LES ÉQUIVOQUES DU WURTEMBERG
Son mandat est, du reste, expiré et sa convocation serait un fait anormal ; il ne pourrait pas légalement procéder aux modifications que la Prusse voudrait introduire dans sa constitution pour s'assurer, au sein du conseil fédéral, un nombre de voix plus considérable, avant d'admettre les États du Midi dans la Confédération du Nord.
Le Wurtemberg, toujours équivoque, vient de formuler des déclarations inattendues. On le croyait d'accord avee le gouvernement bavarois, appliqué à défendre ses prérogatives, et voici qu'il se jette résolument dans le courant unitaire. Il réclame un Parlement allemand, et avec l'adjonction de l'Autriche, la grande Allemagne, c'est plus que ne souhaite le cabinet de Berlin; il se méfie de tant d'ardeur. Ce n'est pas sans arrière-pensée, en effet, que le Wurtemberg voudrait donner, dès à présent, à l'idée nationale tout son développement ; il y voit le moyen le plus efficace de se soustraire aux exigences étroites et tyranniques de la Prusse. Mieux vaudrait assurément, pour les États secondaires, au point où ils en sont arrivés, une situation nette, obligeant la Prusse à se fusionner dans l'Allemagne, qu'une position mal définie, les condam-