L. H. J. DE BOURBON
1. Louis-Henri-Joseph, duc de Bourbon, prince de Condé, né en 1756, fils du prince de Condé et père de l'infortuné duc d'Englîien, émigra, commanda plusieurs fois l'armée royale sans succès, revint en France en 1814, tenta vainement de soulever la Vendée, et mourut tragiquement à Saint-Leu en 1830. Il avait connu lliie à la cour de Vienne.
Lettre de Mademoiselle de Condé, ancienne abbesse de
Remiremont
Le 15 mars 1807.
Loué soit le T. S. S.
J'ai reçu, monsieur, l'intéressant ouvrage que vous avez bien voulu m'envoyer et si je ne vous ai pas remercié plus tôt, c'est que je me suis laissé aller au charme douloureux qui enchaînait mon cœur et qui l'a fait se livrer à une lecture qu'on ne peut quitter facilement. Que n'ai-je point éprouvé, en voyant retracés les malheurs et les vertus des plus augustes victimes, par le pinceau d'un attachement aussi pur que constant et courageux? Ce sentiment, monsieur, qui vous a si bien caractérisé, est fait pour assurer ceux de la parfaite et sincère estime dont je trouve un grand plaisir à vous renouveler les assurances et dont je désire que vous ne cessiez jamais d'être bien convaincu.
s. JOSEPH de la Miséricorde, (dans le monde) lolise-adélaide de courbon.
Je vous prie, lorsque vous écrirez à madame Iliie, de lui dire mille choses de ma part.
1. Louise-Adélaïile de Bourbon-Condé, dite Mademoiselle de Condé, sœur du précédent, née en 175", abbesse de Remiremont en 1786 et, depuis la Restauration, supérieure des religieuses de l'Adoration perpétuelle du Saint-Sacrement, décédée au Temple à. Paris, en 1824, laissant une grande réputation de vertus et de piété.
Lettre du roi de Sardnigne, Victor-Emmanuel '.
.rai lu, ainsi que la Reine-, mon épouse, et la princesse Béalrix, ma fille ', avec autant de sensibilité que d'intérêt l'histoire des dernières années du règne et de la vie de Louis XVI que vous avez rédigée, monsieur, comme témoin oculaire et serviteur fidèlement dévoué de ce digne et malheureux souverain et, en vous remerciant de votre attention à en faire parvenir un exemplaire à toute ma famille, je me fais un plaisir de vous assurer des sentiments d'estime particulière que m'inspirent pour vous votre zèle et courageux dévouement au service d'un si regrettable maître, surtout dans les temps dangereux de ses derniers malheurs, et je prie Dieu qu'il vous aye en sa sainte garde.
Cagliari, le 9 juin ISll.
Lettre de Frédéric- Guillaume de Prusse *.
Monsieur Hue, je sais apprécier l'intention qui vous a dicté la lettre que vous m'avez écrite le premier de mars. J y suis sensible et j'accepte avec d'autant plus de plaisir
1. Victor-Emmanuel I", né en 1759, mort en 1824. Deuxième fils de Victor-Amédée III il succéda en 1802 à son frère Charles- Emmanuel IV, abdiqua en 1821 et mourut en 1824. Il était fort hostile aux idées libérales et à la Révolution française. Par le mariage de ses sœurs, il était beau-frère de Louis XVIII et de Charles X.
2. Maiie-Thérèse-Jeanne-Josèphe d'Autriche-Modène , née en 1713, fille de l'archiduc Ferdinand d'Autriche et nièce de la reine Marie-Antoinette.
3. Marie-Béalrice-Victoire-Joséphine, née en 1792, morte en 1840, avait épouse son cousin François IV d'.\utriche- Este, duc de Modcne, dont elle eut, entre autres, la comtesse de Chambord.
4. Frédéric-Guillaume III de Prusse, né en 1770, mort en 1840, roi de Prusse en 1737. —Cf. plus haut : Séjour du roi à Memel, p. 234.
Texemplaire de l'ouvrage que vous m'avez envoyé qu'il me confiirae dans la bonne opinion que votre talent et vos sentiments m'avaient inspirés. En vous assurant que je serai charmé de trouver l'occasion de vous en marquer ma bienveillance, je prie Dieu qu'il vous ait en sa sainte et digne garde.