‹ Souvenirs du comte de PlancyChapitre 7 sur 85 · XIV INTRODUCTION · texte numérisé non relu

XIV INTRODUCTION

geait, est au moins aussi curieux que les anecdotes qu'il fournit sur les mœurs intimes de la maison.

Après le départ de Barras pour la Belgique, cette société se dispersa et Adrien de Plancy songea à se marier: il rechercha la main de mademoiselle Sophie- Dorothée Le Brun, seconde fille du troisième Consul et l'obtint.

Le Brun, sur qui son gendre fournit d'intéressants détails, le fit entrer, comme auditeur, au Conseil d'Etat le 14 pluviôse an XII et, sur son refus d'accepter une place à la Cour impériale, lui obtint, le 9 vendémiaire an XIII, la sous-préfecture de Soissons. Ce n'était qu'une pierre d'attente, car, à peine installé, le 14 floréal an XIII, M. de Plancy fut nommé préfet de la Doire.

L'histoire des départements piémontais pendant l'Empire est des moins connues et serait des plus curieuses. L'admirable travail de M. de Chabrol, beaufrère de M. de Plancy, sur le département de Montenotte est purement statistique ; les intéressantes monographies publiées en Italie traitent presque uniquement de Turin ou de Gênes; on sait peu de chose sur les mouvements insurrectionnels de l'an VII, moins encore sur les tentatives de Tan XIV. Les souvenirs de M. de Plancy apportent quelques lumières sur l'état des esprits, sur les périls qu'a courus l'autorité française en Italie à la veille d'Austerlitz, sur les formes qu'avait prises le brigandage en Piémont et sur les grands travaux que l'Empereur avait ordonnés pour rendre plus aisé le passage des Alpes.

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