LE PARTI NATIONAL ALLEMAND
toutes les concessions, sauf une seule toutefois, la responsabilité ministérielle. Elle répugne à ses tendances1, ainsi qu'aux convictions de son souverain, qui jamais ne subordonnera ses prérogatives royales à une majorité parlementaire. Le roi Guillaume est un croyant, il n'admet pas le partage du pouvoir, il le tient de Dieu et de ses ancêtres; il le considère comme un ministère sacré; il se croit appelé à réaliser les aspirations de son peuple. Le roi Louis de Bavière et le roi Charles de Wurtemberg ont eu trop de démêlés avec leurs Chambres pour ne. pas approuver ses théories autoritaires et légitimistes; mais peut-être trouvent-ils qu'il exagère la portée de la mission divine dévolue à la maison de Hohenzollern, en voulant les réduire au rôle de simples feudataires.
1. M. Busch. — « Le chancelier s'assit, prit une bouteille de bière et dit en soupirant : « Si seulement, pendant cinq minutes, je » pouvais dire: Je veux, et le dire sans avoir à redouter quelque «obstacle! Que je voudrais n'être pas obligédedonner,mêmedans les « choses les plus simples, le pourquoi et le but de mes actions ! Il « me faut parler et implorer sans cesse. L'absolutismebienveillant, « juste, raisonnable, est la meilleure forme de gouvernement. »