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dans l'Orne, la Mayenne, l'Ille-et- Vilaine, la Manche, le Maine-et-Loire, par bandes séparées les unes des autres, SOUS le commandement de chefs indépendants, dont les trois principaux étaient d'Autichamp, Bourmont et Frotté.
Bonaparte envoya des généraux dans ces départements et leur enjoignit, lorsqu'ils arriveraient à proximité des insurgés, de donner trois jours, de minuit à minuit, à leurs chefs, pour faire leur soumission. Ces derniers convinrent qu'aucun d'eux ne traiterait séparément, et qu'ils se communiqueraient leurs décisions ultérieures. Au moment où le délai leur fut notifié, MM. de Bourmont et d'Autichamp, persuadés, comme beaucoup d'autres, des intentions favorables de Bonaparte, et d'ailleurs ne voyant plus les moyens de continuer la lutte, envoyèrent à M. de Frotté, resserré entre Mayenne et Domfront, un exprès qui fut arrêté en route. La rumeur publique seule apprit à ce dernier que ses deux compagnons d'armes s'étaient décidés à accepter la paix.
Le troisième jour, à une heure du soir, Frotté réunit son état-major aux environs de Couterne, et proposa de déléguer deux d'entre eux à Alençon povir faire leur soumission entre les mains du général Guidai, commandant en cette ville. MM. du Verdun et de Gommarque, chargés de cette mission, furent bien accueillis par Guidai, qui leur remit un sauf-conduit et leur donna le mot d'ordre pour se faire reconnaître aux avant-postes. M. du Verdun, qui me savait à Alençon, où j'étais en convalescence, se présenta chez ma mère et demanda à me voir. Il me montra le sauf-conduit, et me fit part de la décision de son chef. Comme je savais que M. de Frotté pouvait être compromis par les indiscrétions commises à la citadelle de Lille, pendant le procès des naufragés de Calais, je lui fis transmettre le conseil de donnera un de ses lieu-
tenants le pouvoir d'accepter les clauses de la pacification, mais de chercher personnellement un abri en Angleterre.
Les deux délégués, de retour à leur quartier général, rapportèrent mes observations à M. de Frotté, qui les communiqua à tous les officiers. Un d'eux, qu'on soupçonnait depuis quelque temps de se ménager des amis dans le parti ennemi, s'opposa seul à ce que M. de Frotté voulait faire. Il l'accusa de les abandonner et de rendre leur soumission impossible par son départ. Cet homme fut tellement violent que Frotté se décida, malgré mon avis, à aller signer lui-même la pacification. Toutefois, ne voulant pas se rendre à Alençon pendant le jour, par crainte de faire sensation dans la ville, il fit repartir en toute hâte ses délégués pour prévenir Guidai qu'il serait chez lui vers les neuf heures du soir.
MM. du Verdun et de Gommarque y arrivèrent vers sept heures, et comme ils étaient très fatigués de leur double voyage, leur mission une fois remplie, ils furent se coucher dans une auberge située sur la route de Bretagne.
Le général Guidai demeurait dans la maison de M. le comte de Jupille. Ainsi prévenu, il cacha, dans les greniers et les cabinets de cet hôtel, des hommes d'élite. Deux grenadiers, qui logeaient chez mon père et qui avaient été convoqués, nous en informèrent. Je pensai que c'était pour la sûreté de ceux qui venaient faire leur soumission : il me vint bien quelques soupçons, mais je ne pouvais y croire.
A dix heures, M. de Frotté et plusieurs de ses officiers arrivèrent chez Guidai, qui les reçut très cordialement. On fit placer, dans une chambre voisine, des matelas par terre pour que les officiers pussent s'y reposer, pendant que M. de Frotté traiterait des articles de la capitulation.
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Au moment où tout était convenu et où il n'y avait plus qu'à signer, — il était à peu près minuit moins vingt minutes, — un aide de camp du général Ghambarlhac, qui était arrivé de Paris, disait-on, et qui était logé à l'hôtel du Maure, fit prier Guidai de se rendre chez lui. Guidai répondit qu'il y serait dans un quart d'heure. De l'hôtel de Jupille à l'hôtel du Maure, il y avait au plus trois minutes de chemin. L'officier revint donc tout de suite dire à Guidai de se hâter, parce que les chevaux étaient à la voiture, et que le général Ghambarlhac devait être rendu à heure fixe à Paris. Guidai demanda à M. de Frotté la permission de le quitter un instant, lui promettant d'être aussitôt de retour. M. de Frotté, voyant approcher minuit, insista pour signer immédiatement : mais, comme il fallait relire tous les articles, le général lui dit que tout était convenu ; qu'il ne fallait pas faire attendre le général Ghambarlhac; et il partit, laissant M. de Frotté dans sa chambre, où il y avait un bon feu i.
A minuit sonnant, un chef de bataillon en garnison à Alençon, homme d'une force athlétique, pénétra dans l'appartement. M. de Frotté était debout vis-à-vis de la cheminée, les mains derrière le dos, ne faisant point attention à l'entrée de cet officier. Gelui-ci se saisit de ses deux mains, et lui dit : « Vous êtes mon prisonnier. » M. de Frotté invoqua la capitulation. Sans lui répondre l'officier lui lia les mains avec une cravate, prit dans la poche du chef royaliste le sauf-conduit, et le jeta au feu. Au même moment, les grenadiers, cachés dans les gre-
I. Mon grand-père ajoute : « C'était le a8 janvier. » — C'est une erreur manifeste, qui provient sans doute d'une mauvaise transcription de la date républicaine. J'ai cru devoir la supprimer du texte. M. de Frotté est arrivé à Alençon le i5 février 1800 (26 pluviôse an VIII). — Voir La Sicotière, Louis de Frotté, etc. ; t. II, liv. 8. (Ed.)
niers et les caves, entrèrent dans la chambre où étaient couchés les officiers venus avec Frotté, et les arrêtèrent, pendant que d'autres soldats se saisissaient de MM. du Verdun et de Gommarque, à l'hôtel de Bretagne. Tous furent conduits à la préfecture. Là, on leur dit qu'ils n'avaient rien à craindre, mais que Bonaparte serait bien aise de voir M. de Frotté et de traiter avec lui directement.
Je tiens tous ces détails de mon père, qui, ayant passé la soirée chez le grand-père de M, de Frotté, se rendit de suite à la préfecture, où le malheureux Frotté lui raconta les faits tels que je viens de les écrire.
Le préfet vint voir les prisonniers dans la salle où ils avaient été provisoirement conduits, et confirma à M. de Frotté les assurances qu'on lui avait déjà prodiguées. On retint pour Paris toute la diligence du lendemain, dont les frères Pattu étaient propriétaires. C'était une voiture à deux roues, pouvant contenir huit ou dix personnes. On devait voyager à petites journées, et on ne coucha qu'à Mortagne. Pendant ce trajet, on affecta peu de surveillance. Le lendemain, les prisonniers furent conduits à Verneuil. Le jour suivant, à six heures du matin, lorsqu'on préparait les attelages pour continuer la route, M. de Frotté, déjà levé, entendit commander de dételer les chevaux. Ce contre-ordre lui parut extraordinaire, et il en fit part à ses camarades. Ils devaient, disait-on, partir après le déjeuner : mais presque aussitôt arriva un officier d'état-major de la division de Paris, commandée par le général Lefèvre, avec des instructions pour réunir une commission militaire à Verneuil. M. de Frotté ne douta plus alors de son sort ni de celui de ses compagnons.
Devant la commission, il s'appuya sur la capitulation et
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sur le sauf-conduit qui lui avait été délivré, et refusa de répondre aux autres questions qui lui furent adressées. M. de Gommarque, homme d'esprit et d'énergie, fit tellement valoir leur situation exceptionnelle, que le président de la commission, chef de bataillon du régiment qui était à Alençon, inclina pour l'acquittement. Le capitainerapporteur, voyant l'effet produit par le plaidoyer de M. de Gommarque, s'approcha alors du président : « On ne vous dit pas de commenter cette affaire, mais de condamner. » Le président répondit que, s'il en était ainsi, quelle que fût l'intention du Premier Gonsul, il ne pouvait se prêter à ses vues, et qu'il se retirait.
On nomma donc un nouveau président ; on désigna le chef de bataillon qui avait arrêté Frotté, et on recommença l'instruction. Frotté refusa de répondre aux questions de la commission ainsi modifiée. Le baron de Gommarque voulut renouveler le plaidoyer qu'il avait déjà prononcé ; mais M. de Frotté l'interrompit, disant : « Si nous sommes jugés comme ayant fait notre soumission et comme porteurs d'un sauf-conduit, notre jugement est prononcé d'avance. Si, au contraire, on veut nous assassiner, notre cause est également entendue. » Après une courte délibération, les royalistes furent condamnés à mort : déjà tout était prêt pour les mener au champ d'exécution.
Gependant M. de Frotté, sachant que Louis Bonaparte, frère du Premier Gonsul, était à Verneuil comme colonel d'un régiment de chasseurs, demanda à lui parler. Sur son refus, on conduisit les officiers de l'armée royale à côté de la porte de la ville menant au chemin d' Alençon, et on les fusilla (29 pluviôse an VIII). Tous moururent au cri de « Vive le Roi ! » et en maudissant la trahison dont ils étaient victimes.
Cette terrible nouvelle, apportée aussitôt à Alençon, me causa beaucoup de peine, et même d'inquiétude. Une lettre du 19 nivôse, que j'avais reçue de M^^ la duchesse de Ghoiseul, m' annonçant le départ de son neveu pour l'Allemagne, m'invitait à revenir le plus promptement possible à Paris, et insistait sur ce que le climat d' Alençon ne m'était sain à aucun point de vue. Quoique encore très souffrant, comme je craignais pour moi les conséquences d'un pareil assassinat, je montai dans la diligence, où je me trouvai seul jusqu'à Verneuil. Là, elle prit les officiers qui avaient composé le conseil de guerre, excepté le second président. Ces messieurs parlaient de l'affaire et la déploraient tous, sauf le capitainerapporteur et le sous-intendant aux revues. C'est ainsi que j'appris les détails que je viens de répéter. Chacun s'excusait d'avoir opiné pour la mort, et ce, dans la croyance que le Premier Consul voulait se réserver le mérite de faire grâce. Je les entendis récriminer amèrement contre le rôle qu'on venait de leur faire remplir.
J'étais dans le fond de la voiture, dans une houppelande de malade. Je descendis à Dreux; mais lorsque je voulus remonter, le commissaire aux revues, assis d'abord à côté du cocher, occupait mon siège. Il faisait un temps froid et pluvieux; je réclamai. Cet homme ne fit pas semblant de m'entendre. Plusieurs personnes, devant l'auberge, appuyèrent ma réclamation. Alors, entr'ouvrant ma houppelande, je sommai l'intrus de se retirer, lui disant que j'étais militaire comme lui, et que nous verrions à qui la place resterait. Les officiers, comprenant que l'affaire allait devenir sérieuse, forcèrent l'intendant de remonter à côté du cocher. En rentrant dans la voiture, je reçus de leur part beaucoup de politesses, et à La Queue, où l'on dînait, ils me firent accepter le coin
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du feu en ma qualité de malade. Jusqu'à Paris, je n'eus qu'à me louer de leur complaisance.
A peine arrivé, je me rendis chez la duchesse de Choiseul, qui confirma mes inquiétudes au sujet de la conduite du Premier Consul. Dans le public, on voulait encore croire à ses bonnes dispositions. On faisait remarquer que M. de Bourmont jouissait à Paris de la plus grande liberté, aux termes du traité qu'il avait signé. Pour justifier le meurtre de M. de Frotté, on prétendait, au contraire, qu'on avait surpris une correspondance de lui, tout à fait opposée à la capitulation. On ajoutait qu'il avait désigné l'époque d'une nouvelle prise d'armes; le tout pour ôter le caractère odieux au crime qui venait d'être commis.
C'est alors qu'on parla de nommer un nouveau chef pour traiter de la capitulation de l'armée de Normandie. M. de Bruslart, agent des princes, chargé spécialement de la correspondance avec les chouans normands, fut désigné pour cette fonction. Il avait déjà préparé une liste des officiers qui devaient être compris dans la capitulation; mais comme il les connaissait peu, il me pria de l'aider dans ce travail. Je profitai de l'occasion pour y faire ajouter des émigrés qui n'avaient pas encore pu être rayés de la liste. Par cette seule inscription, ils devaient l'être de droit, et sans l'intervention de la police. J'y mis deux de mes amis, MM. de Leude ville et de Louvigny, ce dernier ancien officier au régiment du Roi.
Tout était prêt pour la signature, le jour était pris avec Fouché, ministre de la police, quand M. de Bruslart reçut une lettre anonyme, dans laquelle on lui disait que le Premier Consul, lui en voulant tout particulièrement, diff'érait à dessein la conclusion de l'armistice, et avait l'intention de
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le faire arrêter comme agent particulier des princes. M. de Bruslart usa de cet avertissement, mais eut l'imprudence d'écrire au Premier Consul une lettre qui commençait ainsi : « C'est bien à vous, élève sorti de la poussière des écoles militaires du Roi...., etc. » Il lui reprochait l'assassinat de M. de Frotté et de son état-major. Après ce coup de tête, il se hâta de partir pour l'Angleterre par la correspondance établie sur les côtes de Normandie.
La lettre ne devait être remise que deux jours après son départ, et était adressée à Fouché pour le Premier Consul. Quand elle parvint à Bonaparte, il entra dans une colère épouvantable, et ordonna qu'à tout prix on se saisît de M. de Bruslart. Fouché, plus adroit, manda M. de Bourmont, qui était à Paris, et lui dit avec un air riant : « Savez-vous où est Bruslart ? C'est un drôle de fou. Le Premier Consul a beaucoup ri de sa lettre, et il désire le voir en personne. Il n'a rien à craindre. J'ai envoyé à l'hôtel des « Neuf départements réunis, » rue de la Madeleine, où il loge. On a fait répondre qu'il était parti depuis deux fois vingt-quatre heures. Le Premier Consul a les meilleures intentions, et M. de Frotté s'est attiré ce qui lui est arrivé par la duplicité de sa conduite. Bonaparte a eu la preuve, par un de ses officiers, qu'en faisant sa soumission, il ne la faisait que pour gagner du temps et reprendre les armes à son retour d'Angleterre. »
M. de Bourmont répondit à Fouché qu'il y avait longtemps qu'il avait vu M. de Bruslart, et qu'il ignorait entièrement où il était. Bonaparte alors, levant le masque, fît arrêter M. de Bourmont à la sortie d'un bal chez l'ambassadeur ottoman. Les officiers qui se trouvaient sur la liste de Bruslart, y compris MM. de Leudeville et de Louvigny, furent conduits au Temple. Ils n'en sortirent que
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pour faire place aux inculpés dans la conspiration de Georges et de Moreau.
Quand cette conspiration fut découverte, je voulus en suivre le procès; mais en assistant aux séances, je m'aperçus que j'étais surveillé, car à la sixième audience un huissier vint me demander ma carte, que j'avais obtenue par la protection d'un maire de Paris, M. Lemoine, qui était bijoutier sur le quai des Orfèvres. Voyant qu'on ne me la rendait pas, à la fin de l'audience, j'allai trouver le président pour la lui réclamer. Il me répondit que les cartes étaient données pour les curieux, et non pour les observateurs. Contrarié de ce refus, j'en parlai à M. Lemoine, et à un nommé Leblanc, ancien valet de chambre des pages, huissier alors à la préfecture de police, qui m'engagea à venir tous les jours à cinq heures du matin, au moment du nettoyage de la salle, offrant de me placer de manière à n'être pas aperçu par les juges. J'acceptai, et c'est ainsi que j'ai pu suivre en entier ces fameux débats, dont j'ai envoyé à Londres un compte rendu très exact, qui fut imprimé en Angleterre.
Des amis du général Moreau, à qui on avait également enlevé leurs cartes, vinrent me voir, chez M. Delisle de Sales, membre de l'Institut, rue de Varennes, où je logeais, ainsi que des Anglais que Bonaparte retenait comme otages. Ces visites attirèrent l'attention, au point qu'un commissaire de police vint s'informer auprès de M. de Sales et auprès de M. Blanc d'Hauterive, conseiller d'Etat, demeurant au premier étage dans la même maison, de ce que je faisais et si j'avais une profession quelconque. Il fut répondu que je cultivais les sciences et que j'avais une conduite très régulière; ce qui parut suffire à la police.
IIO SOUVENIRS DU COMTE DE SEMALLE.
Voici quelle était alors mon opinion sur la conspiration. Elle est conforme au caractère que j'avais déjà démêlé en Bonaparte, au moment du mariage de M. de Muiron ; elle a été confirmée depuis par mes entretiens avec MM. de Polignac, de Rivière et autres.
Lorsque nous étions encore convaincus que Bonaparte voulait jouer le noble rôle de Monk, les révolutionnaires compromis par leur conduite sous la Terreur, ne pouvant croire au pardon de leurs crimes, firent des ouvertures au Premier Consul, et l'engagèrent à prendre pour lui-même le pouvoir qu'il voulait remettre aux Bourbons. Ils tentèrent par là son ambition, et réussirent à faire changer les bonnes dispositions qu'il avait naturellement.
Or, à Londres, on croyait généralement que Bonaparte finirait par se tourner du côté royaliste, comme Moreau et Pichegru, et ce n'est que quand Georges Gadoudal eut la certitude du contraire, qu'il se décida, avec les siens, à l'attaquer de vive force i. Bonaparte, en eff'et, jouait un double jeu : pendant qu'il prenait des engagements avec les révolutionnaires, il entretenait à Londres la cour dans ses illusions, si bien que MM. de Rivière et de Polignac vinrent à Paris, croyant servir d'aides de camp à une restauration réalisée par Bonaparte, Moreau et Pichegru.
Pichegru eut des preuves certaines de la fausseté de Bonaparte, et il comptait à l'audience manifester cette trahison. La crainte où était le Premier Consul de voir dévoiler aux yeux de l'Europe les avances qu'il avait faites aux royalistes, avant que son alliance avec les Jacobins fût scellée par le sang du duc d'Enghien, causa
I Je tiens à dire ici que Georges était absolument étranger à la conspiration de la machine infernale. C'était un caractère trop honorable pour avoir tenté un lâche assassinat.