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SUSPENSION DES NÉGOCIATIONS

stitution de toute l'Allemagne sur de nouvelles bases, que du règlement de questions de détail, sans importance sérieuse ; leur langage, il est vrai, était devenu, depuis peu, moins affirma tif. Les attaques qu'ils dirigaient derechef, avec une grande véhémence, contre le président du conseil bavarois, permettaient de supposer que le comte de Bray se montrait au congrès de Versailles tout aussi peu disposé que dans ses conférences avec M. Deibrûck, le vice-président du conseil fédéral, à sacrifier à l'ambition de la Prusse l'autonomie de la Bavière. La Correspondance provinciale s'est chargée, dans son dernier numéro, d'expliquer et de justifier la mauvaise humeur manifestée tout à coup par la presse unitaire. Elle annonce, en termes laconiques, que « l'accession de la Hesse, de Bade et du Wurtemberg peut être considérée comme imminente, mais que les relations de la Bavière avec la confédération du Nord restent subordonnées à des négociations ultérieures » .

Cette déclaration inattendue met fin à toute équivoque. Les journaux arrivés ce matin montrent qu'elle cause en Allemagne une profonde sensation, et que, si d'une part elle consterne

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