LES NATIONAUX ET LE ROI DE BAVIÈRE
le parti unitaire, elle ne laisse pas que de réjouir les ennemis de la Prusse * .
Les nationaux s'efforcent d'atténuer de leur mieux ce dénouement, si contraire à leurs espérances et à leurs affirmations. Ils disent que partie remise n'est pas partie perdue, et qu'en tout cas, la Bavière regrettera, plus tard, d'avoir laissé échapper une occasion aussi belle d'entrer dans le giron fédéral ; à les en croire, elle ne trouverait plus jamais, pour franchir le Mein, des conditions aussi bonnes. Ils pronostiquent au roi Louis le plus inquiétant avenir, s'il ne prend pas le parti, comme l'a fait le roi de Wurtemberg, de se débarrasser d'une Chambre hostile aux intérêts de sa dynastie, qui seraient ceux de l'Allemagne ; ils lui reprochent de se montrer infidèle à l'attitude si patriotique qu'il avait su prendre au mois de juillet, lorsqu'il imposait à son ministère hésitant l'exécution des traités d'alliance.
1. Maurice Busch. c J'ai la plus grande inquiétude, disait le chancelier; nous sommes sur la pointe d'un paratonnerre; si nous perdons l'équilibre que j'ai eu tant de peine à établir, nous dégringolerons immédiatement. Si nous n'avons pas terminé le 1er janvier, — ce dont bien des gens seraient contents à Munich. — c'en est fait de l'unité allemande, peut-être pour des années. »