SON CÉLÈBRE CANTIQUE DU SOLEIL OU DE LA MORT
A dix pas environ de cette chapelle vénérée de la Portioncule , un peu vers le chœur de la basilique, se trouve un autre sanctuaire qui ne mesure tout au plus que cinq mètres sur quatre et peut-être encore murs compris. C'est l'ancienne infirmerie des religieux, dans laquelle le saint a passé les derniers temps de sa vie, et où il est mort.
Aussitôt après la canonisation elle fut transformée en chapelle , à laquelle on donna son nom. Les murs sont les mêmes qu'alors et la
forme aussi. La seule modification importante qu'on y ait apportée consiste en ce que, à la place d'une petite fenêtre qui donnait sur la sainte chapelle de la Portioncule, on a pratiqué une large, bien large porte qui l'éclairé et permet aux fidèles d'assister, de l'intérieur de la basilique, à la messe et aux cérémonies qu'on y célèbre.
Statue de saint François, en faïence émaillée, par Liicca délia Robbia, dans la basilique de la Portioncule.
La pauvre toiture du temps du saint a fait place à une voûte. Mais on voit, à gauche, avec plaisir et la vieille porte de l'infirmerie et les planches vermoulues, les ferrures, le loquet même. Seulement il a fallu revêtir cette vieille porte d'un treillis de fer assez épais pour la préserver de la pieuse indiscrétion des pèlerins, comme on a fait, par exemple, à Ars pour le vieux confessionnal du saint curé; à Avila, pour celui où saint Jean-de-la-Groix recevait les saintes communications de la séraphique sainte Thérèse et aussi en bien d'autres sanctuaires.
Le placard, de forme ogivale, qui se trouve en face de cette porte, est le même dans lequel l'infirmerie tenait sa pauvre vaisselle. On y conserve encore un très beau reliquaire en marbrç qui contient une des cordes -ceintures de saint François, la croix d'un bienheureux de son Ordre, Antoine Stronconio, et des reliques de saint Bonaventure.
La statue qui est dans la niche au-dessus de l'autel est la célèbre statue de saint François, en terre cuite émaillée, par Luca délia Pvobbia. On dit que ce grand artiste a fait ce chef-d'œuvre d'après le masque modelé sur le saint aussitôt après sa mort.
La tradition aftirme qu'elle est absolument ressemblante; d'ailleurs elle correspond parfaitement au portrait qu'en ont fait Thomas de Celano, son premier biographe, Kant et ses contemporains.
Gelano entra dans l'ordre en 1215. Pendant onze ans il fut son disciple, son ami, et il faut même ajouter son fils de prédilection. C'est sur l'ordre formel de Grégoire IX qu'il écrivit la vie de son vénéré père.
Or voici le portrait que ces deux hagiographes ont tracé :
« Saint François était d'une taille un peu au-dessous de la moyenne. Sa tête était droite, ronde, peu volumineuse, et la face un peu ovale. Il avait les cheveux souples et noirs, le front petit et plat, les sourcils bas et en ligne droite, les tempes creuses, les oreilles petites et saillantes, les yeux petits, le nez droit et fin, les lèvres serrées, les joues amaigries, la barbe noire mais courte et peu fournie. Les épaules étaient droites, les bras courts et les mains petites, mais les doigts étaient longs et effilés. »
Quand on fixe cette statue avec attention, on voit que la figure est pleine de douceur et de bonté surnaturelles. Les yeux sont comme larmoyants; l'ensemble respire la souffrance. On dirait que le saint sort d'une de ces contemplations qui lui étaient habituelles sur les douleurs et la mort de son Amour crucifié, pendant lesquelles il versait tant de larmes et s'écriait : « 0 amour! L'Amour n'est pas aimé! » ou bien ces autres paroles que nous avons citées plus haut et qui lui étaient si familières : ce Mon Dieu et mon tout ! Mon Dieu et mon tout! » Il avait beau s'envelopper d'humilité, son regard reflétait rintelligence.
L'intérieur de cet oratoire est orné de fresques représentant des
saints de TOrdre, principalement les premiers disciples du patriarche.
Dans l'autel même il y a de précieuses reliques : du sang et des cheveux du saint, de la tunique qu'il portait le jour de sa mort, des cheveux de sainte Glaire et autres pieuses reliques. Au reste, un tableau placé à l'entrée en fait la nomenclature.
Mais la plus précieuse de toutes serait le cœur même de saint François placé dans l'autel, si l'existence en cet endroit de ce cœur séraphique ne faisait point l'objet d'une discussion toujours vivante entre les franciscains de la Portioncule et les conventuels du sacré couvent d'Assise.
Ceux-ci veulent qu'il soit avec le saint corps à Assise même; ceuxlà, au contraire, disent qu'aussitôt mort, les rehgieux, en procédant au lavage du corps et aux apprêts funéraires, l'enlevèrent alin de le placer dans un lieu sacré et secret de cette basilique de Sainte-Mariedes- Anges, qu'il avait aimée d'un amour de Véritable prédilection.
Le R. P. Barnabe d'Alsace, franciscain, qui nous lit les honneurs de la basilique, auteur d'un opuscule fort intéressant d'ailleurs, nous fit, à ce sujet, toute une dissertation , et certes avec une conviction profonde et animée :
(( Des deux, qui a raison? c'est encore le secret de Dieu. Si saint François, dont la vie ne fut qu'une suite ininterrompue de prodiges, n'a pas jugé à propos de révéler, n'importe de quelle manière, la vérité sur ce point, il doit avoir ses raisons.
a II n'en reste pas moins vrai que ces deux insignes églises sont dignes de la plus grande vénération : l'une (celle-ci) comme berceau de l'Ordre, habitation ordinaire de son fondateur et témoin de sa mort glorieuse ; l'autre (dans l'intérieur de la ville) comme gardant son précieux tombeau, et redisant en d'admirables chefs-d'œuvre de peinture sa merveilleuse vie.
« Que chacune garde donc ses titres ; qu'elle en soit fièie : ils sont beaux, glorieux, et qu'on laisse au saint le soin de se révéler sur ce point quand il le jugera bon. Il faut désirer que tous ses fils indistinctement s'embrassent, dans la plus grande union, sur le cœur si aimant de leur illustre père. »
Mais ce qui est hors de doute, c'est que c'est là, dans ce petit oratoire, alors infirmerie, que mourut saint François. Et comme la mort est le couronnement de la vie, lisons-en le récit dans les vieilles
chroniques franciscaines. Une photographie que nous avons sous les yeux fait revivre dans nos souvenirs une superbe peinture, des plus remarquables assurément, de la Portioncule.
Nous avons vu un peu et à bâtons rompus comment vivent les saints, voyons maintenant comment ils meurent.
Depuis quelques jours l'évêque d'Assise, qui avait pour saint François une grande vénération et l'aimait tendrement, l'avait fait porter dans son palais afin de lui donner les soins que réclamait sa santé fortement compromise par tant de mortifications (t de travaux. Le saint avait dû obéir.
Mais connaissant peu après que l'heure de la délivrance approchait, il supplia l'évêque de le laisser retourner à sa chère Portioncule. « Il voulait, dit le grand docteur saint Bonaventure, un de ses illustres disciples, rendre le dernier souffle de la vie mortelle là même où il avait reçu le souffle divin de la vie de la grâce. » L'évêque céda. On l'emporta donc.
Quand le cortège fut arrivé dans le vallon, François fit retourner vers la ville le brancard sur lequel ses frères le portaient. On s'arrêta un instant. Alors se soulevant sur sa couche de douleurs, le patriarche fondit en larmes, se mit à prier pour Assise, sa ville natale ; élevant les bras vers le ciel , il la bénit une dernière fois et lui adressa ces prophétiques paroles :
c( Sois bénie du Seigneur, ville fidèle à Dieu, parce que beaucoup d'âmes seront sauvées en toi. Les serviteurs du Très-Haut habiteront en grand nombre dans ton enceinte, et beaucoup de tes enfants seront choisis pour la vie éternelle. »
Et le cortège continua sa course au milieu d'une émotion poignante de tous ceux qui le composaient.
Convenons que cette scène est bien belle en effet! Comme elle rappelle celle de Notre -Seigneur regardant, lui aussi, la veille de sa mort, Jérusalem, sa patrie terrestre, et pleurant sur elle! Sur elle, coupable, ingrate, déicide, et que sa justice divine serait obligée de frapper bientôt ! Mais les larmes divines de Jésus ne ressemblaient pas aux larmes de François d'Assise. Elles furent des pleurs de tristesse, de pitié, d'un cœur brisé par l'ingratitude d'enfants coupables. Celles de saint François étaient toutes de joie et de bénédiction. Sa belle âme ne veut faire descendre sur sa chère ville que
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des souhaits de bonheur et les grâces du ciel. C'était là le testament de son cœur filial avant de se livrer à la mort. Quelle tendresse dans le cœur des saints ! Qui donc a plus aimé la patrie qu'eux ? Gomme Jésus, ils pleurent sur ses malheurs en versant des larmes de joie sur sa félicité.
Oui, on l'a toujours vu et on le verra toujours : plus une âme est chrétienne, plus elle est sainte, et plus aussi elle aime son pays.
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Mort de saint François d'Asàisc
L'amour de la patrie, mais n'est-ce pas une des formes de la charité! Et la charité n'est-ce pas le fondement de la sainteté?
Dieu exauça pleinement les bénédictions de son fidèle serviteur. Après Rome y a-t-il en Italie, — nous allions dire au monde, — une cité qui ait des annales aussi chrétiennes, aussi glorieuses qu'Assise?
Arrivé à la Portioncule, le saint se fit porter non pas dans sa cellule, mais à l'infirmerie, parce qu'elle touchait presque à la sainte chapelle, et que, de sur son grabat, il pourrait la voir. Avant de quitter le palais de l'évêque il avait écrit à sainte Claire et à ses pieuses filles pour leur faire ses adieux et les bénir une dernière fois. Maintenant il ne voulut plus songer qu'à préparer son cœur à la venue de son divin Amour.
Ses souffrances augmentèrent terriblement, mais aussi avec elles sa patience. L'estomac surtout le torturait cruellement, il refusait
absolument la plus petite nourriture. Toujours cependant son âme restait dans un calme admirable.
Jugeant la mort toute prochaine, il se dépouilla de ses vêtements, s'étendit sur la terre nue, voulant expirer dans la plus complète pauvreté ; puis il fît à ses frères éplorés ses suprêmes recommandations, que d'ailleurs il leur avait laissées par écrit.
II pressait sur son cœur son cher Crucifix, qu'il baisait à tout instant avec une ineffable tendresse.
Oh! quels ne devaient pas être, en effet, les élans de ce séraphin terrestre aux approches de son Bien- Aimé!
Tout à coup, se souvenant qu'on pouvait peut-être entrevoir sur son côté droit la plaie sacrée des stigmates dont ce Bien -Aimé avait voulu glorifier son corps, il la couvrit de sa main gauche.
Il s'informa si tous les frères étaient bien là, manda les absents, et adressa à tous ses derniers avis, leur recommandant la plus grande vénération pour ce lieu béni, assurant que Dieu et sa sainte Mère l'aimaient d'un amour de prédilection.
c( Ici, leur dit- il expressément, quiconque priera avec piété sera exaucé. »
Il les exhorta fortement à la pratique fidèle de leur sainte Règle , et enfin leur parla de l'amour qu'il devait à Dieu avec des accents incomparables de célestes ardeurs.
Se tournant ensuite vers le médecin :
(( Eh bien! mon frère le médecin, lui dit-il, annoncez-moi donc quand viendra la mort pour m'ouvrir les portes de la vie. »
Entre temps, son vicaire général lui avait fait accepter, mais par obéissance, une tunique, ne voulant pas le laisser plus longtemps avec son seul vêtement de dessous sur la terre nue. Bientôt il leur dit:
« Frères bien -aimés, lorsque vous me verrez réduite l'extrémité, dépouillez-moi de cette tunique et couchez-moi sur ce sol nu, comme vous m'avez vu, et laissez -moi dans cet état un peu de temps après que j'aurai rendu le dernier soupir. »
Mais cette âme voulait bénir Dieu jusque dans la mort. Elle voulait le bénir avec toutes les créatures qu'elle avait si souvent associées à son amour divin. Aussi, sur son ordre, deux frères chantèrent alors, quoique les yeux pleins de larmes , son cantique du Soleil , appelé aussi cantique de la Mort, qu'il avait composé précédemment et qu'il
aimait entre tous , parce qu'il s'unissait ainsi à la nature entière qui publie les gloires du Créateur. Et sa voix affaiblie, oubliant ses souffrances si vives, se mêla doucement à celle de ses frères.
Bientôt, le dernier moment étant proche, sur son désir, chacun des religieux vint se placer devant lui. Et à mesure qu'ils passaient, lui, posant sur leur tête ses mains défaillantes, les bénissait avec tendresse, et les exhortait par une bonne et douce parole.
Ses yeux étaient fermés à la lumière de ce monde. On lui apporta les saints Évangiles. Il se fit lire la Passion, prise dans saint Jean ; l'écouta dans un saint ravissement. Tous pleuraient. Pour lui obéir, on lui enleva la tunique; on le revêtit de son cilice. Il exigea même qu'on couvrît de cendres a son pauvre corps qui, dit -il, allait être bientôt réduit en poussière ».
C'est alors que, d'une voix faible, mais distincte encore, il récita le magnifique psaume : « Voce mea ad Dominum clamavi. J'ai élevé ma voix suppliante vers le Seigneur; je lui ai adressé mes vœux. » Et quand il eut prononcé ces paroles : a Me exspeclant just'i. Les justes m'attendent au suprême bonheur, » son âme s'envola, doucement et sans la moindre secousse, vers le ciel. C'était un dimanche à la première heure, c'est-à-dire à minuit, le 4 octobre 1226. Il avait quarante -cinq ans.
Dix -huit ans s'étaient écoulés depuis la fondation de son Ordre, dans ce même lieu où il venait de mourir.
Au même instant un frère fut ravi en extase , et il vit cette sainte âme s'envoler vers le ciel sous la forme d'une étoile grande comme la lune et toute éblouissante de clarté.
Alors aussi il apparut à son ami l'évêque d'Assise, absent en ce moment de sa ville, à cet ami qui avait toujours eu pour lui une si vive affection, et il lui dit :
« Je quitte la terre et je m'en vais au ciel. Gloire à Dieu! »
La mort l'eut à peine touché que son visage se transfigura. Il se revêtit d'une angélique beauté qui frappa d'admiration tous ceux qui vinrent le contempler.
Les stigmates apparurent plus que jamais. Ils prirent, tant aux mains qu'aux pieds et au côté, une couleur et une teinte tellement
fralehe et 3bWme de marque si récente, qu'on aurait cru que ce corps venait d'être descendu d'une croix; ses membres sacrés semblaient percés depuis peu; ses plaies merveilleuses saignaient. Il fallut les laisser contempler à loisir par tous les visiteurs jusqu'au moment de la sépulture.
Par un autre miracle éclatant de la bonté divine, glorifiant déjà son grand serviteur, des clous apparurent dans ces plaies sacrées, noirs comme du fer, formés d'une boursouflure de cette chair virginale; ils remplissaient les trous des mains et des pieds. Ils y adhéraient tellement, que si on les poussait d'un côté ils s'avançaient de l'autre.
Nous racontons tous ces détails d'après la chronique franciscaine, rapportés aussi par les auteurs du temps, et particulièrement par saint Bonaventure, dont une âme chrétienne n'oserait certes pas contester l'autorité.
La plaie du côté avait une longueur d'environ trois doigts; elle était d'un rouge très prononcé, et ses bords repliés en rond. Comme on le sait, saint François était très brun; or ses chairs devinrent d'un blanc admirablement lumineux.
Et ce spectacle prodigieux fut contemplé par une foule immense qui accourut aussitôt de toute la contrée, car la nouvelle de cette sainte mort se répandit comme une traînée de poudre. Prélats, prêtres, religieux, fidèles de tout rang et de toute sorte, tous vinrent, et la plupart voulurent passer devant cette sainte relique tout le temps qui s'écoula jusqu'à la sépulture. On ne cessa d'y prier et d'y chanter les louanges de Dieu et de son illustre serviteur.
Ah! ils étaient loin les jours où même sos compatriotes le regardaient comme un insensé et le couvraient de leurs opprobres. Tout deuil disparut, c'était l'allégresse; c'était déjà le triomphe.
Quand le moment des funérailles fut venu, le cortège devint immense. On n'entendit plus que des cantiques; chacun portait d'une main un rameau d'olivier, de l'autre un flambeau, et les chants se mêlaient aux sons éclatants des trompettes sacrées.
Le convoi était conduit d'abord par les Frères, qui portaient le saint corps; puis venaient les prêtres d'Assise, les religieux de tous ordres, un innombrable clergé accouru même de très loin, et enfin
la foule. Quel spectacle! C'était bien déjà la canonisation populaire en attendant l'autre ^
On conduisit le corps au lieu que François avait choisi lui-même, c'est-à-dire sur la colline dite d'Enfer, là où on exécutait et enterrait les criminels.
Sur les désirs ardents de sainte Glaire et de ses pieuses filles, on s'arrêta quelques instants à Saint-Damien. Il était bien juste, en effet, de leur laisser contempler iine dernière fois leur vénéré Père, et de leur fournir l'occasion unique de pouvoir baiser avec un saint respect les sacrés stigmates. Alors il se passa un incident à noter :
Dans son religieux amour, Glaire aurait vivement désiré garder une pieuse relique de ce corps virginal. Elle essaya donc, et avec force, d'arracher un des clous de chair formés dans le trou des mains. Mais inutile; ses efforts n'aboutirent qu'à faire couler plus abondamment le sang de cette plaie vénérable. Il fallut se contenter de la baiser humblement.
Quand nous visitâmes cette précieuse chapelle, où s'était produite cette scène merveilleuse de la mort subhme du grand patriarche , nous venions d'en lire les détails dans l'opuscule que nous avons cité plus haut; et le bon Père, qui en est l'auteur et qui nous conduisait, nous les raconta encore avec l'amour d'un fils tout heureux de redire les gloires de son Père. Il nous semblait donc voir là, sous nos yeux, ce merveilleux spectacle. De longtemps ce souvenir ne s'effacera point de notre âme.
Gomme on prie avec ferveur dans ce lieu béni I L'imagination supprime les distances et la longueur des temps écoulés depuis ; et en s'éloignant, du cœur ému s'échappe cette prière : « Mon Dieu, puissé-je mourir moi aussi de la mort des saints M »
Ne quittons point cependant ces deux petits sanctuaires, que la coupole de la basilique abrite comme sous un manteau royal, sans relire ce beau et naïf cantique du Soleil et de la Mort, qui fut le chant du cygne du séraphin d'Assise. Le voici, traduit de l'italien parla plume élégante du marquis de Ségur, un des fervents admirateurs de saint François :
1 La canonisation officielle fut faite, dans l'année même, par le pape Grégon-e IX, qui avait tant connu et aimé le saint, alors qu'il était le cardinal Ugolini. * Nombres, xv, 35.