‹ Souvenirs diplomatiquesChapitre 79 sur 198 · LA GUERRE ET L'OPINION ALLEMANDE · texte numérisé non relu

LA GUERRE ET L'OPINION ALLEMANDE

tions pacifiques. Elle a recours, au contraire, à tous ses moyens d'action sur l'opinion pour exciter ses passions et lui faire accepter la continuation de la lutte comme une nécessité implacable imposée à l'Allemagne ; elle s'en prend à la Révolution, qui s'obstinerait à méconnaître les intentions conciliantes dont M. de Bismarck aurait fait preuve, lors de l'entrevue de Ferrières .

Il ne suffit pas au gouvernement prussien d'exercer un véritable terrorisme sur les hommes et les journaux indépendants qui, en Allemagne, cherchent à réagir contre ses tendances ; il voudrait aussi étouffer les sympathies que notre cause inspire à la presse étrangère. C'est dans ce but que la Gazette de l'Allemagne du Nord dirige les attaques les plus violentes contre l'Indépendance belge. Si l'organe de M, de Bismarck ne va pas jusqu'à rendre le cabinet de Bruxelles responsable de la polémique de ce journal, il essaye cependant de l'impressionner1. Il espère,

1. Maurice Busch. — « On annonce de Bruxelles que le roi des Belges est bien intentionné à notre égard, mais qu'il n'a aucun moyen de réprimer la presse, qui, en Belgique, se montre si hostile à l'Allemagne. »

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