LES RÉCLAMATIONS DE L'ALLEMAGNE
ment d'avoir manqué aux sentiments que prescrit l'humanité, aux devoirs que dicte le droit des gens. Il transforma notre détermination en une question nationale de premier ordre, il nous déclara responsables de toutes les pertes subies par les Allemands. La presse dépassa ces menaces : elle réclama une réparation partielle immédiate, au moyen de contributions de guerre spéciales imposées à tous les départements occupés. Il était donc urgent à tous égards de rétablir les faits, de présenter notre mesure sous son véritable jour et d'en bien établir la légitimité. La réfutation était aisée. Il suffisait d'énumérer les violences commises en Allemagne, même avant la déclaration de guerre, contre des Français inoffensifs, pour couper court à cette campagne. Le ministre de l'intérieur n'aurait eu qu'à se faire interpeller dans les Chambres par un membre do la majorité, pour ramener à leur juste valeur, du haut de la tribune, les accusations dont nous étions l'objet. Je le demandais instamment, au risque d'être importun, dans les rapports que j'adressais alors journellement au ministre des affaires étrangères. Mes instances verbales et écrites restèrent sans effet. On avait d'autres