C. SCHMID, CURÉ d'oBERSTADION
espérances que votre patrie et la mienne conçoivent de vous.
» Tel est le vœu sincère et la prière,
» De votre affectueux ami,
» Christophe Schmid.
» Stadion, en janvier 1818. »
En 1821, C. Schmid reçut de l'institution d'Indersdorf , en Bavière, dirigée par des dames, une lettre qui, ne fut-ce que par le ton de cordialité qui y règne, mériterait déjà d'être citée :
(( Très-digne et très- révérend monsieur le curé,
» Il y aurait certainement de l'audace, de la part d'une troupe de jeunes filles, d'écrire à votre révérence, et nous n'aurions jamais osé le faire, si nous ne vous considérions point comme notre meilleur ami, dont nous avons constamment les écrits entre les mains. Vous ne voudrez pas, sans doute, nous savoir mauvais gré de vous témoigner par écrit une reconnaissance qui vous est due à tant de titres et qui déborde de nos cœurs. Quel plaisir nous a procuré notre premier livré de lecture, où vous parlez de Dieu en termes si touchants ! Quelles heures délicieuses nous avons passées dans la lecture de Geneviève, des Œufs de Pâques , à' Henri d'Eichenfels, du Bonheur dune bonne éducation! Que de fois déjà il, M
nous les avons lus ou entendus lire, et que de fois nous les relirons encore, et toujours avec nouveau plaisir ! Que de larmes ils nous ont fait verser ! Nous lisons votre Histoire sainte, et quant à vos Fleurs, nous les savons presque toutes par cœur. C'est là que nous choisissons de préférence nos sujets de déclamation. Le cantique intitulé l'Enfant Jésus est récité par les plus jeunes d'entre nous. Nous aimons surtout à chanter l'Innocence, et les Enfants devant la crèche. Comment pourrions-nous ne point vous aimer } vous qui nous avez fait tant de bien? et comment ne saisirions-nous pas avec joie la belle occasion qui nous est offerte de vous exprimer nos sentiments de reconnaissance? Déjà, Tannée précédente, nous apprîmes que vous alliez faire cadeau aux enfants d'un nouveau petit livre, la Corbeille de fleurs; nous l'attendîmes avec plus d'impatience qu'on n'attend la violette de mars. Nous respirions d'avance le parfum de ces fleurs, et souvent nous devenions tristes quand, demandant ce petit livre, on nous répondait : « Pas encore ! » Recevrons-nous encore longtemps cette désolante réponse? Oh ! nous vous en prions, contentez donc notre désir, et veuillez ne plus tarder de nous réjouir, nous et tous les enfants de l'Allemagne, par un si beau cadeau ! Nous permettrez-vous de pousser encore plus loin notre demande et de vous dire tout ce que nous désirons depuis longtemps? Souvent, pendant nos lectures