III
578 AFFAIRE DE ROCQUANCOURT.
Cependant les généraux Blûcher et Wellington étaient pressés d'achever avec leurs armées prussienne et anglaise la conquête et la reddition de la capitale, pour n'avoir point à partager , avec le reste des alliés, ce grand trophée de la bataille de Waterloo. Renonçant à forcer les lignes du maréchal sur la rive droite de la Seine, du moins dans la partie supérieure entre Vincennes et Saint-Denis, ils résolurent de tourner ces positions, de pénétrer par Saint-Germain et Versailles pour remonter la rive gauche, couper la route d'Orléans et attaquer les points de défense à peine encore tracés ou ébauchés du coté de Montrouge. L'armée anglaise commença ce mouvement de flanc et fut suivie par une partie de l'armée prussienne. Le maréchal Davoust, jugeant que le but de lord Wellington était de diriger ses attaques contre cette partie du sud la plus faible par la nature du terrain et par l'imperfection des ouvrages, informé d'ailleurs que le pont du Pecq, poste important, avait été lâchement abandonné à l'ennemi, détacha sur Versailles le général Excelmans avec sa division de cavalerie. Ce brave officier rencontra entre Versailles et Saint-Germain une forte avant - garde prussienne, qu'il battit après un vif engagement. Cette vigoureuse expédition obligea les colonnes ennemies à faire un plus long détour