‹ Souvenirs diplomatiquesChapitre 62 sur 198 · LE SENTIMENT PUBLIC EN BAVIÈRE · texte numérisé non relu

LE SENTIMENT PUBLIC EN BAVIÈRE

ses appréhensions. Il exalte la valeur des soldats bavarois, le courage et l'intelligence de leurs officiers dans des bulletins admiratifs; il leur fait aussi la part du lion dans le partage du butin. M. de Bray ne défend pas moins avec ténacité les prérogatives de son souverain. Il ne craint pas d'envoyer M. de Schrenck à Vienne pour solliciter, s'il faut en croire les journaux, l'assistance de la cour d'Autriche. Les correspondances de la Gazette de Cologne constatent ses résistances; elles se plaignent de son mauvais vouloir; elles prétendent même qu'il aurait été jusqu'à reprocher à M. de Beust de ne lui avoir pas facilité la neutralité au moment de la déclaration de guerre. La Gazette de Cologne reconnaît que ces fâcheuses dispositions sont générales. « Il ne faudrait pas, dit-elle, s'exagérer les tendances unitaires de la Bavière. Si les nationaux s'agitent beaucoup, ils ne sont pas pour cela plus nombreux ni plus influents. La bravoure et les succès de l'armée, loin de stimuler les passions unitaires, n'ont fait qu'exalter l'orgueil des patriotes autonomes; plus que jamais, ils se croient autorisés à revendiquer pour la Bavière une situation privilégiée dans la réorganisation

Page 1