SON COMPLIMENT DE BIENVENUE — LA PIPE DU SAINT- CYRIEN
Je reviens h notre vie journaliere. Le soir nous avicns une classe ou cours, une longue etude, et apres le souper une recreation digestive d'une grande demi-heure, pendant laquelle les eleves du demi-bataillon de ' droite, c*est-^-dire des trois premieres compagnies par rang de taille, ou les chameauXy comrne nous les appelions alors, circulaient dans leur salle, tandis que les trois compagnies du dernier bataillon de gauche, ou les graines, comme nous appelaient les chameaux, tournaient dans la leur. Dans Tune et Tautre de ces salles, aussi bien que dans les cours. d*Aus-
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tertitz et de Wagram, interdiction absolue etait faite 3UX consents, jusqu'au depart du dernier ancien, de meCtre le pied dans le rond, terrain sacre que l'fil6ve de recrue, le melon, la volaille, ne devait pas se permettr'e de souiller, pas meme de traverser poar se rendre, par le plus court chemiD, d'un point it an autre. Acet^gard, les anciens se montraient feroces. Une recrue metiant un pied dans le rond eflt sen'i s'abattre cent poings fermes sur sa tele et ses epaules.
Nous 6tions de grands enfants a Saint -Cyr, de notre temps, nous les futurs officiers, et il est probable que les generations qui nous ont succ6de ne nous Toot ced6 en rien k cet egard.
Les jours se suivaient et se ressemblaient beaucoup pendant la semaine, Le dimanche, les choses se passaient difreremmeiit; mais avant de continuer, un mot sur les changements survenus dans la direction de r£cole.
Le bon general de Richemont et son second, le colonel Couche, juges I'un et I'aulre trop faibles de caraclere pour commander une 6cole dont