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LA THÉORIE DES GLACIS

gallophobie, ont toujours protesté contre des agrandissements qui porteraient sur des territoires véritablement français.

La proclamation du général bavarois Von der Tann à Orléans, témoigne des mêmes sentiments ; c'est du moins l'interprétation que lui a donnée la presse allemande. Aussi la théorie des glacis soulevée inopinément par le chancelier dans ses dernières circulaires, a-t-elle été un sujet d'étonnement. Le parti national s'en est ému, car elle est en contradiction flagrante avec ses principes. Il déplore que M. de Bismarck ait rompu aussi cavalièrement avec l'idée des nationalités, elle était sa force et la justification de sa politique.

La Gazette de Cologne, dans un article à sensation intitulé « les Conditions de la paix », rappelle que, dans ses entretiens avec M. Jules Favre, le chancelier s'était montré traitable sur le chapitre des cessions, qu'il n'avait demandé à ce négociateur improvisé venant au quartier général, sans pleins pouvoirs, traiter de la paix au nom de la France, que de reconnaître d'une manière générale et en principe la nécessité de cessions territoriales. Il avait même poussé la modération jusqu'à faire entendre qu'il se montrerait conci-

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