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LE ROI GUILLAUME ET L'EMPEREUR D'AUTRICHE

de Tours, pour lui faire accepter les conditions de la Prusse. Le moment arrivera d'ailleurs, ajoutent ses journaux, où le chancelier de l'Empire, par la production de ses dépêches, prouvera d'une manière irréfragable qu'il n'a pas attendu les manifestations antibelliqueuses des populations autrichiennes pour imprimer à sa politique, malgré les incitations dont il a été l'objet, le caractère le plus résolument pacifique.

Les deux gouvernements ne sont donc pas encore arrivés, comme on le prétendait, à une entente intime reposant sur des arrangements contractuels, que M. de Schweinitz aurait été chargé de proposer au cabinet de Vienne. Toutefois, si les rapports entre M. de Bismarck et M. de Beust sont toujours empreints d'une certaine irritation qu'explique leur antagonisme passé, on ne saurait nier que les relations entre les deux souverains ont pris, dans ces derniers temps, un caractère de plus en plus cordial. On a pu le constater tout récemment, par les regrets que le roi Guillaume a fait exprimer, par son envoyé, à l'empereur François-Joseph, de ne pas le voir, dans cette guerre, à ses côtés, à titre d'allié.

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