‹ Souvenirs du ... comte Mathieu Dumas, de 1770 à 1836, publ. par son fils [C. Dumas] (volume 2)Chapitre 22 sur 96 · ÉTABLISSEMENT DES FRERES MORAVES · texte numérisé non relu

ÉTABLISSEMENT DES FRERES MORAVES

glise pour Fheure de la prière. Le clergé se corn* pose d'un évéque, d'un coadjuteur , d'un premier pasteur et de quelques autres d'un rang inférieur. L'office divin se borne à des exhortations et aux chants des psaumes et des hymnes..

Lorsqu'un frère veut se marier , il va trouver ses elders auxquels il nomme la fille qu'il veut épouser; ceux-ci font comparaître le couple devant eux. S'ils trouvent que les deux parties se conviennent 9 ils mandent les parents; et si lé mariage est approuvé par eux , il est immédiatement conclu.

L'adultère , le vol, l'ivrognerie, la mauvaise foi dans les marchés, le refus de payer les taxes, sont chez eux des crimes irrémissibles. Lorsqu'un frère en a été convaincu , non-seulement il est banni de la société, mais encore on le retnet entre les mains des magistrats^ du gouvernement jpour qu'il soit jugé et puni selon les lois.

Les frères Moraves ne peuvent embrasser la profession des armes; la société rachète cette exemption par une taxe spéciale. Ce privilège leur a été confirnié par le congrès.

Le pouvoir législatif est exercé par un synode qui se rassemble tous les cinq ans , et plus souvent s'il y a lieu. Chaque congrégation y envoie ses elders^ ses inspecteurs et un certain nombre de députés. Cette assemblée, après avoir revisé

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