‹ Souvenirs du ... comte Mathieu Dumas, de 1770 à 1836, publ. par son fils [C. Dumas]Chapitre 138 sur 247 · LE QUÀRTIIU1 GÉN^BAL A VALLADOLID · texte numérisé non relu

LE QUÀRTIIU1 GÉN^BAL A VALLADOLID

plus en plus difficile , et que la disposition des esprits dans toute la population était telle, qu'il faudrait la réduire par la force des armes et combattre sans cesse sur tous les points de cette vaste péninsule : ce genre de guerre répugnait aux Français , et la nécessité de se conduire partout comme en pays conquis, pouvait faire dès ce moment pressentir les conséquences funestes de cette guerre d'extermination, et combien il serait difficile d'établir la nouvelle domination.

Ayant reçu l'ordre de l'empereur de me rendre à son quartier général à Valladolid, je quittai Madrid avec mes aides de camp et les officiers d'état-major qui s'étaient ralliés à moi. Je passai la montagne de Guadarama par un beau temps : il y avait très-peu de neige, et je ne pouvais comprendre le désastre qu'avait éprouvé sur cette belle route, quinze jours auparavant, l'armée de l'empereur. La route n'était pas plus sûre entre Madrid et Ségovie que je ne l'avais trouvée. de l'autre côté. Mon groupe se grossit, en passant à Ségovie, de quelques officiers. Nous ne fîmes aucune mauvaise rencontre. Nous nous croisâmes avec la division du général Dessoles qui se rendait à Madrid.

Tarrivai le lendemain à Valladolid ; j'y appris la retraite de l'armée anglaise, dont. on avait à peine pu atteindre l'arrière-garde.

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