‹ Souvenirs diplomatiquesChapitre 109 sur 198 · LA FRANCE ET LES COURS DU MIDI · texte numérisé non relu

LA FRANCE ET LES COURS DU MIDI

nant au rôle ingrat de Prussiens du second degré. L'idée est sage, mais elle ne se concilie pas avec les convenances de M. de Bismarck. M. de Varenbùhler mettra une sourdine à ses velléités unitaires, il fera une nouvelle évolution.

28 Octobre 1870.

La Bavière et le Wurtemberg ne cèdent pas aux mêmes passions que la Prusse ; leurs soldats, plus peut-être que les soldats prussiens, rançonnent, incendient sans miséricorde, ils l'ont montré à Bazeilles; mais leurs gouvernements, entraînés à la guerre malgré eux, songent au lendemain et ils ne voient pas sans inquiétude la France s'épuiser dans une lutte désespérée ; ils sentent que notre anéantissement total ne peut qu'aggraver les conditions nouvelles de leur existence. Ils ne sauraient empêcher les événements de suivre leur cours fatal ; mais ils voudraient du

moins en atténuer les conséquences. C est la

Page 1