BADE ET LA HESSE GRAND-DUCALE
Midi. Sesaéclarations, présentées, non pas sous la forme d'une note diplomatique sèche et déplaisante, mais sous le manteau d'amicales causeries, lui ont permis de couper court, dès le début, avant de négocier sérieusement, à l'idée de la grande Allemagne avec l'adjonction de l'Autriche, caressée à Stuttgard et à Munich.
Les gouvernements méridionaux n'ont donc pas eu l'embarras du choix. Ardemment travaillés par les coryphées du parti national, ils ont compris qu'il ne leur restait plus d'autre alternative que de solliciter du gouvernement central, avec les apparences de la spontanéité, leur admission dans la confédération du Nord. Tous, il est vrai, ne se sont pas acquittés de cette tâche avec une égale abnégation patriotique. Le grand-duché de Bade, dont les institutions sont de longue date transformées sur le modèle des institutions prussiennes, s'est exécuté résolument, sans réserve, heureux d'être relevé enfin du rôle pénible de solliciteur éconduit, que les convenances du cabinet de Berlin lui ont imposé si longtemps.
La Hesse grand-ducale, par contre , bien qu'elle ait, depuis 1866, un pied dans la Gonfe-