‹ Souvenirs du ... comte Mathieu Dumas, de 1770 à 1836, publ. par son fils [C. Dumas]Chapitre 232 sur 247 · LOUIS &VII1 A ARNOUVILLE · texte numérisé non relu

LOUIS &VII1 A ARNOUVILLE

commune, les malheurs d'une réaction contre-révolutionnaire et les conséquences d'une seconde division du territoire. Le ministre Fouché jouait tous les partis et faisait son marché à leurs dépens. Avant que le maréchal Davoust fut autorisé à traiter de la reddition de Paris, Carnot alla lui-même reconnaître la position de l'armée , et demeura convaincu qu'il n'y avait pas d'autre parti à prendre. Le roi Louis XVIII était alors à Arnouville avec Monsieur, M* le duc de Berry, les ministres et les principales personnes qui l'avaient accompagné à Gand. Parmi les personnes qui étaient restées à Paris, en s' abstenant de prendre part à tout ce qui s'était fait depuis l'arrivée de Napoléon, et qui avaient conservé leurs relations avec la cour, plusieurs des plus influentes s'interposaient auprès du roi pour obtenir cette réconciliation et lui conserver l'avantage de conjurer l'orage qui menaçait la France. Le maréchal Oudinot était de ce nombre. Il fut un instant compromis et menacé par les agitateurs, qui voulaient qu'on poussât les choses à l'extrême. Je me rendis chez lui dans cette circonstance, et je lui proposai d'écrire au roi pour lui faire sentir combien il lui importait d'imiter la conduite de son aïeul , de se confier à la nation, de ramener à lui et de conserver l'armée. Je rédigeai un mémoire dans lequel je proposais

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