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paroles la sépaors une émoins, tificaux re biene, puisdonné, s'ouvre, e Rome.
rence la omntpoappe de épis en
rent la épètent
ive Pie du Souii le suf-
foque, il tomhe évanoui dans les bras de ceux qui l’environnent. La fenêtre se ferme, et les soldats pontificaux prennent la route de leur pays, en versant d’abondantes larmes sur le sort de l’auguste prisonnier du Vatican.
Le second acte étant terminé, la toile tombe.
Nous sommes donc rendu au troisième et dernier acte, la votation ou le plébiscite. Quelques lignes suffiront pour démontrer la monstruosité des procédés employés en cette circonstance.
Le 2 octobre avait été choisi pour accomplir cet acte de bouffonnerie. Affiches mensongères, menaces, bulletins forgés ; tout a été employé par les partisans de la Révolution pour obtenir un vote unanime et faire comprendre aux autres nations que le peuple romain acceptait avec joie > joug de Victor-Emmanuel, roi d'Italie. Le Capitole de Manlius était l'endroit où avait été déposée l'immense urne destinée à recueillir les bulletins. Dans les autres quartiers de la ville, on avait établi des bureaux spéciaux pour faciliter la votation.
Notre Saint-Père avait conseillé aux catholiques de ne pas prendre part au plébiscite.
A six heures etdemiedu soir, la votation était terminée, et le dépouillement des bulletins #/ connaître que Victor-Emmanuel était aimé par tout le peuple
romain. Véritable comédie s’il en fut jamais, car sur les 167,548 électeurs inscrits, il n'y eut ,que 135,271 votants; et, parmi ceux-ci, la. plupart avaient été importés des autres parties de l'Italie et recrutés parmi la canaille qui, tout en n'ayant pas droit de vote, déposait dans l’urne cinq ou six bulletins.
Tel est le résultat du plébiscite de °° 70. Les révolutionnaires peuvent s'en réjouir, mais les catholiques le regardent comme une moquerie.
Le drame est maintenant joué. Victor-Emma:nuel s'empare définitivement des Etats de l'Eglise et s'installe au Quirinal, à Rome. Pie IX, le roi légitime, est dépouillé de sa couronne et retenu prisonnier dans le Vatican.
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© LES ZOUAVES PONTIFICAUX CANADIENS, Les On dit généralement qu’on n'est pas bon juge
is les dans sa propre cause. Je suis de cet avis, et voilà
rie. pourquoi je ne donnerai aucune appréciation tou-
imma- chant les zouaves canadiens. j'aurais bien droit
"Eglise de réfuter les calomnies qui ont été inventées sur
le roi notre compte par des révolutionnaires qui nous
retenu traitaient de mercenaires, et même par quelques-
uns de nos compatriotes, par des Canadiensf:ançais — heureusement, ils sont très rares. Mais je laisserai parler des personnes qu’on ne pourra pas taxer de partialité. Je citerai d’abord des extraits de trois lettres que Mgr. Bourget, alors évêque de Montréal, écrivait à l’administrateur de son diocèse, aux mois de mars et d'avril 1869, lorsque Sa Grandeur se trouvait à Rome :
“M. l'administrateur,
“ Nous sommes à Rome depuis le 13 février, comme vous l'avez déjà appris par nos lettres précédentes ; et je puis vous l'assurer, nous n'avons pas perdu notre temps, quoi qu'ici il ne soit pas possible de. travailler comme à Montréal.
Le temps passe vite tout de même, et à la fin, l'on se trouve peu avancé en besogne, quand on a fini sa journée,
Je puis toutefois vous parler, avec connaissance de cause, de nos chers zouaves canadien: qui, en Canada, sont l'objet de tant de préoccupations, parce qu'ils remplissent à Rome une mission qui, plus que jamais, me paraît providentielle, par les résultats qui peuvent s'ensuivre pour le Saint- Siége, comme pour eux-mêmes et pour notre patrie.
Je viens donc vous en dire quelque chose aujourd'hui, et je puis vous assurer que je parle d’après ce que j'ai vu de mes yeux et entendu de mes oreilles. Car depuis cinq semaines que nous sommes arrivés dans cette ville, nous avons eu, mes compagnons de voyage et moi, de continuels rapports avec ces bons enfants. Nous nous sommes vus presque tous les jours, soit à leur cercle, soit dans nos chambres. Nous avons assisté fréquemment à leurs réunions du soir, et bien souvent nous les avons rencontrés le jour. Nous avons pris plaisir à leur faire raconter toutes les aventures de leur vie de soldats, et nons avons pu apprécier, à leur juste valeur, les bons sentiments qui les animent. Nous nous sommes associés de bon cœur à leurs jouissances de familles, quand on leur a
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distribüé les lettres et les cadeaux dont nous étions si heureusement les porteurs.
En vous adressant la présente, c'est à tous ceux qui s'intéressent à ces jeunes compatriotes que j'écris, à leurs parents surtout qui ont si généreusement sacrifié leurs enfants pour la défense du Père commun, et au comité des zouaves si vivement intéressé à ce que ces enfants du sol fassent, par leur bonne conduite, honneur à leur patrie. Au reste, en leur donnant les détails contenus dans la présente, je ne fais qu’accomplir un devoir bien légitime, car, en élevant la voix, pour les inviter à se mettre à contribution pour une œuvre qui, dès son début, paraissait hérissée de difficultés, j'assumais évidemment une très grande responsabilité aux yeux de la religion et de la patrie. Aussi, était-ce pour moi, comme c’est encore aujourd’hui, un sujet de préoccupations bien naturelles. Je soulage donc mon cœur d'un lourd fardeau, en leur donnant des renseignements qui seront pour tous de bonnes et joyeuses nouvelles. Je ne serai d’ailleurs que l'écho de beaucoup de voix qui ont déjà proclamé, dans tout le Canada et dans beaucoup d’autres pays, ce que j'ai à dire ici.
1° Leur bonne conduite. — Il n'y a là-dessus qu'une voix, et tous ceux que j'ai vus jusqu'ici ont été unanimes à me faire l'éloge des zouaves
canadiens. On admire l'esprit de foi, de piété, de religion, d'obéissance qui les anime. On les trouve bons, honnêtes et bien élevés. Leur tenue, leur propreté, leur dextérité ont quelque chose qui les distingue.
Cette bonne conduite les met en honneur partout et leur mérite l'estime dont ils jouissent généralement. A l'audience qu'il nous donna quelques jours après notre arrivée à Rome, le Saint- Père nous parla de nos zouaves en termes bien flatteurs et qui exprimaient l'affection qu'il leur portait. Lorsque je voulus, au nom de leurs parents et du pays tout entier, le remercier des bontés et des faveurs dont il comblait ces jeunes Canadiens, il répondit agréablement que les “ faveurs étaient pour lui.” S'adressant à M. Moreau, il lui dit : “Ayez bien soin de vos soldats,” puis se reprenant à l'instant, “de nos soldats ; car ce “sont mes soldats,” ajouta-t-il d'une manière fort aimable. Il se fit un plaisir de nous dire comment, dans la belle promenade qu'il leur avait fait faire dans son jardin, il les avait fait arroser, cisant avec un sourire aimable: “Je les ai baptisés, vos Canadiens.” Or, comme chez ce grand pontife tout est significatif, il est à espérer que cette innocente récréation porte son fruit, en excitant ces jeunes soldats du Pape à toujours mener une vie pure et chaste, et a
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r parissent quel- Saints bien il leur arents ités et idiens, taient i dit : enant it mes le. Il ans la s son
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répandre ainsi, dans la Ville sainte, la bonne odeur des vertus pariarehales que nous ont léguées nos pères.
Le lendemain de notre arrivée à Rome (13 février), nous nous présentâmes chez le cardinal Antonelli qui, comme tout le monde le sait, a la tête remplie de tant de choses qui intéressent le monde entier. Cette fois, il ne nous parla guère que de nos zouaves. À l'entendre, non-seulement ils étaient bons, mais les meilleurs de tous. Il nous rapporta qu'à l'époque de la promotion de M.
Taillefer au grade de sous-lieutehant, on l'avait fait passer avant un prince qui avait plus de service et dont la conduite était très satisfaisante, car cette promotion a été en même temps une récompense des mérites personnels du nouveau gradé, et la reconnaissanee de la bonne conduite du corps des Canadiens.
Le général Kanzler, le colonel Allet, le colonel] d'Argy, le lieutenant-colonel de Charette et plusieurs autres officiers de l’armée pontificale, que j'ai vus tour à tour, n'ont eu que des éloges à faire de nos compatriotes ; et tous m'ont témoigné leur désir de grossir leurs bataillons respectifs de nouvelles recrues faites au Canada. On voudrait les enrôler dans l'artillerie, dans la légion, dans le corps des carabiniers, mais les officiers zouaves
prétendent avoir droit d'enregistrer dans leur corps tous ceux qui seront de nouveau envoyés, comme renfort à l'armée pontificale, qui en a grand besoin comme tout le monde en convient.
2° Leur piété —Elle est vraiment édifiante, je dois le dire pour la consolation de tous, mais principalement des mères chrétiennes et religieuses, comme sont celles qui ont sacrifié si généreusement leurs enfants, pour le service de la religion et la défense de Son Auguste Chef. On se rappelle avec quel entrain ils firent, l'an dernier, le sois de Marte qui leur a obtenu tant de grâces, qui les a soutenus au milieu de leurs dangers, de leurs peines et de leurs travaux. On se prépare à le faire cette année avec encore plus de solennité et de piété. Il en sera de même de la Saint-Jean- Baptiste qui fut si belle à Rome, l’année dernière, pour ces vrais enfants du Canada, et qui le sera encore plus cette année, il faut l'espérer. Un excellent livre, “ Notre-Dame des soldats,” dont j'ai donné à chacun un exemplaire, nourrira, je l’espère, la vraie dévotion à Marie, qu'ils ont sucée au sein de leurs mères, et la “ Neuvaine à Saint Jean-Baptiste, ” dont j'ai tout exprès apporté avec moi quelques exemplaires, nous servira à célébrer en Canadiens pieux et religieux, notre grande et belle fête nationale.
Is leur nvoyés, a grand
nte, je is prinrieuses, éreusereligion appelle mnois de qui les e leurs e à le nité et t-Jeanrnière, le sera excelnt j'ai je l’es-
sucée À Saint É avec élébrer nde et
L'an dernier, comme c'est toujours l'usage dans l’armée pontificale, ils se préparèrent à faire leurs pâques, par une retraite de trois jours. Ils en ont fait autant cette année, et jé me suis fait un bonheur de leur donner moi-même les exercices de cette retraite, afin de leur parler en père et de leur rappeler les enseignements qu'ils reçurent, d'abord, dans leurs familles, puis dans leurs paroisses, Ils se sont montrés très assidus et m'ont paru pénétrés des saintes vérités de la foi qui, à Rome plus
qu'ailleurs, sont plus saisissantes et font de plus
vives impressions, Son Em. le cardinal Barnabo
s'est fait comme un honneur de venir couronner, à Sainte-Brigitte, cette belle retraite, en y venant dire la messe et leur donner la sainte communion.
Le révérend préfet leur a adressé, au moment de la communion, une assez longue allocution, qui les a fort impressionnés, parce qu'en effet elle était bien émouvante et tout à fait paternelle. Car le Canada relevant de la S. Congrégation de la Propagande, l'Eminent cardinal, qui en est le préfet, paraissait bien ému en présence des enfants de ce pays lointain, à qui il se préparait à distribuer le pain des forts, afin qu'ils fussent des vaillants soldats au service du Christ et de sa divine religion.
On m'a assuré que dans le corps des zouaves
canadiens, il en est de très pieux et qui ne se con-
tentent pas de faire leurs pâques, mais qui ont apporté à Rome la bonne habitude qu'ils avaient en Canada de communier souvent. C'est ce qu'ils font en allant recevoir la sainte communion, tantôt dans une église ct tantôt dans une autre, tantôt pour leurs pères et tantôt pour leurs mères et autres parents et amis qui portent les noms des saints auxquels sont dédiées les églises qu'ils aiment pour cela à fréquenter, afin de s’exciter de plus en plus à la ferveur. Il en doit être ainsi à en juger par la piété et le recueillement qu'ils font paraître, chaque fois que nous les réunissons dans l’église de Sainte-Brigitte, qu'ils ont adoptée pour leurs éXerciées dé DIE es sad a cs Un Tee ue
3. Leur piété filiale-—KRien de plus touchant chez nos zouaves, que leur affection tendre et filiale pour leurs pères et mères et pour toute la famille. Le jour de notre arrivée, il faisait beau de les voir se jeter à genoux, lorsque je leur annonçai que je leur apportais les bénéditions de la nouvelle année qu'ils n'avaient pu recevoir à la maison paternelle. Ce fut un moment saisissant pour nous, et je ne puis encore y penser, sans me sentir ému jusqu'aux larmes. En leur donnant cette bénédiction, je ne faisais en effet que remplir la commission dont m’avaient chargé les pères et les mères que j'avaisvus avant mon départ.
s qui ont s avaient ce qu'ils nn, tantôt e, tantôt mères et oms des Is aiment e plus en en juger paraître, s l’église ur leurs
ouchant ndre et toute la beau de nnonçai ouvelle maison ur nous, itir ému bénédicommiss mères
Lorsqu'on leur adresse la parole, on est toujours sûr de captiver leur attention, quand on les ramène à leurs premières années, quand on leur rappelle les jouissances de la famille, dans la maison paternelle, quand on leur fait voir que c’est en union avec tous les proches que l'on fait tel exercice, par exemple, le mois de Saint-Joseph qui se fait à Rome dans beaucoup d’'églises. Enfin il ne faut pas parler longtemps, ni frapper bien fort, pour arriver à leur cœur, quand il s’agit de leurs bons parents. ., ,...cvsesosnesoscsise ses ess
4° Leur dévouement pour N. S. P. le Pape— Par principe de foi, ils sont sincèrement dévoués, affectionnés, dévots même envers le Père commun des fidèles. On n'en saurait douter, quand on fait attention aux sacrifices qu'ils ont dû faire, pour lui prouver leur attachement filial. Il leur a fallu en effet s'arracher à la tendresse de leurs parents, renoncer aux douceurs de la patrie, tourner le dos à un avenir plus ou moins flatteur, affronter les dangers d'un climat qu'ont à redouter les étrangers, embrasser un genre de vie qui a ses souffrances et ses ennuis, s'assujétir à un régime qui impose de grandes privations à quiconque n'y est pas accoutumé, faire de longues et pénibles marches, sac au dos et l'arme au bras, au risque de s’écoreher les pieds en traversant les marais et de
n'avoir la nuit, pour abris, que de misérables étables a: écuries, exposés à toutes les vents. A ces souffrances physiques viennent se joindre les peines morales, les ennuis de la caserne, les misères de caractères, les brusqueries militaires, les punitions sévères, surtout quand elles ne sont pas méritées, auxquelles il faut cependant se soumettre sans réplique, l'assujétissement journalier aux règles d'une discipline rigoureuse. Tout cela, et bien d'autres choses encore, froisse et irrite d'ordinaire des jeunes gens qui ont eu toutes leurs aises dans la maison paternelle. . . . . . . . ..
Lorsqu'ils (les zouaves canadiens) ont à souffrir quelque mauvais traitement, qu'il leur faut faire une marche forcée, que la gamelle ne peut suffire à satisfaire leur appétit dévorant, on les entend dire: C’est pour la bonne cause ; c'ist pour le Pape que nous souffrons ; et les voilà contents, gais et joyeux. On nous l'avait dit; nous l'avons bien voulu ; nous n'avons donc pas à nous plaindre. Au commencement cette vie nous paraissait bien dure ; maintenant nous y sommes faits, et rien M coûte. Nous n'avons plus qu'une chos erer, c'est de verser notre sang pour le Pape. OUS espérons bien que, pour l'amour de notre bon Père, nous nous battrons avant que notre engagement soit fini; et que nous laisserons dans le cimetière de Saint-
sérables nts. À idre les rne, les ilitaires, ne sont se souurnalier ut cela, et irrite tes leurs
souffrir ut faire t suffire entend le Pape gais et ons bien re. Au u dure ; de rer, c'est SPÉTON:
US NOUS nt, ct Saint-
mat
Laurent, avunt de repartir, quelques-uns des nôtres, el que nous nous en retournerons dans notre cher Canada avec de glorieuses Wessures..
5 Leur union fraternelle.-—C'est quelque chose de merveilleux que cette union qui règne entre tous les zouaves canadiens, qui servent dans l'armée pontificale. Leurs compagnons d'armes en sont singulièrement frappés, et ils sont à se demander si, en Canada, il y a un genre de vie spécial, propre à produire une telle intimité entre tous les membres de la nation. Les officiers, qui s'aperçoivent des bons effets qui résultent de cette union traternelle, la favorisent autant qu'il est en leur pouvoir, en ne les dispersant pas trop dans les différentes compagnies.
...... D'un autre côté, leur union fraternelle les fait respecter, et l'on ne se permettra pas de les insulter ou maltraiter dans l'intime conviction où l'on est qu'ils trouveront toujours moyen de se faire rendre justice, parce que, disent leurs compagnons d'armes, qui touche à l’un touche à tous RU Ole en et pin e oucses Me vd use Ce qui les unit si tendrement et si fortement, c'est qu'il n’y a chez eux qu'un même esprit, pour ne se egarder tous que comme Canadiens. [ls sont en
effet tous Canadiens, et rien que Canadiens. Aussi
point &e distinction entre ceux de Québec,de Trois Rivières, de Saint-Hyacinthe et ceux de Montréal.
GC Leur amour de la patrie. —" Jamais, ne cessent de répéter nos zouaves, jamais nous n'avons tant aimé le cher Canada que depuis que nous l'avons quitté, et que nous avons appris à l'apprécier, en le comparant aux autres pays que l'on nous avait tant vantées.”
Cet amour du pays se manifeste dans tous leurs discours ; et ils en parlent avec tant : d'émotion
“qu'ils inspirent aux autres la haute idée qu'ils en
ont conçue dans leur première enfance, et qui ne fait que s’accroître depuis qu'ils en sont éloignés. Les officiers qui les entendent à tout propos parler sur ce ton du Canada, en conçoivent le désir d'y faire un voyage, pour voir de leurs yeux tout ce que les zouaves leur racontent de leurs pays. // faut, dit-on dans l'armée pontificale, que le Canada soit un bien bean pays pour s'attacher ainst ses enfants.
Cet attachement à la patrie se manifeste aussi par les chants patriotiques et religieux qu'ils ont toujours à la bouche. Les lieux où ils se réunissent, les routes qu'ils suivent, les provinces qu'ils traversent pour se rendre au camp ou en garnison, retentissent de ces chants joyeux et animés. . ...
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de Trois Montréal.
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unissent, ils traarnison,
7° Leur honneur national.—Celui qui, par prin-
cipe d'honneur, ne fait rien aux yeux des hommes qui puisse le compromettre, est appelé #7 Lomme d'honneur. S'i ne fait rien qui puisse faire mépriser sa nation, il aura en partage /'Xonnenr national ; mais la religion seule peut inspirer le vrai sentiment d'honneur ; et il ne saurait se trouver que dans la pratique constante des devoirs qu'elle impose à l’'hemme du monde, comme à l’homme de la religion. Autrement il tombera bientôt dans de pitoyables Ccarts, qui attireront à lui et à sa nation, le blâme ct le mépris.
Or ce sentiment d'Aouneur national est très vif
dans le cœur des zouaves canadiens... .........
L'honneur national est, chez nos zouaves, un sentiment noble qui les entretient dans le devoir, et une voix sainte, mais éloquente, qui les avertit de tout ce qu'ils ont à éviter, pour ne pas se compromettre. Aussi, zout-tls leur droit chemin, bien résolus de fout perdre sauf l'honneur ”
Que vont dire nos détracteurs ?
Continuons.
“ [ls (les zouaves canadiens) ne vont pas à Rome, “disait le 7Zablet en 1868, lorsque le premier “détachement se rendait dans la Ville sainte, “attirés par l'appât du gain, mais pour offrir “ généreusement leurs services au chef de l'Église
“dans la tribulation et le besoin ; pour grossir les “rangs de cette petite, mais vaillante armée, qui “s'est recrutée dans toutes les parties de la catho: “licité pour venir former un rempart vivant autou
“du Vénérable Pontife” . ..
L'honorable juge Routhier s'exprimait ainsi dans le magnifique discours qu'il a prononcé à l'ouver ture du congrès catholique tenu à Québec, en 188:
“ La France avait un autre devoir découlant de son alliance : c'était de défendre l'Eglise dans le danger ; et vous savez que lorsqu'elle y a manqué, elle a toujours senti le contre-coup des malheurs de l'Eglise. Il est possible que Dieu nous destine a ce rôle dans l'avenir comme notre ancienne mère-patrie, et c'est un des événements les plus glorieux de notre histoire d’avoir pu déjà figurer à côté de la France dans les armées de l'Eglise.
“ Il y a dix ans que le pontife de Rome a vu ce spectacle magnifique: la mère et la fille unies dans le même amour et le même dévouement, traversant les mers pour la défense de la même cause et devenant toutes deux sentinelles du Vatican! La mère enseignant à sa fille le dur métier des armes qu’elle a pratiqué pendant tant de siècles, et la fille rappelant à sa mère la foi ardente de ses jeunes années !
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sain de ] que d'as:
plus
‘6 1'ON ct en de ] Pere,
«e Singru LOUd\ Carnac
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armée, qui le la catho:
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it ainsi dans é à l'ouver c,en 1889:
écoulant de lise dans le ra manqué, es malheurs ous destine e ancienne ts les plus éjà figurer à Eglise.
pme a vu CE fille unies évouement, e la même es du Vatidur métier nt tant de foi ardente
“ Ce souvenir vous fait tressaillir et produit sans doute un gonflement d'orgucil dans vos poitrines, C'est un bonheur pour moi de vous le rappeler en ce moment où j'aperçois réunis nos excellents zouaves. Honneur à eux ! puisqu’en offrant géncreusement leur vie à l'Eglise de Dieu, ils ont ratific et sanctionné de nouveau le pacte sacré qui nous unit à elle !”
M. Michel Barsotti, secrétaire du comité supc rieur des congrès en Toscane, rédacteur en chef du journal, 77 Ædele, et chevalier de l'ordre de saint Grégoire le Grand, disait dans sa lettre datée de Luca, 20 mai 1880, en réponse à l'invitation que le Cercle catholique de Québec lui avait faite d'assister au congrès, que nous avons mentionné plus haut :
“ La Toscane, le monde catholique tout entier, n'ont pas oublié que le Canada à envoyé en 1868
ten 1869 quatre cents de ses enfants à la défense
de Ja Sainte-Eglise, et de notre regretté Saint-
Pere, l'aimable Pie IX.
“ Et moi qui ai été témoin de la pièté tout à fait singulière, et du courage héroïque de ces braves rouaves, je m'unis de tout cœur aux catholiques
canadiens rassemblés,
Le président du Cercle Sainte Catherine de KRici,
à Prato, en Toscane, ne fait qu'une simple allusion à nos zouaves, mais elle dit beaucoup. Lisez :
“ Beaucoup de catholiques canadiens furent de dignes soldats du glorieux Pie IX. ”
Dans une lettre collective des catholiques de Modène et de Parmes, adressée au Président du Cercle catholique de notre ville, on trouve cette chaleureuse exclamation :
# O Canadiens ! avec quelle joie et quelle reconnaissance nous nous rappelons vos dignes représenlants qui, aux jours de nos plus grands désastres, étaient accourus à Rome pour y défendre, avec intrépidité ct au prix même de leur vie, ces droits imprescriptibles et cette liberte sainte !”
Nous pourrions citer une foule d'autres témoiunages flatteurs, mais nous nous arrêtons ; les vrais catholiques ont su apprécier, comme il le méritait,
le mouvement des zouaves canadiens.
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