LA BAVIÈRE ET LE WURTEMBERG
dération du Nord, a essayé, mais sans succès, de sauvegarder quelques-unes de ses prérogatives, sans qu'on sache sur quel point ses restrictions ont pu porter, son armée, ses postes et ses télégraphes étant déjà sous l'absolue dépendance de la Prusse.
Quant au Wurtemberg, signalé si souvent à la vindicte publique, par les organes prussiens, pour ses tendances particularistes, il s'est converti subitement à la cause allemande, sans même en avertir le cabinet de Munich. Dans un élan patriotique, il a tout jeté par-dessus bord. Il n'a fait de réserve que pour ses postes et ses télégraphes qui lui tiennent particulièrement à cœur. Peut-être, en agissant ainsi, a-t-il craint le protectorat bavarois, plus encore que l'hégémonie prussienne.
La Bavière est donc restée seule à se défendre contre le danger d'une médiatisation fatale. Elle l'a fait, jusqu'à ce jour, avec une opiniâtreté à laquelle on ne s'attendait pas dans le camp des nationaux. M. le comte de Bray, sans s'exagérer sa force de résistance, a posé néanmoins des conditions précises à son entrée dans la Confédération du Nord, calquées, dit-on, sur le pro-