‹ Souvenirs du ... comte Mathieu Dumas, de 1770 à 1836, publ. par son fils [C. Dumas]Chapitre 4 sur 247 · DISPOSITIONS · texte numérisé non relu

DISPOSITIONS

meth avaient conservés avec Danton, par suite de services personnels qu'ils lui avaient rendus dans les premiers temps de la révolution, servirent à faire rendre la liberté à mon brave compagnon d'armes. Rassuré pour le moment sur le salut des trois frères, mes meilleurs amis, je me séparai de Théodore, qui n'était pas individuellement poursuivi. J'exprimai de mon mieux ma vive reconnaissance à mon loyal collègue d'Espinassy, et je me retirai dans mon logement au dépôt de la guerre, place Vendôme, sans m'apercevoir que je fusse observé. Tout était prêt pour mon évasion. Mon frère Saint-Fulcrand m'avait fait expédier à l'administration des subsistances un faux passe-port, sous le nom d'un inspecteur des vivres. Ma chaise de poste, attelée avec mes chevaux, et mon fidèle postillon m'attendaient avec mon valet de chambre à la porte Maillot. Je ne m'arrêtai au dépôt de la guerre que le temps nécessaire pour mettre en ordre quelques papiers que je remis entre les mains de mon excellent ami, le colonel Reynier de Jarjayes, que j'avais fait nommer directeur adjoint, et qui devait me remplacer et diriger pendant mon absence les travaux des ingénieurs géographes. Je sortis seul de l'hôtel, par la porte de derrière, rue Neuve du Luxembourg; je gagnai les Champs-Elysées; je ne fus point arrêté

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