'automne de 1859,3 1'expfidition du Maroc, qui iui valul la croix d'officier, le [t seplembre li^Oo,

Rentre en France en 1862, A Tarbes, commandeur le 2 septembre 1864, il fut promu general de brigade le 1 1 juillet 1867, el prit d'abord le commandement de la subdivision de Saflne-et-Loire et de I'Ain, puis celui d'une brigade de la division de cavalerie de Cl^rembaull, de Tarmee de Paris, ^ Versailles, oil il se trouvait lors de la declaration de guerre a la Prusse, le 15 juillet 1870,

Envoys avec sa brigade S la division de cavalerie Brahaut, du y corps, un de ses regiments, le 12' de chasseurs, dans lequel lui-m6me avail debute en sortant de Saumur, eut rhoooeur de donner te premier coup de sabre k I'ennenii. Le 25 juillet a Schirlenof pr6s Niederbroan, une reconnaissance du [2° dc chasseurs eut un combat dans lequel plusieurs uhlans furent sabres et trois officiers badois fait prisonniers.

Le general de Bernis se trouva k Reischoffen, a Beaumont, k Sddan. Ayant, ^ cette derniere jour-

nee, pared les lignes ennemies, dans son mouvement offensif de sa brigade contre les batteries de Fleigneux, entourd de toute part, il fut assez heureux pour pouvoir gagner M6zi6res, ou il re?ut Tordre de se diriger par Hirson sur Paris.

Charg6 par le ministre de la guerre de rallier et de diriger sur la capitale les debris de nos troupes, il arriva dans cette ville, y organisa rapidement en 'regiments les lambeaux de plusieurs corps, et fut longtemps le seul officier gdndral de cavalerie au siege. II rendit de grands services i la defense, a la t6te de ses cavaliers, surtout au combat de Chdtillon le 19 septembre, au moment de Tinvestissement.

Lots de la formation des trois armdes k Paris, le general de Bernis eut le commandement de la I'* brigade de la division de cavalerie Bertin de Veaux de la 3* armde. Apr6s le si6ge contre les Allemands, M. de Bernis eut k commander, au siege contre la Commune, h Tarmde de Versailles, la I'® brigade de la division de cavalerie Ressayre du 3° corps.

General de division le 4 novembre 1874, 11 fut charge de faire des inspections de cavalerie, jusqu'a son passage au cadre de reserve, par limite d'age.

filev^ a la dignity de grand-officier de la Legion d'honneur le 12 juillet 1879, M. de Bernis n'a pas voulu prendre sa retraite et se trouve encore dans le 2* section du cadre d'activite, pret a reprendre les armes si une guerre eclatait de nouveau.

D'une noble famille d'^pee, arri6re-petit-neveu du cardinal de Bernis, le general a pour armes : d^azur a bande d'or, surmonte d'un lion passant de mtme; pour cimier : un demi-lion au naturel arm6 d'une ipie; pour devise : arme pour le Roy,

II aeu des ancetres aux croisades, et les armes de sa famille figurent 4 la salle de la premiere croisade, au palais de Versailles.

Fauvart-Bastoul (Jacques-Alexandre-Jules), g^n^ral de division d*infanterie, grand-officier de la Legion d'honneur, ni k Bethune (Nord), le 30 octobre 18 14, ^t-ait le fils et le petit-fils de

g^neraux dont Tun fut tue k Hohenlinden en 1800. Enlr6 a Saint-Cyr en octobre 1833, sous-lieutenant au 28* de ligne le 20 avril 1835, il rejoignit ce regiment a Montbrison, y devint lieutenant le 27 decembre 1840, etant a Lille, et capitaine le 12 decembre 1844. II prit k son regiment les fonctions d'adjudant-major et re^ut la croix de la Legion d'honneuren 1848.

Promu chef de bataillon, le 14 Janvier 1853, au 7* leger, devenu le 82* de ligne, en Algerie, dans la province d'Oran, en 1853 et 1854, il revint en France pour prendre, a Lyon, le commandement du 6* bataillon de chasseurs a pied, qu'il conduisit a Tarmde d'Orient en novembre, et k la t6te duquel il fit la campagne de Crimde et le siege de Sebastopol, d la r« brigade (Beuret) de la 3® division (Patd) du !•' corps (de Salles).

Son bataillon fut cite pour sa brillante conduite k Taffaire de nuit du 23 mai, et son commandant fut promu lieutenant-colonel du 14® de ligne. II passa alors k la 2^ brigade (Duval) de la 4* division (Bouat) du i^ corps. Officier d'elite, il fut place

SAINT-CVR

dans la garde imperiale, a sa formation, au ■}' de grenadiers, dont ii organisa, en Crimee, les bataillons de guerre. En juin i8^b, il les ramena en France, et, le 50 decembre 1857, i! fut nomme colone! du ^6° de ligne, puis, Ic 15 aoQt i860, il fut rappeld dans la garde el mis k la tete de son ancien regiment, le y de grenadiers. Commandcur le 3oddcembre 1863, gendral de brigade le 15 deeembre iSb=,, il commanda au camp de Chalons la 2" brigade de la division Bataille, et se trouvait a ce camp an moment de la guerre a la Prusse.

Envoye k la 2° brigade {66° et 67' de ligne) de la 2" division (Bataille) du 2" corps (Frossard), il setrouvaaux premieres affaires d'aoQt,auxgrandes batailles autour de Metz, commanda la division le 16 aout, apr^s la mise hors de combat du general Bataille, et fut en captivite a Cologne jusqu'au 18 mars i87i,apres la capitulation de Metz.

De retour en France, il eut le commandemcnt d'unc brigade d'infanlerie au 2' corps (de Cisseyi pendant le siSge de Paris contre la Commune.

II avail dtd fail general de division le 27 oc-

tobre 1870. Apres la rentree des troupes h Paris, il commanda la i8' division d'infanterie k Tours et fut 61ev^ k la dignitd de grand-officier de la Ldgion d'honneur le i8 juillet 1876. Le 19 Janvier 1880, le gdndral Fauvart-Bastoul fut admis, sur sa demande, k la pension de retraite par limite d'^ge.

Generaux de brigade ':

LouvEAU DE LA GuiGNERAY (Marie-Rend- Amable), general de brigade, officier de la Legion d'honneur, n^ le 20 decembre 18 14, au Mouillage (arrondissement de Saint-Pierre de l$i Martinique), fut admis k Saint-Cyr le 19 novembre 1832, hVkge de dix-huit ans, k la suite de bons examens et apr^s avoir contracts un engagement volontaire. Sous-lieutenant au 36* de ligne le i" octobre 1835, passe au 74* le 15 noVembre 1840, lieutenant le 2 Janvier 1841, il fut nommd capitaine k ce regiment le 3 juin 1847* Le 4 mai 1854, M. de U

156 SAINT-CTR

Guigneray fut embarqu^ pour Tarmee d'Orieot. U commeni^a la campagne de Crimee et Ig siege de S^bastopol A la 2° brigade (Breton) de la i" division (d'Auteinarred'Erviil6}du 1" corps {deSaUes)^

Promu chef de bataillon au 50' de ligne, il passff i la 1" brigade (de WimplTen) de ia 3° divisioE (Camou) du 2' corps; ilcontinua la guerre jusqu'ai 2 juilSel. RappeU alors en France, il fut envoy< au 10" de ligne le 5 septembre, puis au 5", le 8 dt merae mois. 11 fit avec ce dernier regiment l'exp6dition de Syrie, du 8 aoflt i860 au 13 juin 1861

Le 2 aoOt 1858, il requt la croix de chevalierde la Legion d'honneuret fut nomm^, le 14 mars 1863, lieulenant-colonel du 73'' de ligne. Officier de la Ldgion d'honneur le 8 septembre 1866, colonel le 10 aoQI 1868, il prit le commandemetit du 20" de ligne, regiment qu'il mena, lors de la ddclaration de guerre k la Prusse, le 15 juillet 1870, 4 la a' brigade (Maurice) de la 2' division iBisson"! du 6* corps (Canroberi)-

11 fit le second sifege de Paris contre la Commune, du lomai auyjuin 18.71, a la tSte du 82' de

marche, et fut promu g^n^ral le 24 juin. H dut prendre, le 6 juillet, le commandement de la 2' brigade de la 2' division du 6' corps, k Lyon, mais il demanda et obtint, pour cause de sant^,.le 13 du mtme mois de juillet, sa mise en disponibilite. A Sedan, M. de la Guygneray avait eu la poitrine travers^e de part en part par une balle, et avait pu, ndanmoins, commander pendant la fin de la guerre, a partir du 24 novembre 1870, la subdivision'' de la Charente-Inferieure, k la Rochelle.

Le general est mort le 9 fdvrier 1874 a Angouieme, apr^s avoir repris, le 12 octobre 1871, le commandement de la subdivision de la Charenle- Inf^rieure.

Maurice (Auguste-Hermann-Michel), general de brigade d'infanterie, commandeur de la Legion d'honneur, n6 le 13 avril 1815^ a Lille (Nord), fit ses etudes a I'ficole militaire preparatoire de la Fleche, de 1826 k 1832. Admis a Saint-Cyr le 19 novembre 1832, caporal a cette ecole le 29 sep-

tembre 183-), il en sorlit en 1874, fut nomme, 30 avril 183s. sous-lieutenant au 55''deligae, liei tenant le 21 novembre 1S40, capitaine le 19 I vrier iS^'j, il commanda d'abord une compagni puis, en 1^45, il prit ^ son rdgiment les fonctioi d'adjudant-major. Passe, le 2j mai 1848, au 22' 1 ligne, itobtint d'enlrer, le 25 fevrieri852, au 3"! zouaves, dans la province de Constantine, oli resta jusqu'au [4 Janvier 1854.

Major le 29 novembre 1853, il revint en Algei le 8 septembre 1854, ayant change ses fonclio administralives pour le commandemenl d'uQ b taillon du 47" de ligtie, puis celui du ?• bataill de chasseurs i pied, avec lequel il embarqua po rarroee d'Orient, le 3 avril 1855. Le 14 septembi 4 la suite de I'attaque generale de la viUe russ il fut cite i I'ordre et reijut U\ croix de chevali de la Legion d'honneur.

Le 8 dicembre, il repoussa, a la tete de &< bataillon, une colonne russe qui, au point du jou s'etait jetee sur les grand'gardes de la divisi< d'Autemarre, a Orlouska et Baya. Sa brillan

conduite dans cette circonstance lui valut la croix d'officier de la Legion d'honneur, bien qu'il ne fQt chevalier que depuis quelques mois. II est cite dans le dernieu* ordre de Tarmde d'Orient pour ce fait d'armes.

De retour d'Orient, le 26 juin 1856, le commandant Maurice mena son baiaillon k Paris. Lieutenant-colonel, le 2 aoQt 1858, au 40* de ligne, a la division d'occupation de Rome, il resta en Italic jusqu'au 11 juin i860. Colonel le 25 mai, il revint en France prendre a Dieppe le commandement du 26® de ligne. Le 14 aout 1864, i^ recjut la croix de commandeur. II se trouvait a Cherbourg lors de la declaration de guerre a la Prusse, Promu general, il fut envoye prendre le commandement de la 2® brigade de la 2** division (Bisson) du 6® corps (Canrobert). Sa sant^ Tayant contraint de se faire mettre en disponibilite, il reprit du service actif aussit6t qu'il fut en etat de monter a cheval. Le 1 5 septembre, il fut mis a la t6te de la subdivision du Puy-de-D6me, puis successivement de celles du Gers, de la Dordogne, de 1^ Gironde.

lOo

En novembre 1874, il commanda la 3® brigade de la 2* division dii i" corps, k Arras, et les subdivisions de region d'Arras et de Bethune.

Au cadre de reserve pour Hmite d*age, le 13 avril 1877, il fut mis, sur sa demande, a la retraite par decret presidentiel, en dale du 7 Janvier 1879.

Le general Maurice est commandeur de Tordre pontifical de Saint-Gregoire-le-Gran^ et decore du Medjidie de seconde classe.

Ferradou (Jean-Louis-Claire-Esprit), general de brigade d'infanterie, commandeur de la Legion d'honneur, ne i Toulouse le 28 mai 1814, eleve de Saint-Cyr le 20 oclobre 1832, sous-lieutenant le I"' octobre 1835, ^^ ^T ^^g^r, commenqa sa vie militaire par les campagnes d'Afrique, Embarque le P"" septembre 1836 pour notre colonic, ily resta jusqu'au 29 juillet 1841, et pendant cette p6riode fut promu lieutenant, le 6 avril 1841.

Le 30 Janvier 1837, ce jeune officier fut fortement blessd, lors "de Texplosion du magasin a

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p oudre de B6ne, sous lequel il resta quelque temps enseveli .

Le 31 ddcembre 1839, ^^ ^^^^^t une balle a la cuisse droite, au combat de rOued-Halley. Cite une premiere fois pour avoir tue un chef arabe le 15 ddcembre 1839, une seconde fois le 31 pour le combat du 29 decembre, il fut decor^ le 15 f^vrier 1840, pour fait de guerre.

Capitaine le 20 mai 1843, apres son retour en France, il prit ^ son rdgiment les fonctions d'adjudant-major, le 15 juillet 1844. Chef de bataillon au tour du choix, le 6 mai 1850, au 18° leger, il se trouvait, en 1849, aux affaires de Lyon. II fut cit6 au rapport du general d'Arbouville pour sa brillante conduite k Tattaque de la Croix-Rousse.

Lieutenant-colonel le 10 aoQt 1854, au 23* de ligne, il retourna pour la seconde fois en Alg^rie, le 3 avril 1856, fit Texpedition de la Grande- Kabylie du mar^chal- Randon en 1857, se distingua, re^ut le 13 aoQt la croix d*officier de la Ldgion d'honneur, et le 30 decembre de la m6me annde les epaulettes de colonel. II prit alors le,

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d'application d'^tat-major le i*' Janvier 1835, il fut promu sous-lieuteaant le 20 avril 1835, et resta detach6 de son regiment, le 63* de ligne, a I'Ecole d'6tat-major, ou il avait 6te admis a la suite de bons examens. Pass6 sous-lieutenant au 51* de ligne, le 11 mai 1835, etant renlre dans rinfanterie, lieutenant au tour du choix,le2iaoQt 1839, il fut promu capitaine egalement au tourdu choix, le 9 fevrier 1842.

Le 24 octobre 1845, il embarqua avec sa compagnie pour notre colonie d'Afrique, ou il fit plusieurs expeditions jusqu'en 185 1, et fut decor^ le 10 decembre 1849.. De retour en France, il se trouva au coup d'fitat du 2 decembre k Paris. Son regiment enleva la barricade de la place Saint- Sulpice, ou fut tue le repr^sentant Baudin. Le 9 Janvier 1852, M. Le Roy de Dais fut nomm^ chef de bataillon au 43® de ligne, avec lequel il se rendii a I'armee d'Orient en Crim^e, devant Sebastopol, le 7 mai 1855, lors du renfort envoys de France. Le 22 seplembre, apr^s la prise de la ville russe, promu lieutenant-colonel, il entra au 21® de ligne,

avec lequelil revint en- France, et commemja la ' campagne d'ltalie contre I'Autriche, k la i" bri- ■ gade (Niel) de la 2' divisioo (de Ladmirault) du I I" corps {Baraguey d'Hilliers). II combattit a Ma- ] genla, i Melegnano, k Solferino, rei;ut la croix | d'officier de la Legion d'hoaneur le ij aoflt, etanl passe le 18 juin au 3* regiment des grenadiers de la garde imp^riale.

II resia k peine un an dans ce regiment d'elite; promu colonel le 12 mai i860, il prit le commaa* dement du 98" de ligne, reijut la croix decommandeur le 5 novembre 1864 et les epaulettes de general de brigade le 14 juillet 1870, veille de la declaration de guerre a la Prusse. Mis i la tete de la 2' brigade de la 1" division d'infanterie (Tixier) du 6* corps (Canrobert), il combattit aux grandes journies d'aoflt, de septembre et d'octobre sous Metz, prit part k la defense de cette place et fut envoyS en captivity en Allemagne, apres la reddition du 28 octobre,

De retour en France k la signature de la paix, le general rci;ut le commandement de la 1" bri-

le de la 2* division (L'Heriller) du 4* corps

uay) de Tarmee de Versailles^ a la tele de

uelle il fut tu6 le 26 mai 1871, en menant sa

jade k Fattaque contre les communeux, lors de

entree des troupes ^. Paris. Le gdndral Le Roy

Dais etait pret k passer divisionnaire. D6core

m^dailles de Crimee, d*Italie, de la Valeur

itaire de Sardaigne, il avait I'ordre de 4' classe

Medjidie de Turquie.

)uBos (Louis-Ferdinand), n6 a Broyes (Oise),le >eptembre 1813, 6\tve de Saint-Cyr le 22 noibre 1832, nomme, le 20 avril 1835, sous-lieuint au 19® de ligne, aldrs k la division des endes-Orientales, k Perpignan, passa lieutet k ce regiment le 27 decembre 1840, etant k nes. Notd comme un vigoureux officier, il nt d'etre envoye, le 4 Janvier 1842, au regiment zouaves k Alger. Embarqu^ dans notre coloil y resta de 1842^ 1854, presque toujours expedition, y fut promu capitaine le 25 jan-

■fcv.

vier i846,ety prit les fonctions d'adjudaat-major, le 2 avril de la meme annee.

Mis a Tordre de Tarmde d'Afrique du 17 octobre 1845 pour sa brillante conduite au combat livre le 13, aux Trarars d'Ain Kebir, dans la province d'Oran, il re(;ut le 9 novembre la croix de chevalier de la Legion d'honneur, pour fait de guerre.

Le 26 decembre 1846, M. Dubos fut nomme chef de bataillon aux zouaves. Blesse au bras droit le 10 juillet 1849, dans un combat centre les Arabes^ou,a la tete de son bataillon, 11 abordavi. goureusementrennemi.il fut place au 3® regiment de son arme, le 13 fevrier 1852, a Philippeville. dans la province de Constantine, lors de Torganisation du corps des zouaves en trois regiments. Le 6 aoQl de la meme annee, 6tant en expedition. il fut fait officier de la Legion d'honneur at partit en 1854 pour Tarmee d'Orient, a la i*"® brigade (d'Autemarre) de la 2® division d'infanterie (Bosquet) du I" corps expdditionnaire envoye ea Turquie. Le 20 septembre, a la bataille de TAlma, il

flU.»i;.- '.' jI

fut bless6 d'un eclat d'obus a la main droite.

Promu lieutenant-colonel du 6® de ligne, le I 8 octobre 1854,11 restaaTarmee d'Orient, devant S^bastopol, k la 2« brigade (Verge) de la 2^ division (Camou)du 2* corps (de Salles).Ilcombattita Tractir, fit tout le siege de la ville russe et fut nommd colonel du 73® de ligne, le 30 Janvier 1855, trois mois k peine apres avoir requ Tepaulette de lieutenant-colonel. II continua la campagne k la brigade Cler,'Ia deuxieme de la division Herbillon du corps de reserve. II ne resta que quelques mois a la tele de ce regiment, ayant et^ pourvu, le 7 f6vrier 1856, du commandement du 4® de voltigeurs de la garde impdriale.

Conimandeur le 8 octobre 1857, il mena son regiment d'dlite a la campagne de 1859, en Italic, combattit a satete et avec sa vigueurhabituelle k Magenta et k Solferino. Le 7 Janvier i860, le brillant courage du jeune colonel re^ut sa rdcompense. II fut promu general de brigade et envoy6 k Brest pour y commander la subdivision du Finist^re. Le 14 avril de la meme ann^e, on le

rapprocha de Paris en lui donnant la subdivisiun du Loiret a Orleans. Envoye au camp de Chilons en 1S62, il y pril le commandement de la 2" brigade de la 2° division. A la levee du camp, il Fui pourvu du commandement d'une brigade k Paris, la 3" de la ■}' division. En 1S65, le general Duboi cut la subdivision de Seine-et -Marne, a Melun, ou il moiirul, le 21 fevrier 1869, dans sa cinquantecinquieme annee, ayant H& presque toujoursen campagne depuis sa sortie de I'ficole de Sainl-Cyr. li etait decore de Tordre du Medjidie, avail le^ medailles de Crim^e, d'ltalie, de la Valeur de Sardaigne, de la Reine d'Angleterre, et allait etre promu divisionnaire lorsqu'il fut atteint par h maladic, suite de ses fatigues aux armies. Cetai: im officier qui se prodiguait volontiers, forr apprecie des generaux sous les ordres desquels il avail servi ; ii elait estime de ses soldats et fori aime de tons ceux qui avaient eu des relations avec lui, grace t I'amenit^ de son caractere.

Galin

t (Joseph-Germain), general de brigade

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d'etat-major, commandeur de la Ldgion d'honneur, ne a Belpach (Aude), le 27 novembre 1814, fut admis le 22 novembre 1832, k I'dge de iSans, k rEcole spdciale militaire de Saint-Cyr, ou il fut Qomme caporal le P' mai 1834. Sous-lieuteaant le 20 avril 1835, il concounit en 1836 pour Tficole d'application d'etat-major, 011 il entra le i"janvier 1837 comme officier-el^ve, d^tach^ du 4* regiment d'infanterie leg^re.

Lieutenant au corps royal d'dtat-major, le 23 Janvier 1839, il fut envoys Ic 4 fevrier au 6* de ligne, et le 11 juillet de la mdme ann^e, autorisd a faire partie, ainsi qu'un autre lieutenant d'etatmajor, M. Ferret, de Texpddition de M. Combes, dirigee sur TAbyssinie.

Capitaine le 27 Janvier 1841 et revenu en France apres un voyage d'exploration des plus interessant, ayant rapports avec son camarade de curieux et importants documents sur les pays parcoupus, il fut place au dcpdt de la guerre, a Paris, pour y mettre au net ses travaux. II redigea alors avec M. Ferret, capitaine comme lui, un ouvrage en

deux volumes sur leur voyage en AbyssiQie, Get ouvraRe, soumis a I'examen d'une commiS' sion de I'Acadtoie et ayant pour rapporteur le savant Arago, tairita de cettc commission le jugement qu'on va lire :

fl Tons Ics chapitres du rapport dont I'Academie vient d'entendre la lecture offrent des preuves manifested du courage, du zMe eclair^, de I'espril d'enlreprise. qui animaient MM. Galinier et Ferrel pendant leur voyage en Abyssinie, Plac6s presqui loujoiirs dans des circonstances tr6s difficiles, ces jeunes offlciers ont fait tout ce que les sciences pouvaient attendre d'eux. Nous regrettons vivemeni que nos usages nous inferdisent de provoquer une demarche directe, tendant k demande pour les deux hardis voyagcurs des recompense: qu'ils ont largement meritees. Nous avons, di moins, la certitude que I'Academie voudra bie appuyer sa commission, lorsqu'elle timeltra ie vceu ] que des travaux si neufs, si intiressants, si utile?. si laborieusement ex^cut^s, soient mis le plus promptement possible sous les yeux du public. »

Les conclusions de ce rapport furent adoptees ; les deux officiers eurent la satisfaction de voir leur remarquable et utile ouvrage public par ordre du gouvernement.

Apres avoir termine ses stages regimentaires d'infanterie, le capitaine Galinier, que ses travaux avaient mis en vue, requt la croix de chevalier de la Legion d'honneur le lo d^cembre 1844 et fut place, le 30 aoQt 1848, a Tatat-major de la place de Paris.

Envoys au 12° de dragons le 7 octobre de la m^rne annee, pour son stage de cavalerie, il fit le service d'adjudant-major a ce regiment jusqu'au 14 Janvier 1851, puis s'embarqua pour TAlgdrie 5n mars 1851, pour dtre employe aux travaux ?eodesiques de la carte de notre colonie. Le 22 fevrier 1853, il fut mis k la disposition du jouverneur gdndral de TAlgerie, qui, le 29 juillet ie la meme annee, lui confia le commandement iuperieur interimaire de Laghouat, apres Texpeiition dans laquelle M. Galinier avait pris une iart glorieuse.

j 172 SAINT-CYR

Promu chef d'escadron au tour du choix, le

'i 14 septembre 1854, maintenu en Algeria, il re(jut

I la croix d'officier le 19 novembre 1856 et passa

I lieutenant-colonel le 12 aout 1857. L'annee sui-

:{ vante, il revint en France pour prendre les fonc-

■ tions de chef d'^tat-major de la 21* division mill-

; taire. Appele au d^pot de la guerre le 7 decem-

, ^ bre 1858, il fut pris comme aide de camp le

•i 7 avril 1859 par le mar^chal Randon, ministre de

la guerre, qui avait eu Toccasion de Tapprecier en Alg^rie et aupres duquel il avait fait Texpedition de la Grande Kabylie en 1857.

En aout i860, le lieutenant-colonel Galinier fut adjoint au general nomm6 commissaire pour la delimitation des fronti^res de France et de Savoie. Commandeur le 27 mars 1861, colonel le 2 mai 1862, il prit au camp de Chdlons les fonctions d*etat-major de la i" division d'infanterie. Le 24 aoQt 1863, le colonel Galinier fut nomme chef d*etat-major de la 2« division d'infanterie du p^ corps, k Paris. Secretaire du comite de cavalerie le 16 novembre 1864, apres avoir exerce

quatre annees ces importantes fonctions, il fut appel^ dans la garde imperiale, comme chef d'elat-major de la division de cavalerie, le 31 aout 1865. II fit en cette quality la campagne de 1 870- 1 87 1, ^^rarmee de Melz, se trouva aux grandes batailles autour de cette place, contribua asa belle defense et fut envoye prisonnieren Allemagne apres la capitulation du 28 octobre.

De retour en .France, a la paix, le 18 mars, il fut nomme general de brigade le 20 avril 1 87 1 , pour prendre rang du 27 octobre 1870. Disponible d'avril au 15 juillet, il fut attache a I'etat-major du gouverneur de Paris, puis nomme sous-chef d'etat-major gdndral de I'arm^e de Versailles, le 2 juin 1873. A la dissolution de cette armde, le general Galinier revint k Tetat-major du gouverneur de Paris. Entrd au cadre de reserve par limite d'^ge, le 24 octobre 1873, admis sur sa demande k la retraite, par ddcret presidentiel en date du 25 juillet 1878, le g6n6ral compte 46 ans de services effectifs, de nombreuses campagnes, deux citations a I'ordre de Tarmde d'Afrique, pour

174 S.UNT-CVK

sa vigoureuse conduite k ['expedition de Laghoi h la razzia du i'> octobre 1852 et h I'expeditioJ du Djurjura ea aoOt 1854. II est chevalier de YOtm dre militaire de Savoie, officier des Saint-N rice et Lazare, decore de I'Ordre du Nichamdl 2' dasse, de I'ordre russe de Sainle-Anne de I 2' dasse et de la Couronne de fer d'AuCriche, < lement de 2' dasse.

Ferret (Pierre-Viclor-Adolphe), gdneral de brigade d'dtal-major, commandeur de la Legion d'honneur, ae k R^almont (Tarn), !e -jo mai iSij, admis a I'tcole speciale militaire de Saint-Cyr, I 2^ octobre 1832, en sortil en 1834 et ful nomril sous-lieutenant au 9° leger, Ic 20 avril 1835. torise, en 1836, i concourir pour l'£cole d'apn cation d'etat-major, ily fut re^u le i" Janvier iSg Lieutenant au corps royal d'etat- major, le 23 jam vier iS-ig, apres ses deux ann^es d'^tude, il E envoyg, le 4 fevrier iSjQ, au 29' de ligne pour sA stage d'infanterie. II s'dtait ires li6 4 I'Eco^ d'etat-major avec un de ses camarades,

nier. lis eureot i'idee de demander k faire avec M. Combes, envoye en mission en Abyssinie, ce long et interessant voyage. Autoris^s tous les deux par decision ministdrielie du ii juillet 1839, M. Ferret quitta le 29* de ligne et s'embarqua a Marseille pour I'figypte, le 21 octobre, k bord du Leonidas, De retour en France au commencement de 1843, M. Ferret, nommd capitaine du 27 Janvier 1841 , fut, ainsi que son compagnon de voyage, place au depot de la guerre pour y mettre au net les importants travaux qu'ils avaient rapport6s des lointains pays explores par eux avec courage, perseverance et intelligence. lis ecrivirent en outre un recit tres curieux de leur voyage, le soumirent arAcademie,qui nomma une commission pour en connaitre, et dont le rapporteur, le savant Arago, rendit compte dans les termes les plus dogieux. Les deux volumes de cet ouvrage, imprimes par ordre du gouvernement et prec6d6s du rapport de la commission de I'Acaddmie, mirent en relief les deux jeunes officiers, qui re^urent, le 10 d6« cembre 1844, en recompense de leurs fatigues, de

leurs travaux, des dangers sans nombre qu'il&i avaient braves, la croix de chevalier de la Legion d'honneur. Se trouvant a Paris en 184S, pendani les emeutes de juin, M. Ferret combattit les insui ges, se distingua, rei^ut deux coups de feu, un ai pied droit, I'aulre surle cote gauche de la tete,eta recompense de savigoureuse conduitc fut nommi le 27 aout, officier de la Legion d'honne:

linction exceplionnelle pour un officier de sos grade et de son age, chevalier depuis qualre ans k peine.

Le 11 mars i8;i, le capitaine Ferret quiltantle 1 depot de la guerre, embarqua pour la province deJ Constantine, dctache au 3" spahis pour y accom-B plir son stage de cavalerie. Souveot en expeditioal avec ce regiment, il fut cite k la suite du combat de Kaha, le i" aoflt 1852, sur les frontieres deld Tunisie, et une seconde fois 41a suite de la razz du Zelarma, le 10 mars 1853.

En quittant le 3' spahis, le capitaine Ferret full mis i la disposition du gouverneur general de I I'Algerie. II fit, en 1854, Texp^diEion du DjurJura,J

la Kabylie, fut cite a la suite de cette expedite 13 aoQt, et proinu chef d'escadron au tour loix, le 31 mars 1855 ; il resta encore quatre 2S dans notrecolonie d'Afrique, et fit en 1857 edition.de la Grande Kabylie du marechal Ion a Tetat-major general, ppele en France, il prit les fonctions de chef t-major de la 3* division d'infanterie de Tarde Paris, le I4 juin 1859, et fut promu lieute- -colonel le 5 aoilt 1859. Le 19 septembre de sme ann^e 1859, M. Ferret fut envoys chef t-major de la u® division militaire. Sur sa mde, il eut, le 19 d^cembre i860, les m6mes ions a la division d'Oran.

lonel le 12 aoOt 1864, commandeur le 1 1865, il resta en Alg^rie jusqu'au 14 avril et viut alors k Paris, appele dans la garde riale, chef d'etat-major de la 1" division d'inrie (Deligny). II fit la guerre de 1 870-1 87 liTarde Metz, combattit aux grandes journdes Ot, de septembre et d'octobre autour de cette I, h la defense de laquelle il prit part, et fut

envoye prisonnier en AUemagne a la suite de la capitulation du 28 octobre.

General dc brigade le 2oavril 1871, ^ sa rentree en France, avec rang du27 octobre 1870, M. Ferret resta en disponibilite jusqu'en 1875 . Le 27 juillet de cette ann^e, il passa au cadre de reserve, et sur sa demande obtint sa mise k la retraite par decret pr^sidentiel en date du 5 septembre 1878.

L'existence militaire des g^n^raux Ferret et Galinier offre une similitude telle et si singuliere que dans le corps d'etat-major on leur avait donnd le nom des freres siamois. En effet, el^ves dc Saint-Cyr et de Tficole d'^tat-major de la meme promotion, ayant fait le meme voyage, les memes expeditions en Afrique, d^cor^s le meme jour, chefs d'^tat-major dans la garde, gen^raux de la meme 6poque, retrait^s par le meme decret, le destin a ^16 identiquement le mdme pour chacun d'eux.

Waubert de Genlis (Charles-Francois), general de brigade d'etat-major, commandeur de la

Legion d'honneur, nd k Paris le 13 septembre 18 14, cntrd k Saint-Cyr le 20 novembre 1832, sous-lieutenant le 20 avril 1835, adinis k Tficole d'application d'etat-major, a la suite de bons examens, le i" Janvier 1835, lieutenant au corps royal d'etatmajor le 21 avril 1837, fut envoye le 8 juin de la meme annee au 49* de ligne pour y faire son stage regimentaire d'infanterie, et passa le 25 mars 1840 au 26® de ligne, alors en Afrique. Capitaine le 27 Janvier 1841, il entra au 2® regiment de chasseurs d'Afrique pour son stage de cavalerie, et en fut detache pour servir d'aide de camp au general de Bar, chef d'^tat-major du general Bugeaud, gouverneur de FAlgerie. Pass6 au i®' chasseurs d*Afrique k Mustapha-sous- Alger, il fit a ce regiment les fonctions d'adjudant-major du i«' septembre 1843 au 24 aoQt 1845, re^ut la croix de chevalier de la L6gion d'honneur le 6 aofit 1843, et reprit en aoOt 1845 ses fonctions d'aide de camp pr6s du g^ndral de Bar, dont il dpousa la fiUe.

Souvent eq expedition, il fut mis, le 1 1 aoQt 1847,

l80 SAINT-CYR

h r^tat-major general, k Alger, lorsque son general quitta notre colonie.

Le 15 novembre de la m^me annee 1847, M. Vaubcrt de Genlis, bel officier, intelligent et instruit, fut pris comme officier d*ordonnance par le due d*Aumale, alors en Afrique. Disponible le 18 mars 1848, apr6s la revolution de fevrier, il fut remis en activite le 4 juin de la meme annee, a la disposition du gouverneur general et pris comme aide de camp par leg^ndral Charron, gouverneur. le 6 octobre 1848. A la disposition du gouverneur le 18 novembre 1830, chef d'escadron le 3 Janvier 185 1, il fut appele k Paris et plac6 le 13 fevrier k retat-major du ministre de la guerre, requt la croix d'officier le 7 aoOt et fut place comme adjoint au secretaire du comite d'6tat-major en 1852. Envoys en mission a Constantine pour suivre I'exp^dition de la Petite Kabylie du general de Saint- Arnaud, il envoya des rapports tr6s explicites sur cette expedition et fut pris comme aide de camp, le 26 Janvier 1854, par le general, devenu marechal de Saint-Arnaud, ministre de la guerre, quile

—mfm

PROMOTION — GENERAUX DE BRIGADE l8l

nomma lieutenant-colonel. II accompagna son brave marechal en Orient, se trouva avec lui k I'Alma, lui ferma les yeax. le lendemain de cette glorieuse journ^e, et fut pris comme aide de camp par Canrobert, qui avail succ^dd k Saint-Arnaud dans le commandement de Tarm^e devant S^bastopol. Aide decamp du general en chef Pdlissier, lc22mai 1855, il re^ut les epaulettes de colonel le 19 septembre 1855, k la suite de Tattaque g6nerale de la ville russe.

De retour en France en 1856, il prit a Paris les fonctions de chef d'etat-major de la division d'infanterie de Id garde impdriale, le 18 juin.

Commandeur de la Legion d*honneur le 8 octobre. 1857, mis en activite hors cadre, il fut nomm6 aide de camp de TEmpereur, et fit aupr^s de Napoleon III la campagne d'ltalie contre TAutriche, en 1859, se trouva aux batailles de Magenta, de Solfdrino, et revint en France apres la convention de Viilafranca.

Fort en faveur aupr^s du souverain, promu general de brigade le 13 aoQt 1862, il fut mainlenu

dans sa position et fit, du 15 juillet au i5septembre 1868, les fonctions de chef d'etat-major gdn^ral du camp de Chalons.

En 1870, le gdndral se trouva a la bataille de Sedan et fut envoyd en captivite en Allemagne, apres la convention du 2 septembre. Rentrd en France le 17 avril 1871, au rapatriement deTarniee, il fut placd en disponibilite, et, sur sa demande, admis i la pension de retraite le 7 Kvrier 1876.

Lc gdndral, un deshommes les plus intelligents et les plus instruits s5rtis du corps d'etat-major, avait de nombreuses campagnes en Afrique. 11 avait fait celles de Crimde avec distinction, d'ltalie, le commencement de celle de 1870 centre la Prusse. Citd a Fordre de la division de Constantine du 7 juin 1841, il dtait ddcore des medailles militaires comm6moratives et de Tordre du Med- ]id\6.

De la Bastide (Pierre-Hyppolite) , general de brigade d'infanterie, commandeur de la Legion d'honneur, naquit.a Limoges (Haute-Vienne), le

30 septembre 1815. Admis a TEcole royale preparatoire militaire de la Fleche «i la fin de 1825, 4 Tage de 10 ans, il y fit de bonnes etudes et passa a rficole militaire de Saint-Cyr le i" decembre 1832; sorti en 1834 et nofnme sous-lieutenant au 50" de ligne le 20 avril 1835, lieutenant le 25 avril 1840, il fut fait capitaine le 1 1 mai 1844, au tour du choix. Officier actif, instruit, intelligent, tres distingue, dou^ d'une taille Elegante et d'une figure charmante, il fut appeld aux fonctions d'adjudant-major et ne resta que huit ans capitaine.

Promu chef de bataillon au 23* Mgcr, le 9 Janvier 1852, il prit le commandement du lo** bataillon de chasseurs k pied, le 29 octobre 1853, et embarqua avec ce bataillon pour la division d'occupation d'ltalie, a Rome, oil il revenait pour la* seconde fois, ayant ete k cette division avec le 50" de ligne, du 21 juin 1849 ^^ 21 Janvier 1850.

Le 24 decembre 1853, M. de la Bastide requt, k Rome, la croix de chevalier de la Legion d'honneur. Envoyeen Crim^ele 24 decembre 1854 avec

Ics.renforts destines au siege de Sebastopol, il fit ce siege et fut protnu, le 30 juin 1855, lieutenaoicolonel du 6* de ligne, en recompense de sa brillante couduite.

Reste en Orient avec son nouveau regiment, il revint en France aprfes la prise de la villc russe, en mai 1856. Lorsqu'en 1859 on forma rarmee d*Italie pour la campagne contre TAutriche, le regiment de M. de La Bastide fut place k la 2' brigade (Le Noble) de la y division (de Luzy de Pelissac) du 4® corps (Niel). II combattit a Magenta, k Solf^rino ; se distingua a cette derniere bataille. y fut blessd et cite k Tordre, fut nomm^ le 30 juin colonel du 30* de ligne.

Officier dela Legion d'honneurle 25 aout 1861, propose pour la garde impdriale, il prit, le 'i2aoQt 1864, le commandement du 3* regiment des voltigeurs de ce corps d*eiite, et re^ut Tannee suivante, le 25 avril 1865, la croixde commandeur de la Legion d'honneur.

Le 24 fevrier 1869, M. de La Bastide, nomme general de brigade, fut envoye k la subdivision

PROxMOTION — GENERAUX DE BRIGADE 185

des Pyrenees-Orienlales, a Perpignan, d'ou il fut appele a Paris, pour y commander la 2® brigade dela 2* division du i" corps. De la, eel officier general fut a Perigueux (Dordogne), le 8 septembre 1869. II s'y trouvait, le 15 juillet 1870, lors de la declaration de la guerre a la Prusse et de la formation de la premiere armee du Rhin. Mis k la t6te de la i"" brigade de la 2* division d'infanterie (Liebert) du 7*^ corps (Felix Douay), il se trouva a Beaumont, k Sedan, fut envoye en captivity en Allemagne, a la suite de la convention du 2 septembre, et de retour en France a la paix, le 22 mars 1871, il prit le commandement de la \^ brigade de la 2^ division d'infanterie (de Laveaucoupel) du 1°' corps (de Ladmirault), de Tarmee de Versailles. II fit done le second siege de Paris contre la Commune, et lorsque sa division fut dissoule, le 28 septembre 1873, il fut envoye a Laon pour y commander la 7° brigade (4® division dMnfanterie, 2*^ corps) et les subdivisions de region de Laon et de Saint-Quentin.

Disponiblesursademande,le 4 septembre 1877.

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plac6 au cadre de reserve par limite d'age, Ic 30 septembre de la mtoe annee 1877, il futadmis k la retraite, en vertu d'un decret presidentiel en date du 8 juin 1879, el est mort en 1884.

Le general de La Bastide ^tait decore de Tordre de Pie IX de 2* classe, de celui du Medjidie de 4* classe, des mddailles de Crimee et d'ltalie. 11 etait commandeur de I'ordre pontifical de Saint- Gregoire-le-Grand.

DuPATY DE Clam (Antoine-Am^d^e-Mercier , general de brigade de ca valeric, commandeur de la Legion d'honneur,ne ^ Paris, le 18 fevrier 1813, issu d*une ancienne et noble famille de robe, el dont le pere etait president de la Cour de cassation, s'etant destind k la carriere des armes, entra ^Saint-Cyrle i*''novembre 1832, ^T^gede 19 ans. etensortit sous-lieutenant du 20 avril 1835, avecle numero 34 de sa promotion, pour passer ofiicier-6leve a Tficole de cavalerie de Saumur, et de la au 2® de lanciers. Lieutenant le 16 novembre 1840, il fut envoye au 7® de hussards,

regiment de nouvelle formation. Capitaine le i5juillet 1843, au tour du choix, brillant officier de cavalerie, au 4® de dragons en 1849, il fut promu, le 25 octobre 1851, major au 2* despahis, a Oran, puis au 4® de chasseurs d'Afrique, k Mostaganem, en 1852. Le 10 aoQt 1853, il reqiit la croix de chevalier de la Legion d'honneur. Envoye a la tete d'une colonne de cavalerie pour chdtier les tribus arabes du Tiaret revolt^es, il accomplit sa mission avec intelligence et bonheur.

Promu le 29 mars 1856 lieutenant-colonel au 3" de chasseurs de France, il rejoignit ce regiment & la division de cavalerie de Luneville. Colonel le 12 aoQt 1861, il retourna en Algerie pour prendre, k Constantine^ le commandement du 3'' de spahis. II fit plusieurs expeditions a la tete de son regiment, et eut la croix d'officier le 13 aoQt 1863.

II organisa les smalas agricoles de la province de Constantine de la fagon la plus remarquable, et rentra en France en 1866 pour commander le 2" de dragons i Versailles, dont il fit en peu de

temps un rdgiment module qui fixa Tattention des inspecteurs gendraux et du ministre lui-meme. Commandeur de la Ldgion d'honneur le 2 aoQt 1867, M. du Paty de Clam, se trouvant en garnisona Cambrai, organisa pour la garnison un systeme dc nourriture qui frappa le president du conseil de santd des armecs, et produisit pendant la guerre 1 870-1 871, un effet salutaire sur Thygiene de la troupe.

Envoyd k la 2* brigade (Maubranche) de la division de cavalerie de Clerembault du 3® corps (Bazaine, puis Decaen et Leboeuf), il se trouva a toutes les grandes batailles et combats d'aout et de septembre autour de Metz, prit part k la defense de la place. Prisonnier en Allemagne, apres la capitulation du 28 octobre, le colonel Du Paty, esprit inventif, un peii original, ayant rimagination tournee vers le bien, organisa un systeme de secours pour les officiers en captivite comme lui, k Cologne, et rendit ainsi d'importants services a beaucoup de camarades non fortunes.

Rentreen France a la paix, il reprit, a Saintes,

le commandement du 2* de dragons, et donna une vive impulsion a la reorganisation de ce regiment, dans lequel avaient ete verses des dlements heterogenes.

General de brigade le 26 fevrier 1873, il prit le commandement de la subdivision de la Charente- Inferieure, et le conserva jusqu'a son passage au cadre de reserve. Admis a la retraite sur sa demande, par decret pr6sidentiel du 7 mars 1874, cet officier general se consacra k Teducation des enfants qu'il a eus de son mariage avec M'^'' de La Vingtrie, fiUe d*un inspecteur divisionnaire des ponts et chaussees. L'aind, capitaine d'etat-major al'^ige de 24 ans, cite pendant le siege de Paris, a opere, comme Tavait fait son pere, pkisieurs sauvetages, mu par Fesprit d*humanite qu'il tient du general. Le second est officier au i^S'^de ligne.

Cler (Jean-Joseph-Gustave), general de brigade d'infanlerie, tue a Tennemi, comniandeur de la Legion d'honneur, ne le 2 decembre 18 14, eleve

de Saint-Cyr le 20 novembre 1832, sous-lieute-

nant le 20 avril 1835, rejoignit alors le 21* Idger, k la division des Pyrenees-Orientales, a Perpignan, division commandee par le general de Castellane.

Le general, dont roriginalite et les petites manies ont bien souvent donne lieu k des plaisanteries, mais qui, de fait^ savait admirablement apprecier les qualites militaires et les . bons officiers, leur rendre justice, les pousser, ne tarda pas k remarquer le jeune et brave sous-lieutenant, dont la tenue, le zele constant et Tinstruction le frapperent, pendant les inspections incessantes qu'il passait de sa division. II le porta sur le tableau d'avancement d^s que le temps r6glementaire le lui permit, et le fit nommer lieutenant le 27 avril 1838, trois ans apres sa sortie de TEcole.

En 1839, le 2i''ldger, qui avail quitte Perpignan, vint k Bayonne. Cier, charge de la direction des 6coles, k son regiment, deploya dans cette mission delicate une ardeur, une intelligence, des talents qui le firent noter comme uq officier hors

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gne. En outre, il ex^cuta, pendant cette preliere periode de sa carriere militaire, des traaux topographiques qui lui valurent des temoi- [nages flatteurs de satisfaction du ministre de la guerre. II rddigea un mdmoire sur la fortification )assagere qui lui mdrita la plus haute distinction, celle de I'insertion de son nom au journal militaire officiel.

Capitaine autour du choix, le i3 avril 1841, Cler, bien qu'il aim^t beaucoup son regiment, 011 11 etait fort apprdcie, desireux d'utiliser en campagne les connaissances qu'il avait acquises par ses etudes theoriques, sollicita et obtint la faveur de passer, en novembre 1841, au 2* bataillon d*infanterie legere d'Afrique, alors dans la province d'Alger.

II faut des aptitudes sp^ciales pour servir aux bataillons d'infanterie legere d'Afrique, dont les hommes sont connus sous le nom de ziphirs. On ne place dans ce corps que des officiers ne reculant devant aucune difficulte. Cler fut jug6 apte a y etre admis. Avec le bataillon, il fit les campa-

gnes d'Afrique de 1842 k 1846, prit part a I'expedition du Maroc, se signala k la bataille de Tlsly et se fit connaitre du general Bugeaud.

Mis k Tordre de Tarmde le 2^5 decembre 1842, pour sa belle conduite dans les montagnes de rOuarensenis, au combat de Besn^s du 10 decembre, a la colonne Korte^ il prit, I'ann^e suivante, a son bataillon, les fonctions d'adjudantmajor.

Dans son rapport sur Tattaque d'un convoi par les Arabes, le 23 avril, le colonel de Saint-Arnaud ^crit : « Le capitaine Cler s'est multiplie pour diriger les tirailleurs et pour offrir aux blesses le sccours de son chevaK » Cest qu'en effet le brillant capitaine 6tait aussi humain qu'il etait intrepide au feu. Ces qualites se trouvent habituellement r6unies dans les coeurs haut places.

Un jour une jeune femme causant avec Cler, devenu general, et lui disant : Vous devez 6tre fier d'avoir si jeune une si belle position, en obtint cette rdponse : — Sans doute, madame, mais si voussaviezla responsabilite qui incombe au chef, a

certains moments? Si vous saviez quelles pensees agitent le coeur d*un honnete homme, lorsqu'il se dit qu'un ordre mal donnd, une mesure mal prise, vont peut-etre coflter la vie k de braves gens qui ont misenlui toute leur confiance? Je vous assure que la medaille du commandement a bien son revers. »

En 1844, le 21 mai, dans le Dahra, Cler se fit encore remarquer. Cest 1^ qu'il fut en relation pour la premiere fois avec le futur due de Malakoff, mardchal Pdlissier, avec lequel il eut par la suite une affaire dont nous parlerons plus loin.

Decore pour fait de guerre, a la suite de plusieurs expeditions, Cler, en fevrier 1846, fut cite une fois encore a Toccasion du coup de main execute contre les Ouled-Bessem. II dirigea quelque temps, de la ia(;oti la plus remarquable,radministration de son bataillon, comme capitaine-major.

Major au 6* leger, le 27 avril 1846, neuf ans apres sa sortie de Saint-Cyr, lieutenant-colonel au 2i®deligne en 1852, Cler fut designd des premiers, par le marechal de Saint-Arnaud, lors de la

formation des trois regiments de zouaves, pour entrer au 2*", a Oran. II contribua d son organisation, fit avec lui de nombreuses expeditions dans la Kabylie, aux Babords, et en prit le commandement cnjuillet 1853.

L'ann6e suivante, il le mena en Orient, planta son drapeau sur la position du telegraphe, a TAlma, et d sa t6te attaqua les ouvrages Blancs le 7 juin 1855.

General de brigade, il resta en Crimee k la I** brigade de la division d'infanterie da corps de reserve, officier de la Legion d*honneur, puis commandeur, il fut appele dans la garde imperiale, dont il commanda la r** brigade de la !'• division (grenadiers et zouaves).

Ce fut en guidant sa brigade au Naviglio-Grande, en Italie, le matin de Magenta, que Therolque general, frappd d*une balle au front, tomba mort.

Ses soldats se firent tuer autour de son corps pour ne pas le lalsser en trophee aux Autrichiens. Deja en Crim6e, une centaine de zouaves du 2" regiment, ob^issant au signal de la retraite, dans

une affaire de nuit,et croyant leur colonel prisonnier, revenaient en courant vers la ville russe, lorsque, rencontres parCler, qui leur dit : N'avez-vous pas entendu la sonnerie de la retraite, ils lui firent cette reponse : « — Mon colonel, on nous avail dit que vous 6tiez au pouvoir de Tennemi, nous allions vous chercher jusque dans Sebastopol. »

Nous avons parle d'une affaire entre Cler, alors en Algerie et colonel du 2* de zouaves, et le general Pelissier. Ce dernier etait souvent injuste el brutal. Un jour, devanl son regiment, il aposlropha grossierement Cler. Ce dernier jette son sabre en disant : Je donne ma demission ; puis il se retire. Pelissier rentre un peu honteux de ce qu'il a fait. Son aide de camp Cassaigne, qu'il adore, lui declare qu'apres ce qui vient de se passer il ne restera pas aupres d'un chef assez injuste pour apostjopher comme il I'a fait le meilleur colonel de I'armee. Le general prie, supplie son aide de camp, qui exige de lui une letlre d*excuse et une invitation k diner pour Cler le soir meme.

Lorsqu'il fut tue k Magenta, le general Cler

etait un homme de 45 ans, grand, admirablement fail, ayant line figure noble, expressive, sur laquelle se peignaient a la fois Taudace et la bonte. II dtait aim^ de tous ses camarades, adore de ses soldats.

Nous ^tions tres lies a Saint-Cyr. II est reste pour moi le camarade le plus aimable et le plus devoue. C'est au moyen des notes qu'il a bien youlu me donner que j'ai pu ecrire et publierle petit ouvrage intitule : Souvenirs d'un officier du 2** de' zouaves,

Une statue a ^te elevee dans sa ville natale a ce brave officier mort au champ d*honneur.

FiLHOL DE Cam\s (Armand), colonel d'infanterie, ayant commande une brigade au siege de Paris en 1 870-1 871, commandeur de la Legion d'honneur, ne a Rennes, le 25 octobre 1814, fils du general d*artilleriedu premier Empire, baron de Camas, fit ses dtudes ^ TEcole prdparatoire de la Fleche. Admis a Saint-Cyr en 1832, sous-lieutenant au 15* leger le 20 avril 1835, il rejoignitle

n?giment k Romans, et vint Tannic suivante k la division des Pyrenees-Orientales, k Perpignan. Lieutenant le 25 avril i840,6tant en Algerie, dans la province d'Oran, M. de Camas fit, dans notre colonie, de nombreuses expeditions et passa capitaine au tour du choix, le 22 novembre 1842, ayant k peine deux ann^es de grade de lieutenant. II prit part a Texpddition du Maroc de 1844, se trouva a la batailie de Tlsly, se distingua et revint en France avec son regiment en garnison a Perpignan, en 1847. L*annee suivante, il fut k Tarm^e des Alpes, k la i'* brigade (de Luzy de Pelissac) de la 2* division d'infanterie (Baragey d'Hilliers). Son regiment ne fut pas designe pour Texp^dition de Rome et vint, en 1850, k Paris, ou le capitaine de Camas re^ut en 1852 la decoration de chevalier de la Legion d'honneur. Passe au 2« bataillon de chasseurs k pied, k Vincennes, en 1853, promu chef de bataillon au 7° de ligne le 13 mai 1854, il embarqua avec son regiment k la r« brigade (Espinasse) de la r* division (Canrobert) du I" corps expeditionnaire envoye en Orient. II fit

la fatale pointe de la Dobrutscha, en reviat sain etsauf, combattitarAlma,^lnkermann, se trouva k toutes les operations du siege de Sebastopol, et fut bless6 le 8 septembre 1855, ^ I'assaut de MalakofT, en menant son bataiilon a Tattaque du redoutable ouvrage. Cite k I'ordre de Tarmee d'Orientj.nomme officier de la Legion d'honneur apres la prise de la ville russe et lieutenant-colo- i nel k son regiment, le 7* de ligne, le 22 septembre 1855, il revint en France en 1856, a Tarmee de Paris . i

Au moment de la declaration de guerre a TAu- 1 triche, en 1859, le lieutenant-colonel de Camas se trouvait en garnison k Brest. Le 7*.de ligne ne fut pas appele a Tarmee d'ltalie, mais Tannee suivanteil fut a la division d'occupation de Rome, oil il resta jusqu'^Tenvoiau Mexique du premiercorps expdditionnaire, aux ordres du general de Lorencez. Embarqud alors pour le nouveau monde, il fit cette rude campagne de 1862 a 1865. Promu colonel du 95" de ligne le 20 aoQt 1863, il resta au Mexique, a la 2* brigade (de Castagny) do la

i"* division (Bazaine) du corps du g^n^ral Forey.

Rentre en France en 1865, admis a la retraile sur sa demande, il se trouvait dans ses foyers depuis cinq annees, lorsque la guerre conlre la Prusse eclata, en juillet 1870. Le colonel de Camas crut devoir offrir ses services. II vint a Paris, re?ut le commandement de la r® brigade de la 2* division d'infanterie (de Liniers) de la )' armde de defense (Vinoy). II se conduisit pendant tout le siege avec une haute distinction, niena sa brigade aux grandes affaires sous Paris, et re^ut en recompense la croix de commandeur.

La paix signee, le colonel de Camas remit au fourreau son epee et rentra dans ses foyers, apres une vie militaire des plus honorablement remplie, Jila suite de 45 ans de services effectifs, de nombreuses campagnes, d'une blessure et de plusieurs citations.

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