POUR MA. SORTIE DE PARIS
comte Charles Lameth avait aussi conduit la sienne. Celui-ci venait de courir un grand danger. Après le départ de son frère Alexandre Lameth qui, proscrit et poursuivi en même temps que le général la Fayette, avait, comme lui, été forcé de quitter l'armée et le territoire français, Charles, ayant obtenu un congé du maréchal Luckner, se dirigeait sur le Havre, quand il fut arrêté à Barentin, et conduit dans les prisons de Rouen. Il était tombé dans les mains de la même bande qui peu de jours auparavant avait arrêté et massacré le respectable duc de la Roche* foucauld, membre de l'assemblée constituante, et président du directoire du département de la Seine. Théodore Lameth obtint avec beaucoup de peine que le comité de surveillance fît un rapport sincère sur cette arrestation illégale , et ce ne fut que dans les séances du 19, la veille de la dissolution de rassemblée, que le rapport fut présenté. Théodore en appuya lui-même la conclusion avec beaucoup de courage et de dignité. Le décret portait seulement que « le pouvoir exécutif prendrait les mesures que sa sagesse lui dicterait pour que M. de Lameth ne fût 4 exposé à aucune voie de fait dans la maison d'arrêt où il était détenu. » C'en était assez' pour protéger son frère contre les violences dont il était menacé, et les rapports que MM. de La*