LES DÉBOIRES DU COMTE DE BEUST
11 Novembre 1870.
M. de Beust, à en juger par les correspondances qu'il inspire, paraît avoir été très affecté de la réponse peu mesurée que sa tentative d'intervention lui a value de la part du cabinet de Berlin, ainsi que des attaques violentes dont il a été l'objet dans la presse prussienne. Mais, au lieu de les relever comme il conviendrait au ministre d'un grand pays, il s'applique plutôt, avec une insistance des plus humbles, à justifier sa conduite f. Il cherche à établir que, s'il est sorti de sa réserve, ce n'est que sur les instances pressantes de lord Grand ville, et que, loin d'encourager la résistance du gouvernement français, et de lui laisser entrevoir une intervention plus efficace encore, il s'est efforcé plutôt de peser de toute son influence sur la délégation
1. Maurice Busch. — « M. de Bismarck dit que Beust lui a fait des excuses au sujet de sa dernière circulaire, en disant que ce n'était pas lui, mais Biegeleben, qui en était l'auteur. »