‹ Souvenirs de Vaugirard;Chapitre 26 sur 38 · POST-SCRIPTUM · texte numérisé non relu

POST-SCRIPTUM

« VALE ET FLOREAS »

Avant de terminer cet ouvrage, avant d'adresser à notre cher collège un long et tendre adieu, du récit des épreuves passées tirons un enseignement plein d'espérances.

L'adversité, qui grandit les hommes, grandit aussi quelquefois les œuvres.

Sorti des étreintes de l'année terrible, meurtri et presque abattu, le collège de Vaugirard se releva d'un essor puissant pour atteindre, en quelques années, l'époque florissante de son histoire.

Un an après les épreuves, en 1872, il comptait déjà six cents élèves et l'on reprenait les travaux abandonnés au moment de la guerre. Deux années plus tard, ils étaient achevés et, dans ce beau col-

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lège qu'on admire aujourd'hui, venaient prendre place près de huit cents élèves dont plus de six cents pensionnaires.

Vaugirard a subi de nouveaux orages; il a chancelé sous des traits plus meurtriers que les obus allemands ou français, car ceux-ci ne détruisaient que des murs et tout au plus des hommes, tandis que ceux-là voulaient tuer une idée.

La lutte alla jusqu'à l'agonie et le vieux collège eût péri si ses amis ne s'étaient pas groupés autour de lui pour le disputer à la mort. Après une crise, dont peut-être un jour je raconterai les phases, Vaugirard fut sauvé. Il reprend maintenant, comme il a repris autrefois, sa marche ascendante et, sous de nouveaux maîtres animés de l'ancien esprit, il élèvera encore des générations d'hommes :

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