‹ Souvenirs du ... comte Mathieu Dumas, de 1770 à 1836, publ. par son fils [C. Dumas] (volume 2)Chapitre 60 sur 96 · MOUILLAGE · texte numérisé non relu

MOUILLAGE

L'ile de Porros a deux lieues de longueur sur une de largeur; ses mouillages sont bons; elle n'est séparée de la terre ferme que par un passage fort étroit. Ce que Ton appelle le port Porros est un vaste bassin sur la grande terre et couvert par l'île. On y trouve depuis vingt-cinq jusqu'à dix brasses d'eau. L'entrée de ce bassin , qui est du côté de l'ouest , n'a pas plus de cent cinquante toises de largeur.

En s'enfonçant davantage dans le golfe , on trouve l'île d'Égine ou jSgina , les écueils de Clide, d'Agistri, de Lagona, de Falcondy et de Calderony, tous inhabités, à l'exception de l'île d'Égine, qui a environ trois lieues de longueur et une et demie dans sa plus grande largeur. Le terrain en est montueux, et ses côtes, très-escarpées, ne sont accessibles que dans la partie du nord-ouest de l'île; celles-ci sont d'ailleurs entourées de bancs de rochers qui en rendent l'abord dangereux.

A cinq lieues et demie dans le nord de l'île du cap d'Égine , et à environ dix lieues dans le nordouest du cap Colonne, se trouve le fameux port Pirée, dans la rade d'Athènes, aujourd'hui connu sous le nom de Port-'Lyon. Il faut, pour se rendre dans ce port, après avoir doublé l'île Pros>ençaley faire route au nord-ouest et nord-ouest-quartnord jusqu'à la hauteur de Falcondy, qu'on

Page 1