LE SERVICE POSTAL FRANÇAIS
4 Octobre 1870.
On se plaint à l'étranger et non sans motifs du service de nos postes : les lettres de Tours ne mettent pas moins de dix jours à venir en Suisse. Quant à celles du nord de la France, du Havre, par exemple, qui est relié par tant d'intérêts au centre de l'Europe, elles n'arrivent plus. Il ne serait pas impossible cependant d'en assurer l'expédition par les départements de l'Ouest et du Centre, sinon en les dirigeant sur Bordeaux.
Il est regrettable que l'Administration soit privée, dans un pareil moment, du concours si actif, si intelligent, de M. Vandal, l'ancien directeur général. Il aurait certainement trouvé moyen de parer à toutes les difficultés. Il importe, en tout cas, de remédier à ce fâcheux état de choses, à moins de laisser croire à l'opinion publique étrangère, en face de l'anéantissement presque total de l'un des services les