‹ Souvenirs diplomatiquesChapitre 123 sur 198 · LA DÉFENSE DE METZ · texte numérisé non relu

LA DÉFENSE DE METZ

succès, ne marchandent pas leurs éloges à la défense de Metz. Ils savent ce qu'elle a coûté à l'Allemagne ! — plus de 60,000 hommes tués ou blessés, et 40,000 malades.

« L'attitude politique du maréchal Bazaine, disent-ils, n'a peut-être pas été correcte, elle a pu s'inspirer d'arrière-pensées ; mais les négociations qu'il a poursuivies, à l'insu de la délégation de Tours, ne sauraient porter atteinte à sa conduite militaire. Si la France, ajoutent-ils, au lieu de céder à des illusions, avait voulu se rendre un compte exact de la position de Metz après les batailles décisives du 14, du 16 et du 18 août, le maréchal Mac-Mahon ne se serait pas exposé au désastre de Sedan, et le gouvernement de la Défense nationale, loin de formuler une condamnation collective contre les chefs de l'armée de la Moselle, aurait reconnu, s'il avait pu se dégager de tout esprit de parti, l'immense service qu'ils ont rendu à leur pays, en tenant paralysée, loin de Paris, pendant plus de deux mois, une armée de plus de 200,000 hommes. »

Il est certain que la capitulation de Metz porte un coup cruel, irréparable à notre défense ; mais ce n'est pas une raison pour condamner sommai-

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