DE LA GARDE NATIONALE DE PARIS
n On pourrait partager cette totalité en six « divisions , qui porteraient le nom de la cité et « des cinq principaux faubourgs , et qui seraient « composées chacune de dix bataillons d'infante- « rie et de cent cavaliers.
ce Chaque bataillon serait formé de cinq corn- « pagniesy chacune de cent hommes.
« La première compagnie serait toujours sur a pied , ainsi que les dix cavaliers , et serait for- « mée de soldats engagés. On y incorporerait les <c gardes françaises , les soldats passés dans leurs « rangs, enfin un choix fait dans le guet à pied « et à cheval, que Ton supprimerait.
<:c Les compagnies des gardes françaises se- « raient conservées entières, et celles des grena- « diers seraient attachées au premier bataillon de « chacune des six divisions.
« Chaque compagnie, régulière ou bourgeoise, <c serait commandée par un capitaine, un lieu- « tenant et un sous-lieutenant. Ces trois officiers, « dans la première compagnie du bataillon, ou « compagnie régulière, seraient pris dans les ser- « gents du régiment des gardes, et à l'avenir les (c sergents monteraient par ancienneté aux emtf plois vacants, et rouleraient ensuite entre eux « dans les grades respectifs.
(f Dans les quatre compagnies bourgeoises , « les officiers seraient choisis parmi les bour-
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« geois, et au scrutin , dans chaque district.
a Le commandant général des milices pari- « siennes serait nommé au scrutin parles soixante a districts ; les six commandants de divisions se- « raient nommés au scrutin par les dix districts « formant la division.
a Comme la nature du service des milices pau risiennes exige le plus grand accord, la plus « parfaite uniformité dans les moyens de surveil- « lance j et suppose une reddition de comptes a très-fréquente , on proposerait de former l'étatce major de la manière suivante , et de laisser seuc( lement ces places à la nomination du commana dant général 9 parce que leur exercice exige une « intelligence et une activité particulières; sa- « voir : Un major ou adjudant général du corps, « ayant auprès de lui deux aides et deux quari< tiers-maîtres pour le détail des corps ; et six a majors particuliers de division, faisant chacun a le détait de leur division, et ayant à leurs orc( dres cinq aides-majors, qui feraient chacun le tf détail de deux bataillons.
« On proposerait de donner le même uniforme (( à la totalité des milices parisiennes, et l'on fixe- « rait ainsi les couleurs de la cocarde nationale : « Habit bleu de ciely pçrement blanc, collet « rouge.
« Toutes les compagnies régulières et bour-