‹ Souvenirs du ... comte Mathieu Dumas, de 1770 à 1836, publ. par son fils [C. Dumas]Chapitre 228 sur 247 · CONFÉRENCE DE LA V1LLETTE · texte numérisé non relu

CONFÉRENCE DE LA V1LLETTE

ment entre la nation et les étrangers; enfin, que se hâtant de pardonner à des sujets qu'il n'avait pas vaincus lui-même comme Henri IV par des armes toutes françaises, il imiterait l'exemple de son illustre aïeul, et saisirait l'occasion de reconquérir leur affection en se montrant comme un ange tutélaire et en négociant lui-même une honorable paix, au lieu de les livrer au ressenti* ment et à la discrétion des éternels ennemis de la France. Ce fut dans cette vue et dans cet espoir que le maréchal Davoust, quoique résolu de défendre, aussi longtemps qu'il le pourrait, les positions autour de Paris, eut une conférence avec quelques-unes des personnes chargées, sinon des pouvoirs du roi, du moins de préparer des voies de conciliation. Il reçut ces commissaires, et, après avoir fait part à plusieurs des principaux chefs de l'armée des intentions royales qu'ils étaient chargés de manifester, il les introduisit dans cette espèce de conseil afin qu'ils pussent eux-mêmes s'expliquer . devant les généraux. Les motifs de cette démarche très-franche du maréchal furent diversement interprétés. Il y a toujours dans.de telles circonstances des hommes qui, sans pouvoir se méprendre sur l'issue trop probable de la crise, se donnent le facile avantage de se montrer plus rigoureux et plus obstinés.

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