MARCHE DE L AILE DROITE DE L* ARMEE
dans son royaume de Westphalie, empêchèrent le succès de ce beau mouvement : s'il eût été plus rapide et mieux concerté entre les corps d'armée qui devaient y coopérer, le but aurait été atteint et le succès décidé dès l'ouverture de la campa* gne. L'activité et l'ardeur du maréchal Davoust ne purent réparer une si grande faute ; il marcha sur Minsk et sur Mohilow , tandis que tous les autres corps de l'aile droite poursuivaient trop tard et vainement le prince Bagration : ce* lui-ci leur échappa, passa le Dniester au-dessous de Mohilow, avec 4°?ooo hommes, attaqua le maréchal Davoust qui n'en avait pas 20,000, fut repoussé, mais parvint à s'ouvrir la route de Smolensk.
Pendant ce temps , l'aile gauche de l'armée, sous les ordres du maréchal Macdonald, formée du corps prussien commandé par le général Bulow et d'une division française, marchait de Kœnigsberg sur Riga.
On savait que le centre de l'armée russe, ou plutôt l'armée russe du centre, occupait sur la Dwina une position retranchée avec beaucoup de soin : cette position déjà très-forte par la nature, à cause de la sinuosité de cette rivière, n'était qu'à trois marches de Wilna. L'empereur se disposait à l'attaquer et la fit reconnaître par \me division de cavalerie ; il y eut un combat