FRÉDÉRIC-GUILLAUME
Bartenstein, le 8 mars 1807.
En recevant les Dernières années de Louis XVI, l'empereur François' d'Autriche ne répondit point en personne à François Hiie, mais il lui voulut bien envoyer un présent, témoignage de sa reconnaissance, comme il apparaît par la lettre suivante :
Sa Majesté l'Empereur d'Autriche a daigné me charger de vous remettre de sa part la boîte - que vous trouverez ci-jointe. Recevez-la, monsieur, comme un témoignage de l'accueil gracieux que cet auguste souverain vient de faire à votre intéressant ouvrage que vous lui avez soumis ainsi que du plaisir que lui a fait votre attention d'en faire parvenir aussi un exemplaire à LL. AA. II. et RR. Monseigneur l'archiduc, grand prince héréditaire et Madame l'archiduchesse'.
Très charmé d'être l'organe de ce gracieux sentiment de mon auguste maître, j'ai l'honneur d'être, avec la considération la plus distinguée, monsieur. Votre très humble serviteur,
TH. YOUNG, Secrétaire intime de S. M. 1. et R.
Vienne, le 8 juillet 17807 (sic).
1. François l", né en 1768, mort en 183.i, neveu de Marie- Antoinette.
2. Nous ne savons quelle était cette ■• boite » dont on a perdu le souvenir dans la famille Hue.
3. Le futur empereur Ferdinand I"% alors âgé de treize ans. et sa sœur Marie-Louise, âgée de quinze ans, qui devint, par la suite, femme de Napoléon I".
Lettre de l'archiduc Charles d'Autriche.
Vienne, le 2C juin 1807.
Monsieur, j'ai reçu avec reconnaissance l'ouvrage que vous m'avez adressé, avec votre lettre du l'"" mars. C'est une marque d'attention à laquelle j'ai été d'autant plus sensible que les sentiments qui vous ont dirigé sont infiniment respectables.
CHAULES.
Lettre de M. Silvesiroph, secrétaire de la Heine douairière de Suède K
i" juin 1807.
Sa Majesté la reine, ayant reçu, monsieur, votre lettre en date du 1^'" mars et l'ouvrage intéressant que vous venez de consacrer à la mémoire de feu votre maître, m'a ordonné de vdus marquer sa satisfaction et de vous faire parvenir la médaille ci-jointe comme un témoignage des sentiments avec lesquels elle a reçu cette marque d'attention de votre part.
Lettre du baron de Ramel, gouverneur du prince de Prusse.
21 juillet 1807.
S. A. R. monseigneur le prince royal- a reçu, monsieur, l'intéressant livre que vous avez eu l'attention de lui
1. Sophie-Madeleine princesse de Danemark, née en 1746. mariée en 1766 au roi Gustave III de Suède, veuve en 1792, aïeule du suivant. Elle adressa à lliie un portrait de son petil-rds.
2. Gustave, prince Wasa, Tds de Gustave IV roi de Suède, ne parvint jamais au trône. 11 suivit dans la retraite son père, qui se vit, par suite de son impopularité, contraint ;i abdiquer en 1809, et entra au service de l'Autriche, en qualité de feld-maréchal.
envoyer et me charge de vous témoigner, monsieur, sa sensibilité de votre obligeance.
Permettez qu'en ma qualité de son gouverneur, je vous en marque ma reconnaissance particulière. Mon prince lira un jour votre livre, ce livre qui inspire tant dintérêt aux lecteurs de toutes les classes, quelle impression ne fera-t-il pas sur le rejeton des rois, attaché depuis des siècles à l'auguste maison de Bourbon par les liaisons les plus intimes d'alliance et d'amitié!
Les sensations vives qu'éprouvera son jeune cœur y graveront profondément les utiles leçons que fournit cette lecture aux princes destinés à régner. Il y verra à quel point de véritable grandeur peut parvenir un souverain à l'école du malheur. Il y puisera la conviction intime et consolante que, même pour les maîtres de la terre, un seul sujet fidèle et attaché comme vous peut devenir d'un prix inestimable.
Votre livre vous donne, monsieur, des droits à l'estime des âmes honnêtes de tous les pays et de tous les temps. Agréez, etc.
Lettre de la duchesse d'Angoulême.
Gosfield Hall. Essex, le 1" novembre 1808.
Les témoignages de satisfaction qui furent donnés en mon nom à M. Hue, lors de l'envoi qu'il me fît d'un exemplaire de son ouvrage ne lui étant pas parvenus par la difficulté des correspondances, je veux lui expédier de ma propre main que j"ai lu cet ouvrage avec le plus vif intérêt. J'y ai reconnu la loyauté de l'auteur et la marque du dévouement et de l'attachement qu'il a toujours témoignés au Roi mon frère et de celui qu'il conserve à sa mémoire et porte à toute ma famille.
MARIE-TIIÉRÈSE-CHARLOTTE.
Lettre de la baronne du Coëllosqiœt^.
Melz, le 27 septembre 1814.
Ti'ouvez bon, monsieur, que le petit neveu de l'ancien évêque de Limoges vienne vous remercier du témoignage que vous avés rendu à la mémoire de ce saint Prélat - ; vous le louez côme il mérittoit de l'être sur sa doctrine et sa vertu. Ah! que cet héritage est doux à recueillir! Aucune révolution ne peut l'enlever! Mon vertueux mari, le baron du Coetlosquet sçavoit en connaître le prix et il avoit inspiré le même sentiment à ses enfants. Pourquoi la mort prématurée nous prive telle de le voir témoin du bonheur de la France! Mais cette mort sainte précédée d'une vie chrétienne, la déjà réuni à son oncle. Ainsi je dois chercher à modérer mes regrets et espérer que du haut du ciel, il veillent ensemble sur leurs rejettons et obtiendront à mes fils de marcher sur leurs traces. J'aurai une véritable consolation, Monsieur, d'apprendre que vous avez bien voulu accueillir l'aîné et que vous le verres avec le même sentiment que lui accordent ceux qui ont connu son grand oncle et son père.
J'hésitois, Monsieur, à avoir l'honneur de vous écrire dans la crainte de vous importuner, mais il y a des sentiments irrésistibles et de ce nombre est celui que j'ai éprouvé à me rapprocher de vous et de vous présenter mon fils après la lecture de votre excellent ouvrage. Il doit attendrir tous les François, mais plus particulièrement encore les Coetlosquet qui y trouvent le patron de leur famille peint d'une manière si vraye et si digne de lui.
J'ai l'honneur d'être, Monsieur, etc.