‹ Souvenirs du ... comte Mathieu Dumas, de 1770 à 1836, publ. par son fils [C. Dumas] (volume 2)Chapitre 61 sur 96 · LE PIRÉE · texte numérisé non relu

LE PIRÉE

laisse à tribord. On porte ensuite au nord-nordouest, et on parvient, en suivant cette aire de vent, jusqu'à un tiers de lieue d'une petite île, appelée le petit Coulouiy , qui avoisine le Pirée , où on découvre parfaitement l'entrée qui, jusque-là , était cachée par plusieurs pointes basses.

Pour entrer dans le Pirée, il faut ranger de très-près les ruines de l'ancien fanal, et venir ensuite passer entre les deux anciennes jetées, dont on voit encore quelques débris à fleur d'eau. Cette entrée n'a que cinquante toises de largeur; elle se fermait avec une chaîne. Le fond , dans ce passage étroit, est de quatorze brasses d'eau. Lorsqu'on l'a doublé, le port s'agrandit, et l'on peut jeter l'ancre partout, à l'abri de tous les vents, par un fond de vase de six, sept, huit et neuf brasses d'eau.

Il n'y avait alors aucune défense au port Pirée ; il serait facile de le fermer et de rétablir les anciennes jetées. Des batteries bien disposées dans une passe si étroite ne permettraient pas aux vaisseaux d'en approcher, et l'on devrait aussi fortifier la presqu'île du Pirée, sur laquelle était la fameuse forteresse dont on voit encore les débris. L'ancien port de Pbalère, qui n'est qu'une anse, se trouve au sud de cette presqu'île, et serait un point de débarquement très-commode pour des troupes destinées à tourner le

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