‹ Souvenirs du ... comte Mathieu Dumas, de 1770 à 1836, publ. par son fils [C. Dumas]Chapitre 115 sur 247 · RAPPORT SUR MA MISSION EN ILLYRIE · texte numérisé non relu

RAPPORT SUR MA MISSION EN ILLYRIE

de me transporter. J'y joignis les meilleures cartes que j'eusse pu me procurer, soit sur les lieux mêmes , soit à Venise ;

Secondement, des vues générales sur la défensive des frontières et du littoral ;

Troisièmement, un aperçu de l'état civil de ces provinces sous le rapport administratif, avec l'indication des diverses améliorations qu'on y pouvait graduellement introduire. Quelque imparfait que fût ce travail , il témoignait du moins du zèle et de l'activité que j'avais mise à en préparer les éléments. L'empereur m'en fit témoigner sa satisfaction par le prince vice-roi.

Avant de quitter Venise, j'eus le plaisir de rencontrer mon vieil et excellent ami M. Delagarde, qui venait d'y être envoyé comme commissaire général de police. On ne pouvait faire un meilleur choix , ni qui fût plus utile au gouvernement de ces nouvelles conquêtes. Je fis embarquer ma voiture, je suivis le canal en deçà du Lido, je remontai le Pô jusqu'à Ferrare, où je pris la route de Bologne et de Florence, et j'arrivai à Rome.

J'appris chez notre ambassadeur , M. Alquier (ancien membre de l'assemblée constituante, avec lequel j'avais eu beaucoup de rapports dans les premiers temps de la révolution ) tous les détails de l'entrée de l'armée française dans le

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