CHAPITRE III
celle que, dans une chanson populaire où l'on passait en revue par quelle barrière de Paris tel ou tel quitterait la capitale à l'approche des alliés, en 1814, l'auteur faisait sortir par la barrière des Vertus!
Quand il fut décidé que l'empereur Napoléon résiderait à Sainte-Hélène, la France désigna un commissaire royal pour aller habiter cette île, concurremment avec les commissaires nommés par l'Angleterre, l'Autriche, la Prusse et la Russie, en exécution de la convention signée à Paris, le 2 août 1815 (1). Louis XVIII désigna le maréchal de camp marquis de Montchenu. On chercha quelques officiers pour l'accompagner. M. le duc de Richelieu me fit appeler et me conseilla de faire partie de la suite du marquis de Montchenu. Je déclinai cette offre, malgré que le duc de Richelieu me fit toucher du doigt les nombreux et grands avantages assurés à la mission, et je ne revins pas sur ma décision lorsque mon bienveillant protecteur m'eut laissé entrevoir que, dans le moment même, j'étais à la veille de perdre mon agréable situation aux gardes du corps.
(1) Le commissaire autrichien fut le baron Sturmer; la Russie désigna le comte Balmain et l'Angleterre, le gouverneur de Sainte-Hélène, sir Hudson Lowe. La Prusse ne nomma personne, croyons-nous. {Note de l'éditeur.)