LES BANDES GARIBALD1ENNE S
L'Italie refuse de suivre ce généreux exemple ; elle s'efface et se montre plus disposée à céder aux réclamations de la diplomatie prussienne au sujet de la contrebande de guerre et du passage de nos prisonniers, venant d'Autriche, à travers la Péninsule, que préoccupée des souvenirs de sa délivrance. On n'entend parler ni des démarches de son gouvernement en faveur de la paix, ni des manifestations de sa charité privée. On sait par contre que, dès nos premières défaites, elle s'est empressée, pour se soustraire à nos sollicitations, de subordonner sa liberté d'action à celle de l'Angleterre. L'assistance de Garibaldi et de ses bandes indisciplinées serait son seul titre à notre reconnaissance, si elle n'y trouvait pas l'inappréciable avantage de se débarrasser des éléments révolutionnaires, au moment où elle s'installe à Rome. La Prusse, loin d'en faire un reproche au gouvernement italien, se plaît à reconnaître la correction de
1. Maurice Busch. — s On annonce que Garibaldi a été fait prisonnier. — « Il faut, avant de le fusiller,» dit un général, a le mettre en cage et le montrer en public. — Non, » répond M. de Bismarck, a il faut le conduire à Berlin et lui suspendre au cou un écriteau avec les mots : Reconnaissance pour services rendus à l'Allemagne. »