‹ Souvenirs du ... comte Mathieu Dumas, de 1770 à 1836, publ. par son fils [C. Dumas]Chapitre 217 sur 247 · DISPOSITIONS DE LA VIEILLE GARDE · texte numérisé non relu

DISPOSITIONS DE LA VIEILLE GARDE

sures incohérentes qu'on prenait , je l'avertis que l'empereur comptait sans doute sur le dévoue-, ment de sa vieille garde qu'on avait impolitiquement éloignée, n'osant pas la licencier, et qui, forte encore de cinq mille hommes, formait les garnisons de Metz et de Nancy. Mon opinion était que si l'empereur ne pouvait rallier sa garde, il ne hasarderait pas d'entrer à Paris; je ne supposais pas que le roi et les princes songeassent à sortir des Tuileries, quelque chose qui pût arriver. Je remplissais consciencieusement mon devoir, en disant au premier ministre, comme je le pensais, qu'il fallait mettre l'empereur au défi de faire le siège du château des Tuileries.

Dans cette supposition , interrogé sur ce qu'il était le plus à propos et le plus urgent de faire, je répondis que la mesure la plus importante , c'était de retenir à Metz la vieille garde , de la bien traiter , et puisque , d'après les derniers rapports, le maréchal Oudinot, qui la commandait, paraissait content de ses dispositions, il fallait tâcher de s'en assurer en la destinant à former la garde royale, mais que surtout on devait éviter de la compromettre en l'opposant à Napoléon. Pouvait-on croire que ces vieux soldats soutiendraient les regards du héros, qu'ils méconnaîtraient le commandement de celui qui les avait si longtemps menés à

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