LA QUESTION DU LUXEMBOURG
mission serait déjà désigné. On parle de M. Jundt, l'architecte de l'ambassade de Prusse à Paris, momentanément attaché à l'état-major du prince impérial. M. Jundt, disent les journaux, est tout indiqué « en raison des connaissances intimes qu'il s'est acquises sur l'état clés choses en France » .
La presse allemande ne se lasse pas de soulever des questions, dans la pensée de nous créer des embarras. La Suisse et l'Italie, ayant, par honnêteté autant que par prudence, répudié toute idée d'agrandissement, elle met sur le tapis la question du Luxembourg *, Elle se flatte que cette
l.La question du Luxembourg était réellement soulevée, mais non pas pour être résolue par voie d'échange. Tandis que le prince Gortschakoff dénonçait le traité de Paris, M. de Bismarck aurait bien voulu déchirer le traité de Londres de 1867; il prétendait que les Luxembourgeois violaient leur neutralité ; il menaçait d'envahir le grand-duché. Le danger fut conjuré par l'intervention de l'Angleterre et les démarches du prince Henri des Pays-Bas, auprès du roi Guillaume.